Archives de l'auteur: Alain Barras

[Mac] Apple M1 et iPhone 12 : le plein de contenus exclusifs pour le Club iGen !

Cela faisait quelques paires d’années qu’on n’avait pas autant parlé du Mac ! Après le sentiment d’abandon — largement alimenté par l’inertie de la Pomme et les errements d’Intel de ces dernières années — que de nombreux adeptes des ordinateurs Apple ont ressenti, les Mac M1 provoquent une certaine euphorie. Qui s’en plaindra ?

Certainement pas nous, ni (on l’espère), les membres du 👑 Club iGen ! Nos abonnés ont eu pas mal d’articles exclusifs à se mettre sous les yeux pour découvrir ces nouvelles machines et leur architecture flambant neuve, à commencer évidemment par les tests et prise en main :

En attendant notre test du Mac mini M1 qui ne devrait plus tarder, nos abonnés peuvent en savoir plus sur le cœur du réacteur, c’est à dire cette nouvelle puce parée de tous les atours. Une lecture indispensable avant de basculer dans le nouveau monde, et aussi pour mesurer le travail accompli par Apple.

L’actu Apple de ces dernières semaines, ce n’est pas que le Mac. Nous avons également publié nos tests des nouveaux iPhone. Là aussi, il faut plonger dedans pour faire son choix !

Ouf. Et si tout cela ne suffisait pas, l’actualité a aussi pris des chemins de traverse :

Impossible de terminer ce petit aperçu du contenu exclusif du Club sans citer cette bagarre homérique qui a mis la rédac’ à feu et à sang : alors le HomePod mini, il est mini ou il est pas mini ?!

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Si certains de ces articles vous intéressent, faites-moi signe et je vous les fais suivre illico 😷





[Brèves] Le Système solaire se déplace plus vite dans la galaxie et est plus proche du trou noir supermassif


Pour dresser une carte en trois dimensions de notre Galaxie, il serait bon de pouvoir prendre un peu de distance. Mais c’est impossible. Alors des chercheurs comptent sur la nouvelle précision de radiotélescopes pour établir plus exactement où se situe la Terre au sein de la Voie lactée. Ils nous apprennent aujourd’hui qu’elle est un peu plus proche de son trou noir supermassif qu’ils ne le pensaient.

La Terre se situe dans l’un des bras de notre Galaxie spirale. Nous le savons. Mais dresser une carte en trois dimensions de la Voie lactée — dans laquelle nous vivons et de laquelle nous ne pouvons pas nous extraire –, ce n’est pas chose aisée. Pourtant aujourd’hui, en se basant sur les travaux du projet Vera — pour VLBI Exploration of Radio Astrometry, un projet qui repose sur des instruments basés au Japon –, des chercheurs proposent une petite révision de la position — et de la vitesse — de notre Système solaire à travers la Voie lactée.

Grâce à des données d’une résolution incroyable de 10 microsecondes d’arc — Vera pourrait théoriquement discerner un cent américain à la surface de la Lune ! –, le projet a permis de publier des informations extrêmement précises sur plusieurs dizaines d’objets de la Voie lactée. Et de remonter ainsi à une localisation du centre de notre Galaxie et de son trou noir supermassif qui s’y cache.

Sur ce schéma, les flèches indiquent les positions et vitesses de 224 objets de la Voie lactée. Les lignes noires montrent les bras de la spirale galactique. Les couleurs représentent des groupes d’objets différents dans un même bras. En arrière-plan, une simulation de notre Galaxie. © NAOJ

Sur ce schéma, les flèches indiquent les positions et vitesses de 224 objets de la Voie lactée. Les lignes noires montrent les bras de la spirale galactique. Les couleurs représentent des groupes d’objets différents dans un même bras. En arrière-plan, une simulation de notre Galaxie. © NAOJ 

Bientôt encore plus de précision

Ainsi la Terre se trouverait finalement plus près de ce trou noir central d’environ quatre millions de masses solaires que le pensaient jusqu’alors les chercheurs. En 1985, l’UAI, l’Union astronomique internationale avait entériné une valeur officielle de 27.700 années-lumière. L’an dernier, le consortium Gravity avait déjà abaissé cette distance à 26.673 années-lumière. Finalement, nous ne voguerions qu’à « seulement » 25.800 années-lumière du centre de la Voie lactée.

La Terre voyagerait également dans l’espace plus rapidement que les précédents calculs l’envisageaient : 227 mètres par seconde contre 220 précédemment. Pas de quoi, tout de même, craindre que nous soyons précipités vers le trou noir supermassif du centre de notre Galaxie. Mais les chercheurs attendent désormais avec impatience les résultats que fournira le prochain projet, baptisé East Asian VLBI Network et comprenant des radiotélescopes installés en Corée du Sud et en Chine pour une précision encore meilleure.




[Brèves] Pourquoi fait-on un sapin de Noël, d’où vient cette tradition ?




Il décore nos rues, nos maisons et nos commerces. À l’approche des fêtes de fin d’année, le sapin de Noël est un incontournable voire un indispensable. Il s’en vend 6 millions en France en cette saison. Mais savez-vous pourquoi ? Retour sur l’histoire de cette tradition.

Ça sent le sapin, en cette saison ! Comme le chocolat à Pâques, les crêpes à la Chandeleur et les fleurs à la Saint-Valentin : le sapin de Noël est un incontournable à l’approche des fêtes de fin d’année.

Il décore nos rues, maisons, les commerces et même nos bureaux… Il s’en vend 6 millions chaque année dans l’Hexagone, dont 80 % sont issus de la production française.

Six millions de sapins sont vendus chaque année, en France. (Infographie : Ouest-France)

D’où vient cette fameuse tradition ?

Comme de nombreuses traditions de Noël, le sapin de Noël est le fruit de coutumes païennes et religieuses.

Dans l’empire romain, le 25 décembre était considéré comme le jour de la renaissance du soleil. À cette occasion, les Romains s’offraient des cadeaux et décoraient leurs maisons avec des branches de conifères, un arbre vert donc. Plus tard en Europe du Nord, les Celtes associaient chaque mois lunaire à un arbre. L’épicéa fut déjà désigné pour le mois de décembre.

Au Moyen-Âge, lors des mystères, ces scènes bibliques jouées sur le parvis des églises, un arbre était garni de pommes rouges, faisant référence à l’arbre du paradis.

Et c’est au XIIe siècle que le sapin, tel qu’on le connaît aujourd’hui, a véritablement fait son apparition en France. C’était en Alsace. La plus ancienne mention du sapin de Noël remonte à 1521, dans un registre de la ville de Sélestat, dans le Bas-Rhin.

Et depuis quand le décore-t-on ?

Décorer le sapin, un plaisir pour les petits comme les grands. (Photo d’illustration : Fotolia)

Au XIVe siècle, les sapins étaient déjà parés de pommes, de confiseries, de fleurs. Et ce sont les protestants, pour se dissocier des catholiques qui, en 1560, décidèrent d’ajouter une étoile au sommet de l’arbre. Elle était le symbole de l’étoile de Bethléem, qui guida les Rois mages vers l’étable du Christ.

Il faudra ensuite attendre 1738 pour que les premiers sapins illuminés soient introduits. Une initiative que l’on doit à Marie Leszczynska, l’épouse de Louis XV. D’origine polonaise, elle en fit installer au château de Versailles. C’est ainsi que le sapin tel qu’on le connaît aujourd’hui a véritablement pris racine dans notre histoire française.

Présent dans un foyer sur deux

80 % des sapins achetés en France sont d’origines françaises. (Photo : Joël Le Gall / archives Ouest-France)

Depuis, artificiel ou naturel, petit ou grand, paré de guirlandes ou d’étoiles : il s’en vend 6 millions chaque année en France (5 millions de naturels et un million d’artificiels).

Ce symbole des fêtes est présent dans deux foyers sur dix. En 2019, les Français ont dépensé en moyenne 27,23 € pour acheter un sapin, ce qui représente un chiffre d’affaires global de 158 millions d’euros, selon le cabinet Kantar (1).

Et les Français achètent leur sapin de plus en plus tôt. En 2019, 53 % des sapins ont été vendus avant le 9 décembre. Près de 10 % avaient été décorés dès le mois de novembre (deux fois plus qu’en 2018).

Le confinement pourrait, encore cette année, en inciter plus d’un à se mettre tôt dans l’ambiance de Noël.

(1) Étude réalisée sur un échantillon de 5 537 foyers représentatifs de la population française.




[Brèves] Une association pour les voiliers professionnels


© Mélanie Joubert

Nous, associations, entreprises, capitaines, armateurs de voiliers traditionnels professionnels, avons créé une association regroupant ces voiliers armés en NUC (navires à utilisation commerciale), en activité sur la côte de la Manche et de l’Atlantique : l’Association des voiliers professionnels du patrimoine. L’objectif principal : parler d’une seule voix pour avoir plus de poids face aux organisateurs des fêtes maritimes, aux administrations et aux institutions.

Les décisions gouvernementales n’étant pas toujours claires concernant les voiliers NUC, nous avons ainsi sollicité, pendant la crise sanitaire, les préfectures maritimes et terrestres afin d’apparaître clairement dans les décrets autorisant ou limitant la navigation.

Un travail a également été mené pour réfléchir sur les effets de la crise de la Covid-19 afin de sauvegarder les armements, les navires et les emplois, en discutant des conditions d’accueil du public, avec la rédaction  d’un plan sanitaire, des décrets, des aides et des conditions de reprise de l’activité nautique professionnelle. Nous craignons en effet de “passer sous les radars” des aides pour les structures en difficulté dans le domaine du tourisme. Nos navires ont une image forte et reconnue en tant qu’éléments du patrimoine culturel et touristique, en revanche ils ont moins de poids sur le plan économique… Pour donner un exemple, l’ENIM – régime social des marin – propose, à ce jour, des reports de cotisations sociales mais pas leur exonération, pourtant prévue par le gouvernement pour les entreprises de tourisme.

Nous sommes aussi intervenus auprès des assureurs pour demander une diminution de cotisation car nous avons payé, au plus fort de la crise, nos assurances passagers sans pouvoir embarquer de passagers ainsi qu’une prime de risque accrue liée à nos navigations alors que nos navires restaient bloqués au port…

Bien sûr, nous nous sommes aussi penchés sur l’après-Covid. L’Etat et ses services, les collectivités, les banques vont-ils nous accompagner après la crise, en 2021, en 2022…? Nous avons besoin d’être fortement soutenus, et ce sur plusieurs années. Nos adhérents sont légitimement inquiets.  L’absence totale de chiffre d’affaires en pleine saison est une catastrophe car les navire nécessiteront quand même un entretien hivernal. Le report en 2021 de certaines sorties annulées en 2020 va impacter la saison prochaine. Les aides comme les prêts garantis par l’Etat sont une solution risquée, car nos armements ne pourront pas rembourser dans l’année ces prêts qui deviendront des charges supplémentaires, dans des conditions peu claires pour l’instant…

Outre ces premiers travaux et aboutissement, nous avons d’autres projets en cours, notamment celui d’établir un site pour présenter les voiliers professionnels du patrimoine afin d’avoir une communication commune, relayée vers les sites internet de chacun. Nous envisageons de développer, à moyen terme, un site de commercialisation commun pour ceux qui le souhaitent. Nous voulons aussi mutualiser les “bons plans” au niveau des achats de matériel, de l’accueil, du fonctionnement…

Enfin, à un horizon un peu plus lointain, il faudrait commencer à travailler sur les divergences des textes européens et français concernant les navires NUC et les problèmes au niveau de la TVA, et nous songeons à établir une charte des bateaux traditionnels afin de satisfaire aux mieux les passagers.

Pour adhérer à notre Association des voiliers professionnels du patrimoine, il faut être un NUC d’un port des côtes françaises de la Manche ou de l’Atlantique, s’acquitter d’une cotisation annuelle de 50 euros, et participer aux réunions, à distance ou sur place. Laurence Delmont et Wilfrid Provost, co-présidents, Cédric Lagrifoul, Secrétaire, Yann Roger, Trésorie.

Premiers voiliers adhérents : Amzer Zo, Biche, Cancalaise, Charles Marie, Corentin, Dalh Mad, Enez Koalen, Etoile du Roy, Etoile Molène, Eulalie, Krog e barz, Le Français, Le Renard, Loch Monna, Lola of Skagen, Marie Georgette, Marité, Milpat, Nébuleuse, Neire Maove, Notre-Dame de Rumengol, Sant C’hireg, Skeaf, Tante Fine.




[Société] François Asselineau explique pourquoi cette défiance des Français envers la Presse ?


Certains se plaignent du développement du “complotisme” et de l’hostilité croissante des Français à l’encontre de leurs médias ? 
Mais cette défiance ne tombe pas du ciel. Elle a des raisons objectives.
François Asselineau en examine plusieurs dans cette nouvelle vidéo : problèmes de financement, subventions publiques qui bafouent le principe de neutralité, subventions privées qui influent sur la ligne éditoriale, parti pris scandaleux de l’AFP… 

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Merci à Hugues F. pour cette démonstration éloquente 😷


[Société] L’assurance récolte, un substitut crédible aux pesticides ?



À Vivoin, dans le département de la Sarthe, lors de la sécheresse d’août 2020. Jean-François Monier / AFP

En tête des priorités de la politique agricole figurent aujourd’hui deux grands objectifs. D’une part, la diminution des effets néfastes sur l’environnement et la santé humaine des pesticides agricoles. De l’autre, la réduction des risques de revenus pour les agriculteurs. Dans le contexte des plans de réforme des politiques agricoles dans l’Union européenne, ces sujets méritent une attention toute particulière.

De nombreuses initiatives publiques visant à restreindre l’utilisation des pesticides ont ainsi vu le jour comme les plans Ecophyto I, II et II+ en France. Mais comme le souligne un rapport de la Cour des comptes daté de fin 2019, le cap qui leur était fixé est loin d’être atteint : non seulement les pesticides n’ont pas diminué de 50 % sur dix ans, mais le nombre de doses unités (NODU) a même progressé ces dernières années (+21 % rien qu’en 2018). Si les moyens financiers affectés aux plans Ecophyto n’ont pas manqué (400 M€ en 2018), leur mise en œuvre suscite un questionnement légitime, notamment d’un point de vue économique et financier.

Ces dernières années, les agriculteurs ont en effet été confrontés à des risques sur leurs revenus plus élevés, en raison du changement climatique et d’une volatilité accrue des prix sur les marchés.

Dans ce contexte, réduire les pesticides revient à remettre en cause des pratiques visant à sécuriser les rendements et dès lors à fragiliser davantage un modèle économique déjà éprouvé. Pour que les politiques publiques d’accompagnement de cette réduction soient efficaces et perçues comme crédibles par les acteurs, elles doivent accompagner la profession vers une meilleure gestion globale des risques.

À cet égard, un instrument mérite une attention particulière : les contrats d’assurance récolte.

Un dispositif ancien mais peu utilisé

Ces assurances existent depuis plusieurs décennies en France et elles ont connu un net développement depuis les années 2000. Leur principe vise à protéger les agriculteurs d’une chute de rendement directement liée à des circonstances climatiques défavorables. En pratique, les agriculteurs français ont le choix d’assurer leurs cultures – y compris leurs prairies – avant chaque saison. Ils bénéficient alors d’une subvention publique couvrant partiellement leurs primes d’assurance (entre 45 % et 65 % suivant les options, financée par la politique agricole commune européenne).

Si un évènement climatique endommage au-delà d’un certain seuil leurs cultures (par exemple – 30 % du rendement moyen), une indemnité compensatrice est versée après expertise. Plusieurs fois modifié en 2005, 2010 et 2015, le régime d’assurance récolte connaît un succès mitigé. En 2018, plus de 70 000 exploitations agricoles françaises ont souscrit des polices d’assurance récolte, ce qui représente plus de 4 millions d’hectares – mais en proportion seulement 30,5 % de la surface agricole utile. Bien qu’ils soient en partie subventionnés, les contrats d’assurance français présentent des franchises élevées et ne protègent pas directement contre une variation des prix agricoles.

Conceptuellement, les achats d’assurance récolte et de pesticides par les agriculteurs apparaissent étroitement liés dans la mesure où les deux contribuent à préserver le rendement et le revenu des agriculteurs. Afin d’aligner les objectifs des politiques agricoles et de sécuriser la production des agriculteurs, nous devons comprendre leur relation. Pour que pesticides et assurance récolte soient considérés comme substituables, il est nécessaire de contrôler les deux principales voies d’interaction dans la manière dont ils sont appliqués.

Effets de marge

L’assurance peut inciter les agriculteurs à modifier leur consommation de pesticides au travers de deux effets. Le premier, dénommé « effet de marge intensive », se traduit par un changement pour une culture ou un système de production donnés, donc à structure de l’exploitation inchangée. Le second, dénommé « effet de marge extensive », se traduit par un changement dans l’utilisation des terres.

Par exemple, un agriculteur assuré pourrait réduire sa consommation de pesticides par hectare puisque l’assurance prendrait en charge d’éventuelles pertes de rendement (« effet de marge intensive »). Cependant, cet effet bénéfique pour l’environnement sera limité si l’agriculteur profite de sa couverture assurantielle pour prendre plus de risques et étendre la superficie cultivée de son exploitation (« effet de marge extensive »). Au final, la consommation totale de pesticides s’en trouverait augmentée.

Les effets de marge, relevés par de nombreuses études, sont loin d’être anodins car les niveaux d’utilisation des pesticides varient fortement d’une culture à l’autre : l’utilisation moyenne sur les fruits peut par exemple être dix fois plus élevée que sur certaines céréales. Il est à cet égard intéressant de remarquer que si le marché de l’assurance est relativement développé dans les grandes cultures et la viticulture, il laisse à l’écart le maraîchage et l’arboriculture où des solutions techniques de protection sont privilégiées.

Assurance récolte et usage accru des pesticides

Dans un article récent de la revue Agricultural Systems, nous avons analysé la relation entre l’assurance récolte et l’utilisation des pesticides dans l’agriculture européenne, en prenant l’exemple de la France et de la Suisse. Nous avons constaté que l’assurance récolte est associée à une augmentation des dépenses en pesticides dans les deux pays. L’ampleur de l’effet et les mécanismes sous-jacents sont cependant spécifiques à chaque pays.

Ainsi, si l’assurance récolte est subventionnée en France, ce n’est pas le cas en Suisse. Bien que les politiques agricoles diffèrent, les agriculteurs des deux pays doivent s’inscrire dans des politiques publiques dites d’« écoconditionnalité » visant notamment à réduire les risques liés à l’utilisation de pesticides. Dans notre analyse empirique, nous étudions les décisions des agriculteurs concernant la souscription d’assurances, l’utilisation des terres et l’utilisation des pesticides – ainsi que leurs interdépendances. Nous utilisons des séries de données de panel au niveau des exploitations agricoles en France et en Suisse, en prenant en compte les caractéristiques des exploitations et des agriculteurs, les conditions météorologiques et l’exposition aux risques climatiques.

Nos résultats indiquent, que sans assurance, les dépenses en pesticides seraient inférieures de 6 % en France et de 11 % en Suisse. Les mécanismes diffèrent : alors que l’effet de marge extensif (changements d’utilisation des terres) est dominant pour la Suisse, l’effet de marge intensif (utilisation de pesticides par hectare) domine pour la France. Nous attribuons les différences de mécanismes à la part plus importante de prairies temporaires en Suisse et à la subvention plus élevée des assurances en France.

Il est à noter que nous avons utilisé les dépenses en pesticides comme indicateur de l’utilisation de pesticides par les agriculteurs, cette mesure ne traduisant pas les risques potentiels des pesticides pour l’homme et l’environnement.

Repenser le soutien à l’assurance récolte

Si nos résultats montrent clairement que l’assurance récolte peut conduire à une utilisation accrue de pesticides, cela ne signifie pas que l’assurance récolte est un outil de gestion des risques inadapté à l’agriculture. Au contraire, elle est un outil essentiel pour la gestion des risques des agriculteurs et elle gagne en importance.

Toutefois, nous soulignons qu’il peut exister des effets secondaires involontaires dont il faut tenir compte. Nos conclusions soulignent la nécessité d’une évaluation minutieuse des politiques de soutien à l’assurance récolte. En effet, le système actuel ne contribue pas à améliorer les performances environnementales de l’agriculture. Nous devons donc développer des solutions d’assurance durables qui soient bonnes à la fois pour les agriculteurs et l’environnement.

À titre d’exemple, les productions à faible teneur en pesticides ou les productions biologiques sont souvent plus risquées économiquement pour les agriculteurs : l’assurance peut être un outil approprié pour encourager l’adoption de ces pratiques par les agriculteurs. Enfin, nos résultats mettent clairement en évidence la nécessité d’une vision holistique de la politique agricole afin de proposer des outils et des instruments adaptés aux différents objectifs et acteurs de la politique agricole.


Cet article a été écrit en collaboration avec Niklas Möhring, Robert Finger (ETH Zürich, Suisse) et Tobias Dalhaus (Université de Wageningen, Pays-Bas).




[Brèves] Concarneau. Marine Delpy, une amoureuse de sa Ville bleue


Bien connue des habitants pour ses activités associatives et ses œuvres, l’artiste Marine Delpy ne manque pas d’idées pour valoriser Concarneau. Elle a créé une crèche de Noël… en Ville close !

Marine Delpy va offrir sa crèche concarnoise au musée d’Etel, début décembre.Marine Delpy va offrir sa crèche concarnoise au musée d’Etel, début décembre. | OUEST-FRANCE

C’est sûr, Marine Delpy est totalement intégrée au sein de Concarneau. Fille de l’artiste Lucien-Victor Delpy, peintre officiel de la Marine en 1931 et peintre aux armées en 1945, disparu en 1967, Marine Delpy a hérité de la passion de son père pour les arts. Voire de son talent.

« C’est bien la passion de mon père, pour son métier et son attachement aux paysages et aux métiers maritimes qui ont forgé mon attachement à ma ville natale, confie-t-elle. Je suis ravie et fière d’être née au cœur de la Ville close. Beaucoup m’envieraient de pouvoir situer son lieu de naissance dans la chapelle de l’ancienne Église Saint-Guénolé. »

Une crèche concarnoise

Il est vrai que les naissances Concarnoises, jusqu’en 1949, avaient lieu dans la bâtisse aujourd’hui en grande partie manquante. « Pour mon père, né dans l’Île de la Cité, à Paris, notre Ville close était un rappel de son île au milieu de la Seine », sourit sa fille.

Marine Delpy a grandi dans l’atelier du Celtic, avec les odeurs d’huiles et de térébenthine, où les amateurs de belles peintures venaient découvrir les dernières œuvres de son père. « C’est donc naturellement, qu’encouragée au collège Berthou, je suis entrée directement à l’école des Beaux-Arts de Quimper. » Elle n’arrêtera dès lors, de proposer de belles créations.

Après avoir découvert les expositions de crèches maritimes du musée des Thoniers-d’Etel, l’idée lui est venue de réaliser la sienne, concarnoise, en 2019, avec l’envie qu’elle rejoigne la collection de ce « touchant » musée.

Des fèves de galettes des Rois

« Armée de carton, de rubans adhésifs, de journaux, de colle à tapisser et de peinture acrylique, j’ai joué de mon imagination. J’ai complété ma maquette avec mes petits objets maritimes s’accordant au paysage de notre citadelle, comme le modèle réduit de l’Hémérica en vente à la boutique du musée de la pêche. Mon amie Sophie m’a offert des fèves de galettes des Rois pour faire les passants. La crèche est située à l’ancien hôpital. »

Près de deux ans de fabrication ont été nécessaires, entrecoupé de pause pour pouvoir se consacrer à d’autres projets, comme ses autres œuvres, ses participations aux films de l’association Making Movies 29, aux concours d’arts, ou encore à travailler sur la collecte de l’histoire de la tempête de 1930.

Marine Delpy va donc désormais offrir sa Crèche, « pour l’exposition 2020 du musée d’Etel qui démarrera le 15 décembre, un clin d’œil au musée de la pêche de Concarneau. »




[Brèves] Des auteurs de BD dénoncent 388 « #DéputésdelaHonte » – ActuaBD


Des auteurs de BD dénoncent 388 « #DéputésdelaHonte »
Aurore Bergé par Cyril Pedrosa

Cette loi, dont le projet a été adopté par l’Assemblée nationale le 24 novembre dernier, prévoit la mise en place d’outils de surveillance (caméras piétons, drones…) et une protection accentuée des forces de l’ordre (pénalisation de la diffusion « malveillante » des visages et de l’identité des policiers, usage contre eux de mortiers d’artifice, etc.). Elle renforce notamment les polices municipales et autorise l’appel, dans certains cas, à des sociétés de sécurité privées. Rappelons qu’elle doit encore repasser devant le Sénat en 2021 avant d’être promulguée.


Benjamin Griveaux par Quentin Faucompré

Dans le contexte de la chape de plomb qui tombe sur notre société en raison de la crise sanitaire, d’un ciblage des policiers par les terroristes islamistes, d’une présence récurrente des « black blocs » dans les manifestations et d’une violence accrue contre les policiers, mais aussi récemment d’une intervention brutale contre des réfugiés Place de la République à Paris et du passage à tabac par quatre policiers d’un citoyen, les tensions sont fortes autour de la loi dite de « Sécurité Globale ».

Si l’ensemble de cette loi est mise en cause, c’est en particulier l’article 24 réduisant la liberté d’expression – il vise à rendre obligatoire le floutage des visages des policiers dans les vidéos diffusées dans les médias – qui est le plus contesté et qui a fait réagir une trentaine d’auteurs de bande dessinée, parmi lesquels des Grands Prix d’Angoulême (Lewis Trondheim et Charles Berberian), à l’unisson des manifestations qui ces jours-ci exigent le retrait dudit article.


Christian Jacob par Terreur Graphique

Christophe Castaner par Charles Berberian

Marine Le Pen par Terreur Graphique

« Alors que le gouvernement se veut le défenseur de la liberté d’expression, il restreint avec cette loi les libertés et l’expression journalistique et citoyenne. Nous, auteurices de bande dessinée, avons décidé de rendre visibles celles et ceux qui ont voté cette loi dans l’urgence, alors que le pays est en plein confinement. Nous publions le portrait de ces 388 #DéputésdelaHonte. Nous représentons celles et ceux qui nous représentent. […] Vous pouvez imprimer, coller, diffuser ces portraits, manifester avec, en faire des tirages, des stickers, vous pouvez vous les réapproprier tant que cela est pour dire #StopLoiSécuritéGlobale ».


Guillaume Larrivé par Aurel

Ainsi s’expriment les dessinatrices et dessinateurs à l’initiative du projet, sur le site Internet dédié, lui-même accompagné d’un « drive » offrant l’accès à tous les portraits dessinés des députés ayant voté la loi. Leur objectif est de rappeler le rôle des députés dans le processus d’élaboration de la loi. Sans leur vote, la loi voulue par le Gouvernement et défendue par le ministre de l’Intérieur resterait lettre morte : c’est le fonctionnement normal de la Ve République. Afficher leurs visages et leurs noms n’a rien d’illégal – toutes les informations sont disponibles sur le site de l’Assemblée nationale – et n’est pas assorti de commentaires diffamants ou violents. Il s’agit de se réapproprier les principes de la démocratie représentative, en soulignant que les députés, par définition représentants de la Nation, votent au nom de tous les citoyens, y compris ceux qui ne les ont pas élus.


Eric Ciotti par Loïc Sécheresse

François de Rugy par Terreur Graphique

Les manifestants de ce week-end n’ont pas manqué d’utiliser ces portraits, tandis que certains députés ont été choqués, quelques portraits se rapprochant de la caricature. D’autres se les sont appropriés pour les mettre sur leur page Facebook. Chacun assume à sa façon…


Les portraits dessinés et utilisés par les manifestants le 28 novembre à Paris © Guillaume Blanchaud 2020

Les portraits dessinés et utilisés par les manifestants le 28 novembre à Paris © Guillaume Blanchaud 2020

Les portraits dessinés et utilisés par les manifestants le 28 novembre à Paris © Guillaume Blanchaud 2020

Ce n’est pas la première fois que des auteurs de bande dessinée s’associent pour exprimer leur rejet de la politique gouvernementale. En janvier 2020, certains avaient contribué à la création d’un fanzine, LBD 2020, distribué gratuitement à Angoulême. D’autres ont réalisé des œuvres – textes ou dessins – dans la même tonalité et diffusés dans la revue de L’Association, Mon Lapin Quotidien et dans l’éphémère et numérique Mon Pangolin d’Avril. Une partie d’entre eux se retrouvent dans l’opération « #DéputésdelaHonte », dont voici la liste des autrices et auteurs :

Nicole Augereau
Aurel
Charles Berberian
Gwen de Bonneval
Franck Bourgeron
Thomas Brochard-Castex
Thomas Cadène
Lucie Castel
Estine Coquerelle
Robin Cousin
Cy.
Mathilde Domecq
Florence Dupre la Tour
Quentin Faucompré
Grégory Jarry
Sébastien Kerascoët
Killoffer
Lenon
Marion Montaigne
Maumont
Morvandiau
Otto T.
Amélie Patin
Cyril Pedrosa
Saplaün, Annaïg
Loïc Sécheresse
Thibaut Soulcié
Terreur Graphique
Lewis Trondheim
Yoann Vornière


Dessin © Charles Berberian

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Merci à Pierre M. toujours à l’affût 😷


[Société] L’Europe, mortelle forteresse

Au port de pêche du quartier de Tefess, dans le village sénégalais de Mbour, à une centaine de kilomètres de Dakar, d’où partent pour l’Europe la majorité des pirogues.
Au port de pêche du quartier de Tefess, dans le village sénégalais de Mbour, à une centaine de kilomètres de Dakar, d’où partent pour l’Europe la majorité des pirogues. Photo Sylvain Cherkaoui pour Libération

Une rangée supplémentaire de barbelés a été dressée autour des frontières européennes ce week-end. Pour «rendre impossibles les traversées de la Manche», selon la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, les patrouilles françaises sur les plages et le long de la côte seront doublées et recevront l’appui de drones et de radars. Ce durcissement dans une région où les frontières sont déjà placées sous haute surveillance ne pourra que forcer les migrants à tenter le passage dans des conditions de plus en plus dangereuses. Depuis janvier, onze d’entre eux ont trouvé la mort, en mer ou sur l’autoroute, en tentant de rejoindre l’Angleterre.

Aussi dure soit-elle, la situation sur les bords de la Manche n’atteint pas le niveau de dangerosité en Méditerranée, où 132 personnes au moins sont mortes en novembre. Joseph, l’un des plus jeunes d’entre eux, a été enterré le 15 novembre, sous un dessin et quelques bouquets de fleurs, sur l’île italienne de Lampedusa. Il était né six mois plus tôt, en Guinée. Le 11 novembre, le bébé a échappé aux bras de sa mère lorsque le canot où ils se trouvaient s’est brisé. Les sauveteurs de l’Open Arms, seul bateau de secours à opérer en ce moment en Méditerranée, ont réussi à le repêcher, mais ils n’ont pu le réanimer.

A lire aussi A Mbour, village sénégalais, «partout il y a des morts»

Ce jour-là, au moins cinq autres personnes se sont noyées. Le lendemain, 94 migrants sont morts au large de la Libye, portant le nombre de décès en mer à 980 depuis janvier. Leurs corps ont rejoint ceux des 20 000 noyés en Méditerranée qu’a recensés le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies (HCR) depuis six ans.

Maintenus à quai

Les migrants continuent à mourir en Méditerranée dans une indifférence politique grandissante et souvent loin de tout témoin. Depuis cet été, les navires des ONG de secours en mer sont empêchés d’accomplir leur mission. Six d’entre eux sont bloqués dans les ports italiens, parfois depuis plusieurs mois. «Nous avons d’abord dû respecter une période de quarantaine après avoir débarqué des rescapés à Palerme, puis le 19 septembre nous avons eu droit à onze heures d’inspection du bateau. La procédure a relevé 22 irrégularités, pour la plupart minimes, comme une lumière manquante dans un couloir,explique Hassiba Hadj-Sahraoui de Médecins sans frontières (MSF), dont les équipes opèrent à bord du Sea Watch 4. Le problème majeur, c’est qu’on exige de nous une classification comme bateau de sauvetage, alors qu’elle n’existe pas dans les critères allemands [le navire est immatriculé en Allemagne, ndlr].» Le Sea Watch 4 est bloqué à quai depuis septembre.

Cet été, l’Ocean Viking, autre bateau opéré par SOS Méditerranée, et le Sea Watch 3 ont aussi été maintenus à terre par les autorités italiennes pour avoir embarqué un nombre de «passagers» supérieur à celui prévu par leur capacité réglementaire. «L’idée est toujours de laisser croire qu’on agit dans l’illégalité. Une législation contre la mafia et la grande criminalité a même déjà été utilisée contre nous», explique Hassiba Hadj-Sahraoui. Le différend portait alors sur une question de vêtements. A bord, les rescapés obtiennent de nouveaux habits, tandis que ceux qu’ils portaient pendant la traversée, souvent imprégnés du fioul des moteurs, sont jetés une fois à terre. Les autorités italiennes réclament que ces vêtements soient traités comme des déchets médicaux, ce qui implique une procédure bien plus lourde. Pour Hassiba Hadj-Sahraoui, ce harcèlement administratif des ONG s’intègre à «une stratégie plus large, d’externalisation des frontières et d’interception des migrants. Pour éviter d’avoir à se les répartir, les membres de l’UE préfèrent bloquer les arrivées».

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Sur ce plan, l’objectif est atteint : jamais depuis 2012 le nombre d’arrivées illégales dans l’Union européenne n’avait été aussi bas. Seules 87 127 personnes y sont entrées clandestinement depuis janvier, dont plus de 90 % par la mer, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ils étaient 128 000 l’an dernier, 147 000 en 2018 et 188 000 en 2017, très loin du million de 2015. L’année n’est certes pas finie, mais les tentatives de traversée se font plus rares en hiver. D’après un rapport de l’agence européenne de protection des frontières Frontex, publié le 17 novembre, les entrées illégales sont en baisse de 21 % par rapport à la même époque l’an dernier.

Refoulements illégaux

La diminution des départs ne suffit pas à expliquer ce chiffre. L’Europe a réussi à se barricader grâce aux accords avec la Libye et la Turquie, qui jouent un rôle de ceinture de rétention. En Méditerranée centrale, redevenue le principal axe de passage, ce sont les gardes-côtes libyens qui veillent au grain. D’après l’OIM, ils ont renvoyé en Libye au moins 10 300 personnes cette année – un pays pourtant jugé «non sûr» par l’Office français de protection des réfugiés. Rien qu’entre le 3 et le 9 novembre, près de 1 000 personnes ont été arrêtées en mer. Ce sont les informations reçues des avions de Frontex qui leur permettent d’agir aussi efficacement, selon MSF. Quand cela ne suffit pas, les gardes-côtes européens s’y mettent parfois directement. Au large de la Grèce, des pushback, ou refoulements illégaux de migrants, ont été documentés. Récemment, une enquête de médias d’investigation a montré l’implication de Frontex.

Les blocages poussent les migrants à emprunter toujours de nouvelles routes ou à en utiliser d’anciennes qui s’étaient taries. Cette année, la fréquentation de celle des Balkans a augmenté, malgré les violences des gardes-frontières croates. Lors des dix premiers mois de l’année, 19 700 personnes, souvent syriennes ou afghanes, l’ont empruntée, environ deux fois plus que l’an dernier à la même période. Les départs ont aussi augmenté en Tunisie, même s’il s’agit d’une migration un peu différente. Ce sont en majorité des Tunisiens – ils représentent 34 % de toutes les arrivées en Europe comptabilisées entre juillet et septembre – plutôt que des migrants en transit venus d’Afrique subsaharienne, comme en Libye. Leurs traversées, souvent sans passeurs, se font sur des petits bateaux.

Ces dernières semaines, le passage par les Canaries, emprunté dans les années 2000, est revenu sur le devant de la scène : 17 000 personnes ont débarqué dans l’archipel espagnol depuis janvier. «En 2019, 2 698 personnes y sont arrivées par bateau, contre 5 359 au seul mois d’octobre 2020, note sur Twitter Vincent Cochetel, envoyé spécial du HCR dans la région. Cette “nouvelle” ancienne route est aussi dangereuse qu’avant et les passeurs se sont adaptés pour contourner certaines fermetures de frontières.»

Risquées et contrecarrées de toutes parts, ces arrivées illégales sont pourtant infimes. A l’échelle du nombre d’étrangers en situation irrégulière dans l’UE, estimé entre 3,9 et 4,8 millions par le Pew Research Center, comme à l’échelle de l’immigration légale, évaluée à 2,2 millions de personnes par Bruxelles pour l’année 2018.

Nelly Didelot


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Merci à Pierre M. pour le relais de ce bilan insoutenable 😷


[Brèves] Les finalistes des Comedy Wildlife Photography Awards dévoilés


À VOIR : Poisson souriant, négociation entre un prédateur et sa proie, ours farceur… Cette année encore, les finalistes du concours photo Comedy Wildlife Photography Awards méritent bien leur place.

Une tortue au large de l'Australie

Les organisateurs des Comedy Wildlife Photography Awards, la compétition photographique la plus drôle et loufoque de ces dernières années, ont dévoilé la liste des finalistes de cette édition 2020. Les 44 clichés ont été diffusés en avant-première alors que les lauréats seront connus le 22 octobre.

Une compétition drôle et légère

Cette compétition, fondée par les photographes professionnels Paul Joynson-Hicks et Tom Sullam a pour objectif de mettre “en valeur sérieusement des images amusantes” de la nature. Elle révèle ainsi chaque année des scènes légères et drôles immortalisées par chance (et avec talent, bien sûr) par les nombreux photographes participants. Mais les Comedy Wildlife Photography Awards n’oublient pas pour autant de rappeler la fragilité de la nature et l’importance de sa conservation. Et cette année encore, le concours se fait en partenariat avec la Born Free Foundation, une ONG internationale spécialisée dans la protection des animaux sauvages. Poisson souriant, négociation entre un prédateur et sa proie, ours farceur… La rédaction de Sciences et Avenir a sélectionné dix des 44 photos finalistes (voir le diaporama ci-dessus). En se rendant sur le site du concours, les internautes peuvent également voter pour le gagnant d’une catégorie particulière, le People’s Choice Award.

Les petits gestes du quotidien pour préserver l’environnement

Cette année, les organisateurs des Comedy Wildlife Photography Awards tiennent en plus à faire passer un message : comment être “écolo” à la maison. Par exemple, en achetant local et responsable afin de soutenir les commerces de proximité, de favoriser les objets recyclables pour réduire son empreinte carbone. Il est aussi possible (même en appartement) de placer un bac à fleur sur le rebord d’une fenêtre. “Nous avons tous entendu parler de l’importance des abeilles, et ce petit clin d’œil à leurs besoins quotidiens est déjà un énorme pas dans la bonne direction. Imaginez si chaque rebord de fenêtre avait un bac à fleurs“, notent les organisateurs dans un communiqué. Ils appellent également à réduire les vols en avion et à devenir un “influenceur pour la nature”. Ce dernier ne s’apparente par forcément à un activiste mais il se soucie de l’environnement et adopte de petits gestes quotidiens pour le préserver.