[Humour] 30 Blagues sur le confinement qui vont vous faire mourir de rire !

1.

Blague sur l'école à la maison pendant le coronavirus

2.

Blague confinement on va devoir aller chasser

3.

Blague sur le confinement pendant le coronavirus

4.

blague sur les personnes qui fêtent leur anniversaire pendant le coronavirus

5.

Blague sur la bière corona et mort subite

6.

Blague sur les blondes pendant le coronavirus

7.

Une femme qui joue avec son café le matin

8.

Blague sur un chien épuisé pendant le confinement

9.

Une blague sur les coupes de cheveux pendant le confinement

10.

blague sur la carte de l'apparement pour partir en week-end pendant le confinement

11.

Blague sur la bière corona pendant le cornavirus

12.

Blague sur les courses pendant le confinement

13.

Maman qui travaille à la maison et des enfants sur le sol qui sont menottés

14.

Femme qui a grossi à cause du confinement

15.

Blague sur un horoscope pendant la période de confinement

16.

Blague sur le coronavirus en Itale

17.

Blague sur le confinement et le travail

18.

Blague de parents qui ne supportent plus le confinement

19.

Blague sur le jardinage pendant le confinement

20.

Blague sur l'ennui pendant le confinement

21.

Blague sur les vacances pendant le confinement

22.

Blague sur les parents qui craquent pendant le confinement

23.

Blague sur les courses pendant le confinement

24.

Blague sur le télétravail pendant le confinement

25.

Entretien d'embauche avec un trou dans le CV à cause du coronavirus

26.

Blague sur les animaux pendant le confinement

27.

Blague sur la fermeture des écoles pendant le confinement

28.

Blague sur la distanciation sociale avec un chat

29.

Blague sur l'apéro pendant le coronavirus

30.

blague sur le lavage de mains incessant pendant l'épidémie de coronavirus

Et aussi :

– “5e jour de confinement, j’ai épilé une fraise.”

– “Il est étrange que dans un paquet de riz d’un kilo il y ait 7 759 grains alors qu’un autre de même poids et de même marque en comprend 7 789.”

– “En ce moment, si je donne une baffe à quelqu’un, je le stérilise.”

– “Finalement, le problème, c’était peut-être pas le prof…”

– “Après une grosse dispute, il fait ses valises et part s’installer dans la chambre d’amis.”

– “Je viens de boire un café avec ma femme, elle a l’air sympa “




[Société] Dubaï, la mastercard postale


Les visites du désert à bord de buggy sont très populaires auprès des Français, ici à Sharjah, le 21 février. (Natalie Naccache/Libération)

La cité-Etat est devenue une destination touristique incontournable, notamment grâce aux influenceurs qui y trouvent anonymat et sécurité. Pour contrer les effets de la pandémie, les autorités veulent proposer aux voyageurs, moyennant un long séjour dans l’émirat, un vaccin contre le Covid.

A l’horizon, on ne distingue rien d’autre que l’étendue désertique. Propulsé à 100 km/h, notre buggy avale les dunes, déflore le sable fin et sa robe couleur pamplemousse. Le véhicule deux places tout terrain roule sur les traces de stars de téléréalité comme Nabilla et Thomas Vergara, de footeux comme Benzema, d’artistes comme Soolking… et des vacanciers venus en masse entre décembre et janvier. Qu’ont-ils tous avec Dubaï ? En cette fin février, sous le soleil ardent de la première ville des Emirats, on retrouve une sensation de liberté et de toute puissance qui s’est fait la malle depuis un an en Europe.

Au volant de notre remake de Fast and Furious, Said Menassri. Ce Français a quitté Istres (Bouches-du-Rhône) il y a deux ans pour les Emirats arabes unis. «Je suis issu d’une lignée d’habitants du Sahara, plus précisément dans le Sud algérien. C’est comme un retour aux sources pour moi. Chaque matin, je me lève pour régaler les gens qui ont perdu le sourire.» Le trentenaire est le bras droit de Mourad Hattab Bey, patron de Monster Experience, une entreprise qui propose des excursions sportives dans le désert avec une flotte d’engins motorisés dernier cri (Buggy Can-Am X3 2020 ou Yamaha Raptor 700cc). A cela s’ajoutent des activités comme le karting, le paintball ou la balade en chameau.

Leur camp au milieu du désert est devenu un passage obligatoire pour les Français à Dubaï. Entre décembre et janvier, au sommet de la fréquentation touristique française, ils ont reçu 1 000 clients par jour. Dix fois plus qu’en février. A les écouter, leur petite entreprise a des vertus cathartiques. «Pour certains, on a l’impression que, s’il ne venait pas se défouler ici, ça aurait pu péter en France», dit Said Menassri. Il avertit : «Vous risquez de nous voir dans les Marseillais à Dubaï [une émission de téléréalité, diffusée sur W9 depuis le 22 février, ndlr]. On a reçu les candidats pour un tournage. Régalade assurée !»

Anonymat et sécurité

En l’espace de deux ans, la cité-Etat est devenue la mecque des personnalités de la téléréalité francophone, venues flairer le luxe et l’étaler sur les réseaux à leur audience européenne. Dubaï leur offre de solides avantages. Aucun impôt sur le revenu ou sur les sociétés (en dessous de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires par an). Crédit immobilier sans intérêt. Un cadre idyllique pour faire les meilleurs placements de produits sur les réseaux sociaux grâce à un accès à tous les types de paysages (plage, désert, montagnes, milieu urbain, pistes de ski) dans un rayon d’une heure et demie. De quoi séduire les marques qui escomptent des influenceurs des contenus toujours plus créatifs.

Autre point non négligeable : dans la monarchie pétrolière, l’armée de personnages de la téléréalité est assurée de trouver anonymat et sécurité. Au prix de dispositifs de surveillance généralisée. Commettre des infractions (être en état d’ivresse sur la voie publique, frauder les transports, voler etc.) n’est pas une option, sous peine d’amende, de sommation de quitter le territoire ou de prison. Si la circulation est dense sur les grands axes routiers, dans les rues et les promenades aseptisées, les passants déambulent nonchalamment, avec la certitude que rien ne peut leur arriver.

Aux abords des grands centres commerciaux, ils sont subjugués par le gigantisme et le sens de la démesure de Dubaï. La ville compte au moins 150 édifices ultramodernes de plus de 150 mètres de haut. Même au coucher du soleil, jets d’eau, jeux de lumières offrent une vie nocturne animée mais pas chaotique. Un cadre jugé par certains idéal au point d’y mener une vie de famille, ou d’y songer, à l’instar des couples stars comme Jazz et Laurent, Caroline Receveur et Hugo Philip…

Dans le top 10 des villes plus sûres selon le classement Numbeo 2021 (la plus grande base de données participative sur les villes et les pays du monde), trois sont émiraties (Abou Dhabi en numéro 1, Sharjah et Dubaï respectivement 6e et 7e). Maeva Ghennam, révélée par les Marseillais en Australie en 2018, fait partie de la dernière salve d’influenceurs débarqués fin 2020. Elle est revenue dans une story Snapchat sur les raisons de son départ de la France : «Je ne me sens pas en sécurité en France parce qu’on est venu m’agresser devant chez moi [à Marseille],dans mon jardin.»

Essoufflement des placements de produits

Amel Talks, youtubeuse et consultante en marketing, vit à Dubaï depuis quatre ans. Elle nous reçoit au Nook coworking, un espace de travail dédié au sport et au bien-être situé dans une grande tour qui comprend salles de réunion, baby-foot, fitness. Le building est aussi vertigineux que le quartier qui l’abrite. Accessible aux piétons grâce à ses promenades, Jumeirah Lake Towers (JLT) et ses gratte-ciel sans fin sont connus pour leurs «clusters» (groupements d’immeubles) allant des lettres A à Z, répartis autour de lacs artificiels. Amel est une spectatrice privilégiée de cette tendance migratoire issue des programmes de divertissement français. Depuis plus de deux ans, sa chaîne YouTube raconte sans fard le Dubaï des expatriés. «La plupart de mes partenariats sont en France parce que mon audience est principalement francophone», indique-t-elle. Devant le faible nombre de résidents français (25 000 personnes sur 3 millions d’habitants à Dubaï), les annonceurs ne se bousculent pas non plus pour cibler les expatriés sur place.

Au départ, la trentenaire a vu d’un bon œil l’exode des trublions de feuilletons télévisés. «Je me suis dit que ça allait mettre la lumière sur Dubaï, et que d’un point de vue business ce serait une aubaine pour moi.» Mais passée l’euphorie de la nouveauté, une forme lassitude mêlée à de l’indécence commence selon elle à se faire ressentir, à force de les «voir vivre leur “meilleure vie” à Dubaï dans leurs voitures de luxe, avec leurs villas à plusieurs millions».

D’ailleurs, la principale activité de tout ce beau monde, le placement de produits, commence à s’essouffler, et leur réputation aussi. A placer des produits tous azimuts, sans se soucier de la qualité, certains ont été pris en grippe par leurs followers. «Moralité, les gens qui ont acheté ces marchandises sur leurs conseils sont déçus, parfois pas livrés, il y a eu beaucoup d’arnaques», déplore Amel, avant de poursuivre : «Dans le cadre de mon activité dans le marketing digital, je travaille avec des influenceurs très rentables dans les placements. Mais les marques ne veulent plus s’associer avec eux. Je ne leur donne pas un an avant que le modèle basé sur le placement s’effondre.»

Amel, comme d’autres acteurs de son domaine, distingue tout de même des profils qui ont su tirer leur épingle du jeu, comme Nabilla Vergara ou Caroline Receveur qui sont jugées fiables et développent des partenariats sur le temps long avec des marques. Les observateurs avisés sont en revanche plus pessimistes pour l’avenir des placeurs compulsifs, français et internationaux.

Le tourisme vaccinal comme ultime remède ?

Lors des fêtes de fin d’année, Dubaï a accueilli près d’un million de visiteurs. «Le taux d’occupation a alors dépassé les 100%. Il a fallu se transformer en agence de voyages et transférer des touristes vers d’autres hôtels», se remémore Tarek Chihi, duty manager de l’hôtel Address Dubaï Marina, à cinq minutes des plages du golfe persique. Le cinq-étoiles offre une vue à couper le souffle sur le port de plaisance, une piscine à débordement au quatrième étage avec bar et un restaurant en plein air. Avant d’ouvrir ses portes en fin d’année, l’établissement sortait d’un confinement très restrictif accompagné de trois mois de fermeture. Or, la saison a été stoppée net. Au grand dam de Chihi : «Notre taux d’occupation est de 62%», ce qui est inférieur aux 70% maximum imposés par les autorités locales après à une flambée des cas de Covid en janvier (jusqu’à 4 000 contaminations par jour contre 950 lors de la première vague).

Pour limiter la casse sanitaire, bars et discothèques sont désormais fermés. Les restaurants sont priés de clore leurs portes à une heure du matin et de ne pas dépasser le taux d’occupation imposé – sept convives par tables, espacées de trois mètres entre elles, contre deux mètres auparavant. Les taxis et les VTC ne peuvent pas transporter plus de deux passagers, qui doivent s’installer à l’arrière. Fêtes privées, mariages et autres réunions familiales sont limités à dix personnes. Les centres commerciaux, les plages et autres attractions restent ouverts, de même que les musées et autres établissements culturels (opéra, cinémas etc.) Outre les restrictions gouvernementales, la chute de la fréquentation touristique s’explique par les limitations de déplacement décidées en Europe et ailleurs. La France a par exemple interdit (sauf motif impérieux) toute entrée et sortie du territoire en dehors de l’Union européenne depuis le 31 janvier.

Bulle glamour et ensoleillée

Certains contournent la nasse. Sur la base nautique où s’agglutinent touristes venus profiter du soleil pour s’offrir une randonnée en jet ski ou flyboard, un groupe de Messins nous avoue avoir traversé les frontières françaises pour prendre l’avion à Francfort pour «venir kiffer ici». Un couple de Lyonnais est, lui, passé par Genève, quand d’autres ont «bidonné» des documents pour justifier le «motif impérieux». «Pas péter les plombs en France, c’est impérieux», raille un des Lorrains. Les équipes de potes qui avaient l’habitude de se retrouver en Thaïlande optent tous pour Dubaï dont l’économie est extrêmement dépendante du tourisme. En 2020, 5,51 millions de personnes se sont rendues à Dubaï, soit 11 millions de moins qu’en 2019. La cité-Etat tente de compenser cette perte en jouant la carte de la bulle glamour et ensoleillée accessible à toutes les bourses. Les 711 hôtels se livrent à une guerre des prix pour attirer le touriste.

Autre projet dans le pipeline de l’Emirat, le développement du tourisme médical. Plusieurs acteurs du secteur confirment que, face aux retards de campagnes de vaccination en Europe et partout dans le monde, le pays se prépare à allier l’utile à l’agréable. Un package vacances-vaccins, moyennant une présence d’au moins deux semaines sur le territoire, serait sérieusement envisagé, avec possibilité de vacciner les touristes dès leur arrivée à l’aéroport. Pour ce faire, les EAU injectent à tour de bras pour atteindre l’immunité collective au plus vite. La monarchie prévoit d’avoir administré, d’ici fin mars, 5 millions de doses de vaccin à sa population de moins de 10 millions d’habitants.

Contradictions et défis

Le soleil se couche sur la promenade du lac du Burj Khalifa, le gratte-ciel le plus élevé au monde : 828 mètres – ses fontaines dansantes projettent de l’eau jusqu’à 275 mètres de haut. Un couple de touristes français, assis en terrasse d’un restaurant de grillades à volonté, se surprend à envisager une installation à Dubaï. Tout en ayant conscience de ses contradictions et des défis qui l’attendent.

Le désastre écologique, pour commencer : ce territoire au climat désertique, pauvre en eau, a émis en 2017 en moyenne 20,9 tonnes de CO2 (contre 14,6 pour un Américain et 4,6 pour un Français). L’énergie du royaume est produite à 97% en 2019 par des centrales fonctionnant au gaz naturel contre 3% pour des centrales solaires. L’Emirat, qui bénéficie de 3 500 heures de soleil par an, prévoit d’augmenter d’ici 2050 à 75 % la part de l’énergie renouvelable dans sa production électrique totale.

Autre contradiction : la cité-Etat est devenue un territoire refuge pour les LGBT persécutés du Moyen-Orient alors que les lois fédérales interdisent toute manifestation d’homosexualité et de «travestissement». Les mœurs sociétales évoluant plus vite que les lois, la prostitution y est bannie, mais des cartes de visite de personnes offrant leurs faveurs contre rétribution sexuelle circulent discrétos. Par ailleurs, à rebours de la carte postale de l’accueil à bras ouvert, critiquer le régime peut vous coûter votre emploi ou être passible d’emprisonnement. Dubaï est coincée entre les feux de la tradition et son ambition démesurée : devenir la première place touristique mondiale.


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Expatriés aux Emirats: «Je ne me reconnais pas dans le Dubaï dépeint dans les médias et sur les réseaux sociaux»

Amel, youtubeuse, consultante et photographe dans un espace de coworking à Dubaï le 22 février. (Natalie Naccache/Libération )

Marie-Anne, Mahamadou, Amel et Yanis ont décidé de faire leur vie dans la ville des Emirats arabes unis, une vie loin du faste et des clichés affichés sur Internet par les influenceurs. Témoignages de ces français partis à des milliers de kilomètres pour toucher du doigt le rêve émirati.

Tous l’affirment : ils ne vivent pas la dolce vita des candidats de téléréalité. Ils font partie de la classe besogneuse (beaucoup sont plus proches des 50 heures hebdomadaires que des 35), mais pas ouvrière. Ils bénéficient du passeport rouge bordeaux associé à l’occident, son hégémonie sur le monde, ses ressortissants éduqués, et sont perçus comme attractifs. 

Parmi la dizaine de français rencontrée, certains vivent à Dubaï depuis moins de six mois (Aude et Mahamadou). D’autres y ont mis les pieds pour la première fois en 2006 (Aïcha et Sofiane). Yanis, présent depuis six ans, est diplômé d’un bac pro électrotechnique. Les autres ont majoritairement fait des écoles de commerce. Leurs parcours, origines sociales et histoires divergent. Mais tous convergent vers Dubaï. Aude y met les pieds pour la première fois lors d’une escale d’un vol vers la Tanzanie, et les préjugés s’estompent. Elle y immigre quelque temps après. Amel et Yanis s’installent, eux, après avoir rendu visite à leurs sœur et frère. Quatre d’entre eux ont raconté leur mode de vie à Libération.

Marie-Anne, 31 ans, cadre commercial parfums et cosmétiques : «J’ai peur d’être étiquetée fêtarde, luxurieuse, superficielle exilée fiscale»

«En 2013, je me voyais faire six mois, travailler mon anglais et m’amuser un peu avant de commencer “la vraie d’adulte”. Ça fait maintenant huit ans que je vis à Dubaï. J’ai été séduite par le nombre important de nationalités qui se côtoient ici. Cela vous offre une ouverture incroyable, en plus de profiter de la culture du pays. Comme de nombreux Français installés ici, »Lorsque je rentre à Nice, j’ai honte de dire que j’y vis et travaille de peur d’être étiquetée fêtarde, luxurieuse, superficielle exilée fiscale. Alors que quand vous quittez votre pays à 23 ans, cette question n’entre absolument pas en compte. Ici, en tant que femme, je bénéficie d’un sentiment de sécurité important. Il n’y a pas de harcèlement de rue et autre désagrément qu’une femme peut subir dans l’espace public. D’un point de vue professionnel, mon genre n’est pas limitant non plus. Dans le cadre de mon travail, je voyage régulièrement dans la région (Qatar, Bahreïn, Koweït), et je ne me suis jamais sentie en insécurité ou mal regardée ou déconsidérée. Ici, si on ne compte pas ses heures et qu’on a la niaque, peu importe qu’on soit un homme ou une femme. J’ai même l’impression que dans mon secteur, les postes à responsabilités sont essentiellement occupés par des femmes. Je mène une vie somme toute banale, je vis à mi-chemin entre l’aéroport et mon travail, j’ai des loisirs (yoga, pilates) et des amis de longue date.»

Mahamadou Cissé, 27 ans, cogérant d’Ureachus : «Ici, si vous êtes fauché, vous êtes mort»

«Nous avons créé à Dubaï, en août 2020, la filiale de notre agence marketing Digital Intégral. La pandémie a été une opportunité pour nous car elle a poussé – partout dans le monde – des entreprises réticentes ou qui n’en voyaient pas l’intérêt, à franchir le cap de la numérisation. Nous avons aujourd’hui une dizaine de salariés sur place à Dubaï. En nous rendant aux Emirats, nous étions conscients qu’il y avait un boulevard d’opportunités mais aussi des pièges à éviter. Premièrement, il faut fuir le côté carte postale idyllique : belles voitures, jet ski, rallye dans le désert. Les personnes qui durent ici vivent dans des compounds [complexe résidentiels, ndlr]en communauté (Emiratis, citoyens du sous-continent indien etc.) souvent éloignées du centre. Les 25 000 Français ne sont pas encore assez nombreux pour avoir ce genre de quartier. Par exemple, je vis à Sustainable City, à 20 minutes de Dubaï, dans un cadre familial calme, entouré de ménages anglo-saxons. Aucune chance de croiser un touriste ou des fêtards. Nous sommes loin du miroir aux alouettes. D’ailleurs, il faut aussi faire preuve de rigueur financière, pour éviter beaucoup de grosses déconvenues. Ici, si vous êtes fauché, vous êtes mort. Sans travail, vous serez amené à partir. Si vous ne pouvez pas acquitter de votre loyer, c’est dehors. Pas de trêve hivernale. Un défaut de paiement, un chèque non provisionné : dehors.»

Amel, 32 ans, youtubeuse et consultante en marketing : «Peu de gens s’investissent émotionnellement dans leurs relations amicales ou amoureuses»

«Youtubeuse et consultante en marketing, je vis à Dubaï depuis quatre ans et j’ai développé un cercle d’amis très proches. Mais ça ne s’est pas fait sans embûche. Avant de m’installer, je suis venue plusieurs fois en vacances. Je suis tombée amoureuse de la vie, du lifestyle. A Dubaï, il y a une très grosse classe moyenne. Le luxe est très accessible, contrairement à certaines villes comme Saint-Tropez ou Monaco. Sans être millionnaire, on peut avoir une vie confortable et accès à des services considérés comme luxueux. Dubaï est, pour beaucoup, une ville de passage, une étape dans leur vie. Quand tu viens ici, tu ne sais jamais exactement combien de temps tu vas rester. Certains s’imaginent rester deux à trois ans maximum et finissent par avoir plein d’années au compteur… C’est une ville paradoxale, tout le monde est enclin à faire une multitude de rencontres, on vous aborde très facilement, on vous invite à des soirées très spontanément. Mais comme peu de monde se projette à long terme, peu de gens s’investissent émotionnellement dans leurs relations amicales ou amoureuses. Une majorité privilégie leur carrière ou le fait de faire de l’argent. C’est frustrant de rencontrer des personnes géniales tous les jours, de se lier d’amitié et de mesurer le vide qu’elles laissent après leur départ.»

Yanis Amara, 34 ans, manager de Nemo Watersport (location d’équipements de sports nautiques) : «Le groupe de supporters les Olympiens de DubaïC’est ma bouffée d’oxygène»

«Après une succession de petits jobs, mon frère m’a encouragé à quitter mon cocon marseillais pour Dubaï en 2015. J’ai rejoint Nemo Watersport en tant que simple instructeur et j’ai vu l’entreprise devenir numéro un des bases nautiques ici. Aujourd’hui, je dirige l’équipe d’instructeurs tout en ayant des parts de marché dans la société. L’acclimatation n’a pas été simple. Mon anglais était balbutiant, je ne rencontrais pas tant de Français que ça, j’ai failli abandonner mais ma famille m’a remis les pieds sur terre : “Tu vas faire quoi en France ?” Je me suis accroché. Ma compagne m’a rejoint. Elle enseigne le français à Dubaï. Autre élément important dans mon acclimatation, la découverte du groupe de supporters les Olympiens de Dubaï. Se retrouver entre passionnés de l’OM me permet – au moins une fois par semaine – de couper avec mes journées qui commencent au lever du soleil et s’achèvent au soleil couchant – le soir, je gère les réservations du lendemain sur mon téléphone. Le seul moment où je décroche complet, c’est quand je suis entouré des «gars». J’ai intégré le groupe lors de la saison 2017-2018 qui a vu l’OM atteindre la finale de la Ligue Europa. Nous avons un partenariat avec l’hôtel Hilton Dubaï The Walk, près de la plage, qui nous laisse à disposition un coin bar avec écrans géants. On se retrouve entre amis, on intègre les nouveaux et on parle du pays… On vit les matchs à fond, on chante, on danse pour recréer l’ambiance du stade Vélodrome à environ 6 6 600 km d’ici. C’est ma bouffée d’oxygène.»

alain@barras.fr et merci à Pierre M. pour ces morceaux choisis 😷



[Brèves] Laisse-moi dé-ZoomZoom

https://www.liberation.fr/lifestyle/laisse-moi-de-zoomzoom-20210321_Q4AUDH36HZCBNP5ZCBLXXKOJKQ/


Pleurs de bébés, écho, chasse d’eau… Un artiste et enseignant américain a mis au point un générateur de sons parfaits pour torpiller une «visio» et retourner à l’envoyeur le stresse généré par les aléas du télétravail.

Comment limiter la «visio-emprise», professionnelle notamment ? (Chandan Khanna/AFP)

Pleurs de bébés, écho, chasse d’eau… Un artiste et enseignant américain a mis au point un générateur de sons parfaits pour torpiller une «visio» et retourner à l’envoyeur le stresse généré par les aléas du télétravail.

«Zoom fatigue» : l’expression est même recensée par Wikipédia. Elle désigne «la fatigue, l’anxiété ou le burn-out associés à la surutilisation des plateformes virtuelles de communication, en particulier la visioconférence ; […] popularisée pendant la pandémie de Covid-19, au cours de laquelle l’utilisation de logiciels de vidéoconférence permettant aux gens de parler et de communiquer avec d’autres pendant qu’ils restaient à la maison a augmenté». Tout télétravailleur intensif a au moins vécu ça une fois : migraine, vue qui baisse, sentiment d’être fliqué, ou envahi voire harcelé. Du coup, oui, c’est avec intérêt qu’on apprend l’existence d’un outil pour résister à la Zoom dictature. Il a été mis au point par Sam Lavigne, un artiste et enseignant américain qui interroge notamment la technologie, les données et la surveillance. Zoom Escaper est un générateur de sons parfaits pour torpiller une «visio» : de l’écho, une mauvaise connexion, des pleurs de bébé, du vent, des aboiements, des bruits de chantier, d’une personne qui urine… De quoi justifier qu’on rende l’antenne ou inciter l’interlocuteur en face à lâcher l’affaire. Il suffit de télécharger un logiciel gratuit – sachant que les effets sonores sont cumulables.

Il est malin, Sam Lavigne, qui retourne là à l’envoyeur le stress que peuvent générer, précisément, un écho, une mauvaise connexion, etc., à vous faire tourner comme un cochon malade autour de votre ordinateur. Lavigne propose d’ailleurs aussi un détecteur et suppresseur de Zoom.

Cela dit, le truc, le trick, ne semble pas tenable à long terme. La répétition produira forcément le soupçon – «X a encore un problème…» Surtout, on ne voit pas trop l’intérêt de mener une guérilla persistante contre un système qu’on fait mine d’accepter – schizophrénie assurée. La grande question est la suivante : comment limiter la «visio-emprise», professionnelle notamment ? Ne faudrait-il pas fixer un quota d’heures quotidiennes ? Et les employeurs l’accepteraient-ils ?


[Brèves] Des drones en Bretagne

Pour Voyager pendant le confinement 
Il suffit de choisir une région et de la visualiser. Un peu d’air iodé pour garder le cap d’une bonne santé, 27 vidéos sur la Bretagne (drones Saint Thomas TV), de très belles séquences, tournages aériens à basse altitude à partir de drones
Choisissez votre destination en cliquant sur un lien ci-dessous et profitez d’une promenade de 3 à 5 minutes selon les lieux : 
 
Sensation Bretagne http://vimeo.com/83587675
Perros-Guirec http://vimeo.com/74618787
Citadelle Vauban de Belle Ile en Mer http://vimeo.com/48464710
Les marais salants de Guérande http://vimeo.com/45210360
Hédé (Ille et Vilaine) : les écluses & vieux château http://vimeo.com/45208261
Cesson-Sévigné http://vimeo.com/45207575
Moulin du Boël & Pont Péan (Ille et Vilaine) http://vimeo.com/45206294
Chateaugiron (Ille et Vilaine) http://vimeo.com/45205789
Le Pouliguen (La ville) http://vimeo.com/52548827
Le Pouliguen (Le Port) http://vimeo.com/52547344
Le Pouliguen (Penchâteau) http://vimeo.com/52544729
Le Pouliguen – Version Longue http://vimeo.com/51599595
Le Pouliguen- Version courte http://vimeo.com/51550193
Plougonvelin – Pointe Saint-Mathieu – Finistère http://vimeo.com/74877200
Saint-Quay-Portrieux (Côtes d’Armor) http://vimeo.com/78988463
Binic (Côtes d’Armor) http://vimeo.com/78913901
Trébeurden (Côtes d’Armor) http://vimeo.com/76540038
Festival de l’Estran 2013 http://vimeo.com/76267202
Time Lapse Rennes http://vimeo.com/76223587
Arzon Port du Crouesty Port Navalo http://vimeo.com/79699041
La Presqu’ile de Rhuys http://vimeo.com/76890955
Le Tour du Parc (Presqu’île de Rhuys) http://vimeo.com/75230062
Saint Armel (Presqu’ile de Rhuys) http://vimeo.com/75210844
Sarzeau (Presqu’ile de Rhuys) http://vimeo.com/75207468
Saint Gildas (Presqu’ile de Rhuys) http://vimeo.com/75205437

alain@barras.fr et merci à Joël B. pour cette compilation 😷



[Société] « Shorteurs » activistes : comment les fonds spéculatifs jouent les justiciers sur les marchés


Les fonds spéculatifs activistes peuvent faire chuter de 11 % le cours de l’action d’une société financière, en trois jours seulement. Timothy A. Clary / AFP

Il suffirait de trois jours pour que le cours de l’action d’une société du paysage financier, visée par l’un des principaux fonds spéculatifs activistes qui s’adonnent à la vente à découvert (« short sellers » ou « shorteurs ») chute d’environ 11 %. Mais qui sont ces shorteurs activistes ? Ils constituent une catégorie de fonds spéculatifs activistes qui, contrairement aux investisseurs activistes « acheteurs », tirent profit de la baisse des actions.

Ces organismes attaquent des sociétés douteuses et cotées en bourse en publiant des rapports, dont l’objectif premier est de dénoncer des fraudes, des malversations financières, de fausses déclarations ou des modèles commerciaux déficients.

Les shorteurs activistes réalisent un travail d’enquête et d’analyse approfondi sur les entreprises suspectes qu’elles traquent.

L’art de la rhétorique

Puis, les shorteurs tissent un récit éloquent afin de persuader les acteurs du marché que la société en question est très probablement surévaluée. S’ils parviennent à convaincre les autres investisseurs qu’une société est surévaluée, le cours de ses actions chute, leur permettant de générer du profit, puis qu’elles vendent à découvert (directement ou indirectement) les parts de l’entreprise dénoncée juste avant de publier leur rapport.

Un exemple connu est celui de Gotham City Research qui a déclaré en 2014 que la société espagnole Let’s Gowex se livrait à une importante fraude comptable. Cinq jours après la publication d’un rapport compromettant, Let’s Gowex a déposé une demande de liquidation volontaire.

Un autre exemple est celui de Iceberg Research qui, en 2015, a commencé à publier une série de rapports de recherche visant un opérateur de marché asiatique (le plus important de l’époque) : Noble Group. La société visée a par la suite comptabilisé plusieurs dépréciations, s’est vue rétrogradée par les agences de notation de crédit, a restructuré sa dette et subi une chute de 65 % du cours de ses actions rien qu’en 2015. La compagnie a finalement été radiée de la cote.

Notre recherche se concentre sur quatre autres shorteurs activistes majeurs : Citron Research, Copperfield Research, Glaucus Research et Muddy Waters Research. La rhétorique utilisée par ces shorteurs activistes leur permet de gagner en crédibilité aux yeux de leur public cible : les investisseurs. Cette force de persuasion les aide à démontrer la véracité de leurs accusations et à toucher un auditoire d’investisseurs plus large.

L’économiste américain Robert Shiller, prix « Nobel » d’économie en 2013. Petras Malukas / AFP

Notre analyse de ces récits s’inscrit dans le cadre de la récente théorie de « l’économie narrative », développée en 2019 par l’Américain Robert Shiller, lauréat du prix « Nobel » d’économie en 2013, et qu’il détaille dans son livre best-seller Narrative Economics : How Stories Go Viral and Drive Major Economic Events. D’après cette théorie, l’économie narrative jouerait un rôle clé dans les décisions économiques, comme les investissements.

Nous avons donc étudié l’impact de ces shorteurs activistes sur les marchés à travers la publication de leurs « rapports de recherche », en analysant notamment les récits qui renforcent les faits dans ces rapports et les méthodes utilisées pour convaincre les acteurs du marché de la justesse de leurs déclarations.

Il est intéressant d’observer que les noms de ces organismes activistes font partie intégrante de leur stratégie rhétorique, puisqu’ils s’appuient sur des thèmes particuliers, comme les super-héros et la justice (Gotham City Research), l’illusion (Copperfield Research), démontrer la piètre qualité d’un produit (Citron Research), découvrir la vérité dans un lieu douteux (Muddy Waters Research) ou révéler la face cachée des choses (Iceberg Research).

Glaucus Research joue même sur le double sens du mot, le premier faisant référence à la mythologie grecque (Glaucos est le nom d’un dieu de la mer au don de prophète) et le deuxième à un animal (une petite limace de mer dont la piqûre lui permet de s’attaquer à des organismes pélagiques plus gros).

Des arguments repris dans la presse

Pour comprendre la manière dont les shorteurs façonnent l’opinion de la presse et des investisseurs, nous avons analysé les récits utilisés dans 383 rapports de recherche ciblant 171 sociétés, publiés par six shorteurs activistes majeurs, ainsi que trois interviews de premier plan avec des shorteurs activistes.

Il ressort d’abord de cette étude que les récits proposés par les shorteurs activistes affectent significativement la valeur boursière des entreprises. Les rapports de recherche produits par les shorteurs activistes sont étoffés de récits qui ont un impact immense sur les médias, les investisseurs et, à terme, la valeur boursière des sociétés ciblées. Nous avons ainsi évalué le langage et les techniques de persuasion courantes utilisées par ces acteurs du marché.

Nous avons notamment remarqué que les arguments des shorteurs activistes trouvent écho dans la presse. Par exemple, 85 % de ces rapports bénéficient d’une couverture médiatique peu de temps après leur publication. Nous avons aussi constaté que les entreprises visées par les rapports des shorteurs subissent une chute importante de leur valeur boursière, qui perdure plus de six mois après la publication.

Comme on l’a vu, trois jours en moyenne après la parution du rapport, le rendement boursier ajusté au marché des compagnies ciblées chute d’environ 11 % : cela représente une perte de valeur boursière moyenne de 412 millions de dollars. Deux mois après la publication, les rendements anormaux cumulés demeurent négatifs : – 14,5 %. Cette tendance se poursuit sur une période de six mois, avec des rendements anormaux cumulés de – 22,6 % en moyenne.

85 % des rapports de recherche des shorteurs activistes bénéficient d’une couverture médiatique. Oleschwander / Shutterstock

En collectant les données de marché boursier des entreprises attaquées par les shorteurs pendant l’été 2018, nous avons fait un autre constat frappant : près de la moitié de ces sociétés ont fait faillite, ont été radiées de la cote ou ont vu leurs actions suspendues suite à la publication d’un rapport compromettant.

En nous appuyant sur les principes de la rhétorique d’Aristote, nous avons pu démontrer que les récits des shorteurs ne reposent pas seulement sur des arguments logiques (logos) : ils servent à revendiquer leur propre crédibilité (ethos) et en appellent aux émotions de l’audience (pathos) afin de développer une histoire convaincante.

Par exemple, le récit leur permet de générer des émotions négatives fortes envers les sociétés visées ou leur management en évoquant le doute, l’inquiétude, le dégoût, la colère ou l’antipathie. De plus, les récits des shorteurs cherchent parfois à engendrer d’autres sentiments, comme l’amusement aux dépens de l’entreprise ou la peur chez les investisseurs.

Ces résultats démontrent que l’art de la persuasion est bien plus complexe qu’une simple révélation procédurale d’informations factuelles et de chiffres. Des formes subtiles de rhétorique peuvent jouer un rôle crucial, comme l’utilisation d’arguments destinés à renforcer la crédibilité des shorteurs activistes ou à susciter une réaction émotionnelle chez les investisseurs.

Les shorteurs activistes tendent à publier leurs rapports sur leurs propres sites Internet, sur des forums financiers populaires ou sur des plates-formes de médias sociaux comme Twitter. Bien souvent, les résultats de leurs rapports sont repris par d’autres médias, ce qui tend à amplifier l’impact de la publication et, plus important encore, à renforcer les techniques de persuasion utilisées.

Une arme contre la fraude

Bien que de nombreux efforts aient été réalisés et de nouvelles technologies développées, la fraude financière demeure un problème que beaucoup considèrent comme persistant. Dans ce contexte, les activités des shorteurs activistes peuvent apparaître comme des pratiques bienvenues pour lutter contre les irrégularités financières. Au travers de cette étude, nous démontrons que les shorteurs activistes ont le potentiel de convaincre un bon nombre d’acteurs du marché que des pratiques frauduleuses ont eu lieu dans un contexte donné.

Nous avons découvert que des pratiques du secteur privé, comme celles utilisées par ces shorteurs activistes, peuvent en effet jouer un rôle important dans les marchés financiers, en démontrant qu’il est possible d’identifier et de lutter contre la fraude grâce au verdict du marché.

De plus, les shorteurs activistes ont la capacité de lutter contre la fraude des entreprises plus efficacement que « l’autorité » traditionnelle, comme les contrôleurs, les comités ou les régulateurs, comme nous avons pu le constater avec les conséquences de l’affaire Wirecard, l’entreprise allemande de services financiers dont le cours s’est effondré début 2020 après des révélations sur un maquillage des comptes.

Toutefois, nous avons aussi remarqué que les autorités financières, comme les régulateurs de marché, tendent à questionner la crédibilité des messagers plutôt que celle des entreprises frauduleuses ciblées. Les activistes sont généralement vus comme des ennemis, car ils influencent les investisseurs à l’aide de stratégies parfois considérées comme agressives.

Pourtant, ils révèlent souvent des irrégularités bien réelles. Dans le cas de l’affaire Wirecard, la BaFin, l’organisme de régulation allemand, avait interdit les ventes à découvert de cette société en 2019. En 2020, cette décision des régulateurs de marché a fait l’objet de vives critiques. Notre recherche pourrait contribuer à équilibrer les différentes perspectives sur les activités des shorteurs activistes.


Cette contribution, publiée en anglais sur le site Knowledge@HEC, s’appuie sur l’article de Luc Paugam et Hervé Stolowy intitulé « Deploying Narrative Economics to Understand Financial Market Dynamics : An Analysis of Activist Short Sellers’ Rhetoric », coécrit avec Yves Gendron de l’université Laval, à paraître dans une prochaine publication du Contemporary Accounting Research, en 2021.




[Brèves] Finistère. Une soirée festive avec près de 100 invités déjouée par les gendarmes


L’intervention des gendarmes ce vendredi 9 avril 2021 à Clohars-Carnoët a permis de stopper une soirée avec près de 100 invités. Dix jeunes de la région rennaise ont été verbalisés.

La fête devait se tenir dans une villa des hauteurs de la rive gauche du port de Doëlan.
La fête devait se tenir dans une villa des hauteurs de la rive gauche du port de Doëlan. | ARCHIVES OUEST FRANCE

Sous prétexte du tournage d’un clip rap-RNB, une dizaine de jeunes Rennais âgés de 20 à 25 ans avaient loué une grande villa avec piscine près du port de Doëlan, à Clohars-Carnoët. À leur arrivée sur place, ce vendredi 9 avril 2021 vers 19 h, rue des Hauts-de-Keruster, les jeunes organisateurs ont été accueillis par les gendarmes. Dix personnes ont été verbalisées et ont écopé d’une amende de 135 € pour avoir enfreint les règles du confinement liées à la pandémie de Covid-19.

L’information d’une possible soirée circulait depuis le matin. Commandée par le chef d’escadron Olivier Tourangin, une vingtaine de militaires de la gendarmerie départementale de Quimperlé a sillonné le secteur entre Moëlan-sur-Mer et Clohars-Carnoët, toute la journée. Et finalement trouvé le lieu de rendez-vous où une centaine de personnes était attendue.

Ce sont des voisins, inquiets de voir plusieurs jeunes s’arrêter chez eux pour demander où se trouvait le gîte, qui ont alerté les autorités.

Fête annulée

Les organisateurs de la soirée avaient lancé des invitations via les réseaux sociaux et prévu un tarif d’entrée : 10 € pour les filles, 30 € pour les garçons. La fête devait durer tout le week-end. Une fois verbalisés, les organisateurs ont tenté, via les réseaux sociaux, de reporter leur soirée à Vignoc, en Ille-et-Vilaine, avant de l’annuler à 23 h.

Quant à la villa située sur les hauteurs de la rive gauche de Doëlan, elle avait été louée sur le site Leboncoin, à l’insu des propriétaires. Ils ne la louent pas sur ce site. Leur identité est usurpée depuis quelque temps sur Leboncoin​, précise le chef d’escadron Olivier Tourangin. Pour être certains qu’aucun invité de la fête ne vienne chez eux, les propriétaires ont dormi sur place.

Selon les enquêteurs, les jeunes organisateurs auraient déjà programmé de telles fêtes en passant par une location Airbnb, à Ménéac, en février dans le Morbihan.