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[Brèves] Le Système solaire se déplace plus vite dans la galaxie et est plus proche du trou noir supermassif


Pour dresser une carte en trois dimensions de notre Galaxie, il serait bon de pouvoir prendre un peu de distance. Mais c’est impossible. Alors des chercheurs comptent sur la nouvelle précision de radiotélescopes pour établir plus exactement où se situe la Terre au sein de la Voie lactée. Ils nous apprennent aujourd’hui qu’elle est un peu plus proche de son trou noir supermassif qu’ils ne le pensaient.

La Terre se situe dans l’un des bras de notre Galaxie spirale. Nous le savons. Mais dresser une carte en trois dimensions de la Voie lactée — dans laquelle nous vivons et de laquelle nous ne pouvons pas nous extraire –, ce n’est pas chose aisée. Pourtant aujourd’hui, en se basant sur les travaux du projet Vera — pour VLBI Exploration of Radio Astrometry, un projet qui repose sur des instruments basés au Japon –, des chercheurs proposent une petite révision de la position — et de la vitesse — de notre Système solaire à travers la Voie lactée.

Grâce à des données d’une résolution incroyable de 10 microsecondes d’arc — Vera pourrait théoriquement discerner un cent américain à la surface de la Lune ! –, le projet a permis de publier des informations extrêmement précises sur plusieurs dizaines d’objets de la Voie lactée. Et de remonter ainsi à une localisation du centre de notre Galaxie et de son trou noir supermassif qui s’y cache.

Sur ce schéma, les flèches indiquent les positions et vitesses de 224 objets de la Voie lactée. Les lignes noires montrent les bras de la spirale galactique. Les couleurs représentent des groupes d’objets différents dans un même bras. En arrière-plan, une simulation de notre Galaxie. © NAOJ

Sur ce schéma, les flèches indiquent les positions et vitesses de 224 objets de la Voie lactée. Les lignes noires montrent les bras de la spirale galactique. Les couleurs représentent des groupes d’objets différents dans un même bras. En arrière-plan, une simulation de notre Galaxie. © NAOJ 

Bientôt encore plus de précision

Ainsi la Terre se trouverait finalement plus près de ce trou noir central d’environ quatre millions de masses solaires que le pensaient jusqu’alors les chercheurs. En 1985, l’UAI, l’Union astronomique internationale avait entériné une valeur officielle de 27.700 années-lumière. L’an dernier, le consortium Gravity avait déjà abaissé cette distance à 26.673 années-lumière. Finalement, nous ne voguerions qu’à « seulement » 25.800 années-lumière du centre de la Voie lactée.

La Terre voyagerait également dans l’espace plus rapidement que les précédents calculs l’envisageaient : 227 mètres par seconde contre 220 précédemment. Pas de quoi, tout de même, craindre que nous soyons précipités vers le trou noir supermassif du centre de notre Galaxie. Mais les chercheurs attendent désormais avec impatience les résultats que fournira le prochain projet, baptisé East Asian VLBI Network et comprenant des radiotélescopes installés en Corée du Sud et en Chine pour une précision encore meilleure.




[Brèves] Pourquoi fait-on un sapin de Noël, d’où vient cette tradition ?




Il décore nos rues, nos maisons et nos commerces. À l’approche des fêtes de fin d’année, le sapin de Noël est un incontournable voire un indispensable. Il s’en vend 6 millions en France en cette saison. Mais savez-vous pourquoi ? Retour sur l’histoire de cette tradition.

Ça sent le sapin, en cette saison ! Comme le chocolat à Pâques, les crêpes à la Chandeleur et les fleurs à la Saint-Valentin : le sapin de Noël est un incontournable à l’approche des fêtes de fin d’année.

Il décore nos rues, maisons, les commerces et même nos bureaux… Il s’en vend 6 millions chaque année dans l’Hexagone, dont 80 % sont issus de la production française.

Six millions de sapins sont vendus chaque année, en France. (Infographie : Ouest-France)

D’où vient cette fameuse tradition ?

Comme de nombreuses traditions de Noël, le sapin de Noël est le fruit de coutumes païennes et religieuses.

Dans l’empire romain, le 25 décembre était considéré comme le jour de la renaissance du soleil. À cette occasion, les Romains s’offraient des cadeaux et décoraient leurs maisons avec des branches de conifères, un arbre vert donc. Plus tard en Europe du Nord, les Celtes associaient chaque mois lunaire à un arbre. L’épicéa fut déjà désigné pour le mois de décembre.

Au Moyen-Âge, lors des mystères, ces scènes bibliques jouées sur le parvis des églises, un arbre était garni de pommes rouges, faisant référence à l’arbre du paradis.

Et c’est au XIIe siècle que le sapin, tel qu’on le connaît aujourd’hui, a véritablement fait son apparition en France. C’était en Alsace. La plus ancienne mention du sapin de Noël remonte à 1521, dans un registre de la ville de Sélestat, dans le Bas-Rhin.

Et depuis quand le décore-t-on ?

Décorer le sapin, un plaisir pour les petits comme les grands. (Photo d’illustration : Fotolia)

Au XIVe siècle, les sapins étaient déjà parés de pommes, de confiseries, de fleurs. Et ce sont les protestants, pour se dissocier des catholiques qui, en 1560, décidèrent d’ajouter une étoile au sommet de l’arbre. Elle était le symbole de l’étoile de Bethléem, qui guida les Rois mages vers l’étable du Christ.

Il faudra ensuite attendre 1738 pour que les premiers sapins illuminés soient introduits. Une initiative que l’on doit à Marie Leszczynska, l’épouse de Louis XV. D’origine polonaise, elle en fit installer au château de Versailles. C’est ainsi que le sapin tel qu’on le connaît aujourd’hui a véritablement pris racine dans notre histoire française.

Présent dans un foyer sur deux

80 % des sapins achetés en France sont d’origines françaises. (Photo : Joël Le Gall / archives Ouest-France)

Depuis, artificiel ou naturel, petit ou grand, paré de guirlandes ou d’étoiles : il s’en vend 6 millions chaque année en France (5 millions de naturels et un million d’artificiels).

Ce symbole des fêtes est présent dans deux foyers sur dix. En 2019, les Français ont dépensé en moyenne 27,23 € pour acheter un sapin, ce qui représente un chiffre d’affaires global de 158 millions d’euros, selon le cabinet Kantar (1).

Et les Français achètent leur sapin de plus en plus tôt. En 2019, 53 % des sapins ont été vendus avant le 9 décembre. Près de 10 % avaient été décorés dès le mois de novembre (deux fois plus qu’en 2018).

Le confinement pourrait, encore cette année, en inciter plus d’un à se mettre tôt dans l’ambiance de Noël.

(1) Étude réalisée sur un échantillon de 5 537 foyers représentatifs de la population française.




[Brèves] Une association pour les voiliers professionnels


© Mélanie Joubert

Nous, associations, entreprises, capitaines, armateurs de voiliers traditionnels professionnels, avons créé une association regroupant ces voiliers armés en NUC (navires à utilisation commerciale), en activité sur la côte de la Manche et de l’Atlantique : l’Association des voiliers professionnels du patrimoine. L’objectif principal : parler d’une seule voix pour avoir plus de poids face aux organisateurs des fêtes maritimes, aux administrations et aux institutions.

Les décisions gouvernementales n’étant pas toujours claires concernant les voiliers NUC, nous avons ainsi sollicité, pendant la crise sanitaire, les préfectures maritimes et terrestres afin d’apparaître clairement dans les décrets autorisant ou limitant la navigation.

Un travail a également été mené pour réfléchir sur les effets de la crise de la Covid-19 afin de sauvegarder les armements, les navires et les emplois, en discutant des conditions d’accueil du public, avec la rédaction  d’un plan sanitaire, des décrets, des aides et des conditions de reprise de l’activité nautique professionnelle. Nous craignons en effet de “passer sous les radars” des aides pour les structures en difficulté dans le domaine du tourisme. Nos navires ont une image forte et reconnue en tant qu’éléments du patrimoine culturel et touristique, en revanche ils ont moins de poids sur le plan économique… Pour donner un exemple, l’ENIM – régime social des marin – propose, à ce jour, des reports de cotisations sociales mais pas leur exonération, pourtant prévue par le gouvernement pour les entreprises de tourisme.

Nous sommes aussi intervenus auprès des assureurs pour demander une diminution de cotisation car nous avons payé, au plus fort de la crise, nos assurances passagers sans pouvoir embarquer de passagers ainsi qu’une prime de risque accrue liée à nos navigations alors que nos navires restaient bloqués au port…

Bien sûr, nous nous sommes aussi penchés sur l’après-Covid. L’Etat et ses services, les collectivités, les banques vont-ils nous accompagner après la crise, en 2021, en 2022…? Nous avons besoin d’être fortement soutenus, et ce sur plusieurs années. Nos adhérents sont légitimement inquiets.  L’absence totale de chiffre d’affaires en pleine saison est une catastrophe car les navire nécessiteront quand même un entretien hivernal. Le report en 2021 de certaines sorties annulées en 2020 va impacter la saison prochaine. Les aides comme les prêts garantis par l’Etat sont une solution risquée, car nos armements ne pourront pas rembourser dans l’année ces prêts qui deviendront des charges supplémentaires, dans des conditions peu claires pour l’instant…

Outre ces premiers travaux et aboutissement, nous avons d’autres projets en cours, notamment celui d’établir un site pour présenter les voiliers professionnels du patrimoine afin d’avoir une communication commune, relayée vers les sites internet de chacun. Nous envisageons de développer, à moyen terme, un site de commercialisation commun pour ceux qui le souhaitent. Nous voulons aussi mutualiser les “bons plans” au niveau des achats de matériel, de l’accueil, du fonctionnement…

Enfin, à un horizon un peu plus lointain, il faudrait commencer à travailler sur les divergences des textes européens et français concernant les navires NUC et les problèmes au niveau de la TVA, et nous songeons à établir une charte des bateaux traditionnels afin de satisfaire aux mieux les passagers.

Pour adhérer à notre Association des voiliers professionnels du patrimoine, il faut être un NUC d’un port des côtes françaises de la Manche ou de l’Atlantique, s’acquitter d’une cotisation annuelle de 50 euros, et participer aux réunions, à distance ou sur place. Laurence Delmont et Wilfrid Provost, co-présidents, Cédric Lagrifoul, Secrétaire, Yann Roger, Trésorie.

Premiers voiliers adhérents : Amzer Zo, Biche, Cancalaise, Charles Marie, Corentin, Dalh Mad, Enez Koalen, Etoile du Roy, Etoile Molène, Eulalie, Krog e barz, Le Français, Le Renard, Loch Monna, Lola of Skagen, Marie Georgette, Marité, Milpat, Nébuleuse, Neire Maove, Notre-Dame de Rumengol, Sant C’hireg, Skeaf, Tante Fine.




[Brèves] Concarneau. Marine Delpy, une amoureuse de sa Ville bleue


Bien connue des habitants pour ses activités associatives et ses œuvres, l’artiste Marine Delpy ne manque pas d’idées pour valoriser Concarneau. Elle a créé une crèche de Noël… en Ville close !

Marine Delpy va offrir sa crèche concarnoise au musée d’Etel, début décembre.Marine Delpy va offrir sa crèche concarnoise au musée d’Etel, début décembre. | OUEST-FRANCE

C’est sûr, Marine Delpy est totalement intégrée au sein de Concarneau. Fille de l’artiste Lucien-Victor Delpy, peintre officiel de la Marine en 1931 et peintre aux armées en 1945, disparu en 1967, Marine Delpy a hérité de la passion de son père pour les arts. Voire de son talent.

« C’est bien la passion de mon père, pour son métier et son attachement aux paysages et aux métiers maritimes qui ont forgé mon attachement à ma ville natale, confie-t-elle. Je suis ravie et fière d’être née au cœur de la Ville close. Beaucoup m’envieraient de pouvoir situer son lieu de naissance dans la chapelle de l’ancienne Église Saint-Guénolé. »

Une crèche concarnoise

Il est vrai que les naissances Concarnoises, jusqu’en 1949, avaient lieu dans la bâtisse aujourd’hui en grande partie manquante. « Pour mon père, né dans l’Île de la Cité, à Paris, notre Ville close était un rappel de son île au milieu de la Seine », sourit sa fille.

Marine Delpy a grandi dans l’atelier du Celtic, avec les odeurs d’huiles et de térébenthine, où les amateurs de belles peintures venaient découvrir les dernières œuvres de son père. « C’est donc naturellement, qu’encouragée au collège Berthou, je suis entrée directement à l’école des Beaux-Arts de Quimper. » Elle n’arrêtera dès lors, de proposer de belles créations.

Après avoir découvert les expositions de crèches maritimes du musée des Thoniers-d’Etel, l’idée lui est venue de réaliser la sienne, concarnoise, en 2019, avec l’envie qu’elle rejoigne la collection de ce « touchant » musée.

Des fèves de galettes des Rois

« Armée de carton, de rubans adhésifs, de journaux, de colle à tapisser et de peinture acrylique, j’ai joué de mon imagination. J’ai complété ma maquette avec mes petits objets maritimes s’accordant au paysage de notre citadelle, comme le modèle réduit de l’Hémérica en vente à la boutique du musée de la pêche. Mon amie Sophie m’a offert des fèves de galettes des Rois pour faire les passants. La crèche est située à l’ancien hôpital. »

Près de deux ans de fabrication ont été nécessaires, entrecoupé de pause pour pouvoir se consacrer à d’autres projets, comme ses autres œuvres, ses participations aux films de l’association Making Movies 29, aux concours d’arts, ou encore à travailler sur la collecte de l’histoire de la tempête de 1930.

Marine Delpy va donc désormais offrir sa Crèche, « pour l’exposition 2020 du musée d’Etel qui démarrera le 15 décembre, un clin d’œil au musée de la pêche de Concarneau. »




[Brèves] Des auteurs de BD dénoncent 388 « #DéputésdelaHonte » – ActuaBD


Des auteurs de BD dénoncent 388 « #DéputésdelaHonte »
Aurore Bergé par Cyril Pedrosa

Cette loi, dont le projet a été adopté par l’Assemblée nationale le 24 novembre dernier, prévoit la mise en place d’outils de surveillance (caméras piétons, drones…) et une protection accentuée des forces de l’ordre (pénalisation de la diffusion « malveillante » des visages et de l’identité des policiers, usage contre eux de mortiers d’artifice, etc.). Elle renforce notamment les polices municipales et autorise l’appel, dans certains cas, à des sociétés de sécurité privées. Rappelons qu’elle doit encore repasser devant le Sénat en 2021 avant d’être promulguée.


Benjamin Griveaux par Quentin Faucompré

Dans le contexte de la chape de plomb qui tombe sur notre société en raison de la crise sanitaire, d’un ciblage des policiers par les terroristes islamistes, d’une présence récurrente des « black blocs » dans les manifestations et d’une violence accrue contre les policiers, mais aussi récemment d’une intervention brutale contre des réfugiés Place de la République à Paris et du passage à tabac par quatre policiers d’un citoyen, les tensions sont fortes autour de la loi dite de « Sécurité Globale ».

Si l’ensemble de cette loi est mise en cause, c’est en particulier l’article 24 réduisant la liberté d’expression – il vise à rendre obligatoire le floutage des visages des policiers dans les vidéos diffusées dans les médias – qui est le plus contesté et qui a fait réagir une trentaine d’auteurs de bande dessinée, parmi lesquels des Grands Prix d’Angoulême (Lewis Trondheim et Charles Berberian), à l’unisson des manifestations qui ces jours-ci exigent le retrait dudit article.


Christian Jacob par Terreur Graphique

Christophe Castaner par Charles Berberian

Marine Le Pen par Terreur Graphique

« Alors que le gouvernement se veut le défenseur de la liberté d’expression, il restreint avec cette loi les libertés et l’expression journalistique et citoyenne. Nous, auteurices de bande dessinée, avons décidé de rendre visibles celles et ceux qui ont voté cette loi dans l’urgence, alors que le pays est en plein confinement. Nous publions le portrait de ces 388 #DéputésdelaHonte. Nous représentons celles et ceux qui nous représentent. […] Vous pouvez imprimer, coller, diffuser ces portraits, manifester avec, en faire des tirages, des stickers, vous pouvez vous les réapproprier tant que cela est pour dire #StopLoiSécuritéGlobale ».


Guillaume Larrivé par Aurel

Ainsi s’expriment les dessinatrices et dessinateurs à l’initiative du projet, sur le site Internet dédié, lui-même accompagné d’un « drive » offrant l’accès à tous les portraits dessinés des députés ayant voté la loi. Leur objectif est de rappeler le rôle des députés dans le processus d’élaboration de la loi. Sans leur vote, la loi voulue par le Gouvernement et défendue par le ministre de l’Intérieur resterait lettre morte : c’est le fonctionnement normal de la Ve République. Afficher leurs visages et leurs noms n’a rien d’illégal – toutes les informations sont disponibles sur le site de l’Assemblée nationale – et n’est pas assorti de commentaires diffamants ou violents. Il s’agit de se réapproprier les principes de la démocratie représentative, en soulignant que les députés, par définition représentants de la Nation, votent au nom de tous les citoyens, y compris ceux qui ne les ont pas élus.


Eric Ciotti par Loïc Sécheresse

François de Rugy par Terreur Graphique

Les manifestants de ce week-end n’ont pas manqué d’utiliser ces portraits, tandis que certains députés ont été choqués, quelques portraits se rapprochant de la caricature. D’autres se les sont appropriés pour les mettre sur leur page Facebook. Chacun assume à sa façon…


Les portraits dessinés et utilisés par les manifestants le 28 novembre à Paris © Guillaume Blanchaud 2020

Les portraits dessinés et utilisés par les manifestants le 28 novembre à Paris © Guillaume Blanchaud 2020

Les portraits dessinés et utilisés par les manifestants le 28 novembre à Paris © Guillaume Blanchaud 2020

Ce n’est pas la première fois que des auteurs de bande dessinée s’associent pour exprimer leur rejet de la politique gouvernementale. En janvier 2020, certains avaient contribué à la création d’un fanzine, LBD 2020, distribué gratuitement à Angoulême. D’autres ont réalisé des œuvres – textes ou dessins – dans la même tonalité et diffusés dans la revue de L’Association, Mon Lapin Quotidien et dans l’éphémère et numérique Mon Pangolin d’Avril. Une partie d’entre eux se retrouvent dans l’opération « #DéputésdelaHonte », dont voici la liste des autrices et auteurs :

Nicole Augereau
Aurel
Charles Berberian
Gwen de Bonneval
Franck Bourgeron
Thomas Brochard-Castex
Thomas Cadène
Lucie Castel
Estine Coquerelle
Robin Cousin
Cy.
Mathilde Domecq
Florence Dupre la Tour
Quentin Faucompré
Grégory Jarry
Sébastien Kerascoët
Killoffer
Lenon
Marion Montaigne
Maumont
Morvandiau
Otto T.
Amélie Patin
Cyril Pedrosa
Saplaün, Annaïg
Loïc Sécheresse
Thibaut Soulcié
Terreur Graphique
Lewis Trondheim
Yoann Vornière


Dessin © Charles Berberian

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Merci à Pierre M. toujours à l’affût 😷


[Brèves] Les finalistes des Comedy Wildlife Photography Awards dévoilés


À VOIR : Poisson souriant, négociation entre un prédateur et sa proie, ours farceur… Cette année encore, les finalistes du concours photo Comedy Wildlife Photography Awards méritent bien leur place.

Une tortue au large de l'Australie

Les organisateurs des Comedy Wildlife Photography Awards, la compétition photographique la plus drôle et loufoque de ces dernières années, ont dévoilé la liste des finalistes de cette édition 2020. Les 44 clichés ont été diffusés en avant-première alors que les lauréats seront connus le 22 octobre.

Une compétition drôle et légère

Cette compétition, fondée par les photographes professionnels Paul Joynson-Hicks et Tom Sullam a pour objectif de mettre “en valeur sérieusement des images amusantes” de la nature. Elle révèle ainsi chaque année des scènes légères et drôles immortalisées par chance (et avec talent, bien sûr) par les nombreux photographes participants. Mais les Comedy Wildlife Photography Awards n’oublient pas pour autant de rappeler la fragilité de la nature et l’importance de sa conservation. Et cette année encore, le concours se fait en partenariat avec la Born Free Foundation, une ONG internationale spécialisée dans la protection des animaux sauvages. Poisson souriant, négociation entre un prédateur et sa proie, ours farceur… La rédaction de Sciences et Avenir a sélectionné dix des 44 photos finalistes (voir le diaporama ci-dessus). En se rendant sur le site du concours, les internautes peuvent également voter pour le gagnant d’une catégorie particulière, le People’s Choice Award.

Les petits gestes du quotidien pour préserver l’environnement

Cette année, les organisateurs des Comedy Wildlife Photography Awards tiennent en plus à faire passer un message : comment être “écolo” à la maison. Par exemple, en achetant local et responsable afin de soutenir les commerces de proximité, de favoriser les objets recyclables pour réduire son empreinte carbone. Il est aussi possible (même en appartement) de placer un bac à fleur sur le rebord d’une fenêtre. “Nous avons tous entendu parler de l’importance des abeilles, et ce petit clin d’œil à leurs besoins quotidiens est déjà un énorme pas dans la bonne direction. Imaginez si chaque rebord de fenêtre avait un bac à fleurs“, notent les organisateurs dans un communiqué. Ils appellent également à réduire les vols en avion et à devenir un “influenceur pour la nature”. Ce dernier ne s’apparente par forcément à un activiste mais il se soucie de l’environnement et adopte de petits gestes quotidiens pour le préserver.




[Brèves] Prise en main du Server de la Freebox Delta – Les Numériques


Édité par Vincent Lheur


Un boîtier polyvalent et performant :


Ce boîtier Server fait office de modem et de routeur, et même plus encore. Un boîtier intéressant à analyser alors que Free n’avait plus fait évoluer cette partie de sa box depuis le lancement de la Freebox Révolution en 2010. En effet, que ce soient la Freebox Mini 4K ou même la Freebox One — annoncée en même temps que la Delta —, elles intègrent toutes deux des composants identiques pour la partie “Server”.

Une connectique complète et un disque optionnel

Livrée avec une documentation assez sommaire — complétée par les guides disponibles en ligne et l’aide apportée par sa communauté si nécessaire —, cette Freebox Server de forme triangulaire est assez volumineuse (25,5 x 24,5 x 6 cm). Plus profond que les modems/routeurs des autres opérateurs du marché, ce boîtier ne sera pas toujours évident à loger à proximité de sa prise Internet. Il est également assez lourd (1,5 kg avec un disque dur installé). Outre des instructions de raccordement basiques, le manuel comporte sur son dos la clé de connexion Wi-Fi ainsi qu’un QR Code qui peut être utilisé pour simplifier la connexion. Le WPS permet d’ajouter facilement de nouveaux appareils au réseau.

Les Freeplugs livrés avec la Freebox Delta sont plus gros et plus lourds, mais aussi plus rapides et ils délivrent une plus grande puissance électrique.

Bien sûr, le Server de la Freebox Delta est fourni avec l’ensemble des câbles et adaptateurs nécessaires (RJ11 comme RJ45). On trouve également dans son carton les deux Freeplugs qui, comme d’habitude, servent à alimenter électriquement les deux boîtiers (Server et Player) mais également à les connecter l’un à l’autre par le biais du CPL. Des Freeplugs qui, eux aussi, ont pris de l’embonpoint (4,9 cm de plus en longueur et 1 cm de plus en largeur que ceux qui sont fournis par Free avec ses autres box). Ils sont aussi 110 grammes plus lourds. Cela porte leur encombrement total à 17,3 x 7,8 x 4,1 cm pour 390 grammes. Sachant que le Server est déjà assez profond, cela ne facilitera pas la vie de ceux qui honnissent les câbles et cherchent à tout prix à réaliser une installation propre d’où rien ne dépasse.

Si ces Freeplugs sont plus gros, c’est sans doute parce qu’ils sont plus puissants, capables de délivrer quelque 130 watts, contre seulement 36 watts auparavant. C’est bien sûr le Player Devialet qui a poussé Free à muscler l’alimentation électrique, la consommation typique du Server étant d’environ 22 watts avec un disque dur au repos (28 € par an en moyenne) et de 26 watts avec deux disques installés (et pendant une écriture). Ils sont aussi plus rapides, gérant une connectivité à 1,2 Gb/s théorique via le support de la norme HomePlug AV2. Bonne nouvelle, ils abandonnent les deux cordons (alimentation et RJ45) pour un seul et unique câble USB-C (grâce au Power Delivery). Nous n’avons rencontré aucun souci pour les appairer, et ce, alors que nous nous préparions au pire vu la complexité du réseau électrique de nos locaux, quand bien même le Server est installé dans notre salle serveur— justement —, éloignée de nos laboratoires.


Les connecteurs présents sur la partie arrière du Server, ici avec le module FTTH (Fibre optique)

À l’arrière, on trouve une connectique plutôt complète : quatre ports RJ45 à 1 Gb/s, un port RJ11, un slot SFP+ pour le support du 10 Gb/s, un module xDSL/4G ou fibre optique en fonction de la connexion, un module pour le pack sécurité devenu optionnel et enfin un port USB-C où connecter le Freeplug. Deux ports USB (l’un en Type-A, l’autre en Type-C) complètent le tout sur la tranche gauche du Server, affichant une compatibilité USB 3.1 Gen 1 et permettant, par exemple, de connecter une clé USB ou un disque dur externe. Enfin, un module NFC est intégré au niveau du couvercle du boîtier.


Le Server Delta ne propose pas de port USB en façade et sa forme triangulaire ne facilite pas l’accès à ceux disponibles sur la tranche gauche.

En ce qui concerne la manipulation des menus du Server de la Freebox Delta, le bilan est clairement en régression par rapport à celui de la Freebox Révolution dont l’afficheur était beaucoup plus pratique.Free a joué ici la carte de la simplicité, avec commandes tactiles, mais l’afficheur ne délivre que trop peu d’informations à la fois et il faut se montrer patient pour lire les textes qui défilent sur cette interface. C’est pénalisant lorsque l’on souhaite interagir directement avec le boîtier, mais heureusement tous les paramètres sont accessibles dans l’interface classique de gestion Freebox OS, accessible via un navigateur Internet — voire par l’intermédiaire des réglages du Player dans certains cas. 


À l’intérieur de ce Server se cachent des composants dont Xavier Niel n’a pas manqué de vanter les mérites lors de l’annonce de la Freebox Delta, parlant du “processeur le plus puissant jamais intégré dans une box opérateur“. Il s’agit d’un SoC Marvell quad-core (Cortex-A72) gravé en 28 nm. Difficile d’obtenir d’autres informations techniques le concernant, si ce n’est qu’il est accompagné de 2 Go de DDR4-2400 sous la forme d’un module So-DIMM — la mémoire n’est pas soudée au PCB et peut donc être remplacée facilement en cas de défaillance. L’espace de stockage interne du Server Delta est confié à 4 Go de mémoire eMMC.


La RAM du Server de la Freebox Delta, amovible et au format So-DIMM.

Bien sûr, la partie la plus intéressante dans les entrailles de ce boîtier n’est autre que la trappe permettant d’accéder aux quatre emplacements pour disques durs 2,5″, servant à “alimenter” la fonction NAS. Certains auraient évidemment préféré que Free fasse le choix de supporter les disques au format 3,5″ — moins onéreux et plus généreux —, mais pour des raisons évidentes d’encombrement le choix du 2,5″ était le plus pertinent. Pas évidente à ouvrir dans un premier temps, cette trappe sur laquelle il faut tout simplement ne pas avoir peur de tirer cache les quatre slots pour disques durs S-ATA optionnels, qui viendront s’y loger, maintenus par de petits ergots en plastique. Simple et efficace au final.


Le berceau permettant d’installer quatre disques durs est très simple, mais efficace. Rien n’est par contre prévu pour limiter les vibrations.

Rappelons que, de base, la Freebox Delta n’est plus livrée avec un disque dur. Pour obtenir le disque dur de 1 To proposé par Free, il faut cocher une option à 40 € à la commande. Cela ne permet pas réellement de faire d’économies, le modèle Western Digital à 5 400 t/m avec 16 Mo de cache qui est livré étant vendu quelques euros de plus seulement dans les bonnes épiceries geeks

Un NAS aux possibilités limitées

Si installer un seul disque dur suffit à activer les fonctions de stockage en réseau et d’enregistrement de la box, les différents modes RAID disponibles dépendent évidemment du nombre de disques durs utilisés. De base, la Freebox crée un array RAID même lorsque l’on n’utilise qu’un seul et unique disque dur. Avec deux disques, il est possible d’opter pour du RAID 0 ou 1 — à privilégier pour la sauvegarde. Le RAID 5 est accessible à partir de trois disques et le RAID 10 avec quatre disques. 


Un RAID 1 actif sur la Freebox Delta, avec deux disques de 1 To.

Nous nous sommes contentés pour notre part de créer un array RAID 1 avec deux disques durs de 1 To. Une procédure qui ne demande aucune connaissance avancée, même si l’interface Freebox OS mériterait d’être davantage documentée à ce niveau-là. Les vitesses de transfert relevées en pratique sont bonnes. 109,2 Mo/s de moyenne sur l’écriture de fichiers de 1 Go ou encore 72,6 Mo/s de moyenne sur le transfert d’un dossier de 6 Go composé de 800 photos. Évidemment, les débits en écriture sont beaucoup plus faibles lorsque l’on travaille sur de petits fichiers (937 Ko/s en moyenne lors du transfert d’un dossier uniquement composé de fichiers de 10 Ko). 

D’un point de vue matériel, cet ajout à la Freebox est évidemment une bonne chose, mais c’est aussi une fonctionnalité qui pourra s’avérer frustrante pour des utilisateurs avancés qui s’attendaient à pouvoir faire plus que simplement héberger des fichiers sur le réseau local et y accéder à distance via le protocole FTP. Il est par exemple impossible d’héberger un serveur Web ou multimédia sur ce NAS. Espérons que Free complétera les possibilités à l’avenir. 

Un Wi-Fi performant

En ce qui concerne le Wi-Fi, là aussi, Free n’a pas tari d’éloges sur la solution retenue. Le Server supporte en effet le Wi-Fi AC4400 sur trois bandes de fréquences, avec la technologie MU-MIMO. L’interface avancée de la gestion réseau permet d’exploiter les trois cartes réseau intégrées de manières distinctes, avec des SSID et des clés de sécurité différentes, tout en choisissant le canal utilisé (en sélectionnant, par exemple, celui qui est le moins encombré, repérable à l’aide du radar proposé). Dommage que Free n’ait pas vu plus loin en supportant le Wi-Fi 6 (802.11ax), mais une récente mise à jour active l’utilisation de blocs de 160 MHz pour viser le Gigabit (8 canaux pour un débit théorique de 1,73 Gb/s). Nos tests ont été effectués avant que cela ne soit actif. 


L’interface de gestion du Wi-Fi, via Freebox OS.

À l’usage, il faut reconnaître que le Server Delta délivrait déjà un Wi-Fi particulièrement stable et rapide, bien plus performant que celui traditionnellement proposé par les box Internet. Voici les résultats que nous avons obtenus sur des blocs de 80 MHz à proximité de la box et très éloigné d’elle, dans un environnement réseau des plus chargés. Un regret ? Que Free n’ait pas implémenté plus d’options dans les menus de Freebox OS pour gérer le routage des flux réseaux. Espérons qu’il s’agisse de quelque chose sur quoi l’opérateur travaille.


En haut, les débits mesurés sur Speedtest en Wi-Fi à proximité de la box. En bas, le même test réalisé à 25 mètres de la box, dans un environnement réseau très chargé, entravé par des murs et cloisons.




[Brèves] Voici ce qu’écrivent les enfants au père Noël cette année



Confinement ou pas, le secrétariat du père Noël a repris du service en Gironde. D’ici le 15 décembre, les 50 lutins postiers devraient réceptionner plus d’un million de lettres ! Touchantes, terre à terre, farfelues… Comme toujours, les missives envoyées par les enfants (et des adultes) au père Noël ne manquent pas de piquant. Et cette année, les allusions au coronavirus y figurent aussi. Florilège.

Depuis le printemps, le coronavirus impacte notre quotidien. Et à l’approche des fêtes de fin d’année, les restrictions sanitaires imposées préoccupent davantage encore les esprits. Ceux des enfants compris. Dans leurs traditionnelles lettres adressées au père Noël, les allusions ne manquent pas.

« On voit bien que le Covid fait partie de notre vie. C’est difficile de chiffrer car on ne classe pas les lettres, mais les enfants font très souvent allusion à l’épidémie. Parfois, par une simple petite phrase dans leur courrier, on voit que cette crise sanitaire les préoccupe. Beaucoup font part de leur espoir que tout se passe bien. Certains demandent aussi au père Noël de prendre soin de lui, des lutins et des rennes », raconte Aurélien Capdeville, responsable du secrétariat qui a rouvert, comme chaque année depuis 1962, à Libourne en Gironde.

Cette année, les enfants évoquent aussi le coronavirus dans leurs lettres au père Noël… (Photo d’illustration : Fotolia)

« Fais attention père Noël »

Trouver un remède, découvrir le vaccin qui mettra un terme à ce virus, mettre fin au confinement… La cinquantaine de lutins volontaires qui ont ouvert les premiers courriers et lu les souhaits, peuvent le confirmer : très souvent décorée avec de beaux dessins appliqués, les lettres ne comportent pas qu’une simple énumération de jouets.

La santé du père noël préoccupe un certain nombre d’enfants comme la petite Ayo qui, après la mention des cadeaux espérés, lui conseille de faire « très attention » à lui « à cause du Covid ». « J’espère que tu vas bien, j’espère aussi que tes lutins et toi vous n’êtes pas contaminés. Je n’aurais pas de carotte pour tes rennes mais peut-être que j’aurais quelque chose pour toi. Maintenant je vais te dire ce que j’aimerais pour Noël », commence de son côté Lina, qui a posté son courrier à Auzances dans la Creuse.

Les lettres sont la majeure partie du temps accompagnées de jolis dessins de circonstance. (Photo : La Poste)

Les dessins des enfants ornent les murs du secrétariat du père Noël. (Photo : La Poste)

D’autres bambins lui rappellent, avec leurs mots d’enfants, qu’il y a des règles à respecter. Comme cet enfant de 3 ans originaire du Doubs, qui fait écrire à sa mamie : « N’importe quel jouet me ferait plaisir. Mais surtout lave bien tes mains avant de venir à la maison. La maîtresse dit que c’est important ! »

Margot, elle, autorise le père Noël à prendre ses aises : « Si tu es trop fatigué, je t’autorise à t’allonger sur mon canapé. Je te laisserais à manger de la viande, des pommes de terre, de la Vache qui Rit, une compote et de l’eau qui pique. Je laisserais des graines pour tes rennes. »

> Lire aussi : Mais où habite vraiment le père Noël ?

« Je ne peux pas te rencontrer à cause du virus »

Guillaume, en Gironde, s’est fait une raison, mais il ne manque pas de faire part de sa déception au père Noël : « Je vais penser à tes gâteaux et à ton lait, gentil père Noël. Je veux te rencontrer mais on ne peut pas parce qu’il y a le virus. Je t’aime, père Noël. »

Tous devraient bientôt être rassurés car les lutins répondent à chacun des enfants, à condition qu’ils aient indiqué leurs coordonnées complètes. Et il ne devrait pas y avoir de retard dans la réception. Avenue des nuages, pôle Nord, simple mention Père Noël, absence de timbre… Qu’importe l’adresse de destination inscrite, toutes les lettres arrivent au bureau des petites mains du gentil barbu.

Aurélien Capdeville tient aussi à rappeler que « comme les lutins du secrétariat, le père Noël qui a prévu une visite au secrétariat porte le masque et respecte les gestes barrières. Il est, comme tout le monde, attentif à ce qu’il se passe autour de lui… »

L’an dernier le secrétariat du père Noël, installé pour cinq semaines à Libourne, a reçu 1,2 million de lettres et 80 000 courriels. Les lutins vont traiter entre 10 000 et 25 000 courriers par jour d’ici le 15 décembre. (Photo : La Poste)

Des demandes insolites

Ce qui se passe autour de certains enfants n’est d’ailleurs pas toujours lié au coronavirus. La priorité est parfois ailleurs pour certains petits qui émettent des souhaits surprenants et prêtant à sourire. Comme Camille par exemple : « J’aimerais que toi, Père Noël, tu me rapportes Simon, mon amoureux qui a déménagé à Paris. J’aimerais que tu me le fasses revenir à Coudray-Montceau (Essonne), stp. Car maintenant je crois qu’il m’a oubliée. Je suis triste car moi, je pense toujours à lui. »

Un autre enfant s’inquiète davantage de recevoir les bons cadeaux sous le sapin. Pas ceux demandés par sa mère : « Cher père Noël, désolé si tu as reçu une autre lettre, c’était la lettre que ma mère, elle, a envoyée sans mon accord. Ma vraie lettre, c’est elle… »

De gros cœurs pour le père Noël et ses lutins… (Photo : La Poste)

Des adultes écrivent aussi

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les enfants ne sont pas les seuls à jouer le jeu. Des adultes n’hésitent pas à envoyer leurs propres requêtes sous enveloppe.

« L’immense majorité des lettres proviennent d’enfants mais on a quelques adultes qui nous écrivent aussi. Ce sont souvent des personnes qui se sentent seules. Écrire est un exutoire quand les gens traversent des périodes difficiles. »

Ou un rituel qui dure depuis des années : « Une mamie nous écrit. On attend sa missive tous les ans. Elle collectionne les lettres de réponse », explique une représentante du secrétariat.

Les lutins ont justement établi deux modèles de réponse différents : un adapté aux petits et l’autre aux grands. Car il n’y a pas d’âge pour croire au père Noël…

Le secrétariat du père Noël sur internet : pere-noel.laposte.fr




[Brèves] Du jamais vu depuis le Moyen-Âge : c’est quoi cet alignement planétaire exceptionnel qui aura lieu le 21 décembre ?


Les spécialistes appellent cela « la Grande conjonction ». Le 21 décembre, Jupiter et Saturne, deux des astres les plus lumineux dans notre voûte céleste, vont se rapprocher, formant une sorte de « double planète » vue de la Terre. Ce phénomène astronomique, qui n’était pas arrivé depuis 800 ans, va mériter le coup d’œil. Explications.


Les astronomes, amateurs ou professionnels, vont se régaler. Depuis l’été, les planètes Jupiter et Saturne se sont petit à petit rejointes et, dans quelques semaines, elles seront particulièrement proches, vues de la Terre.

« Elles seront séparées par un espace pas plus grand qu’un cinquième du diamètre d’une pleine lune », précise l’astronome américain Patrick Hartigan, sur le site de l’université Rice, à Houston.

Le résultat visible dans le ciel sera exceptionnel : ces deux astres qui font partie des plus lumineux dans notre voûte céleste, donneront l’impression de former une double planète.

Quand aura lieu ce phénomène astronomique ?

Les spécialistes ont fait le calcul. Cette synchronisation de planètes s’opérera entre le 16 et le 25 décembre 2020. Et c’est lors du solstice d’hiver, le 21 décembre, que Jupiter et Saturne seront les plus proches.

Pourquoi cet alignement planétaire est-il si exceptionnel ?

Ce spectacle, en plus d’être captivant, est peu fréquent. « Ces conjonctions se produisent une fois tous les vingt ans environ, mais celle de cette année est exceptionnellement rare en raison de la proximité des deux planètes l’une par rapport à l’autre, a déclaré Patrick Hartigan, dans un communiqué de son université. Il faut remonter au 4 mars 1226, juste avant l’aube, pour voir un tel alignement. »

Que pourra-t-on observer exactement le 21 décembre ?

La paire de planètes apparaîtra dans le ciel nocturne pendant environ une heure, après le coucher du soleil, chaque soir, entre le 16 et 25 décembre. À la date du solstice de décembre, le 21 décembre, les deux astres vont presque sembler entrer en collision. On pourra alors observer un seul point de lumière particulièrement brillant, indique le magazine Forbes.

Cette impression de « double planète » ne sera qu’un effet d’optique vu de la Terre. En réalité, Jupiter et Saturne ne seront pas du tout proches. En unité astronomique (UA), mesure utilisée par les astronomes qui correspond à la distance de la Terre au Soleil, Jupiter sera à 5 UA de nous et Saturne à 10 UA.

Observer les deux planètes Jupiter et Saturne si près l’une de l’autre depuis la Terre est exceptionnel. Les deux planètes apparaîtront comme un seul point de lumière particulièrement brillant. (Photo d’illustration : Pexels)

Tout le monde pourra-t-il en profiter ?

Il faudra se trouver près de l’équateur pour avoir les meilleures conditions d’observation. Mais l’événement sera observable partout sur Terre, si la météo le permet et offre une vue dégagée du ciel. Selon l’astronome américain, le duo de planètes apparaîtra dans le ciel occidental pendant environ une heure après le coucher du soleil chaque soir.

Pour profiter de ce spectacle inédit, les spectateurs dans l’hémisphère Nord devront être à l’heure car ce sont eux qui verront le moins longtemps la conjonction, qui sera particulièrement basse dans le ciel et s’enfoncera donc très rapidement dans l’horizon, une fois le soleil couché. Heureusement, les planètes seront suffisamment lumineuses pour être vues au crépuscule.

Pour ceux qui ne sauraient pas où regarder, l’astronome conseille des logiciels pour vous aider, indiquant la direction à observer suivant où vous vous trouvez, comme Stellarium par exemple.

Les planétariums français ne devraient pas rater le spectacle. En Bretagne, par exemple, le rendez-vous est déjà pris à Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor).

Reverra-t-on un jour ce phénomène ?

Si vous loupez ce spectacle, vous aurez peut-être la chance de le revoir. Du moins les plus jeunes d’entre nous. Il faudra attendre soixante années, le 15 mars 2080 exactement, prévient l’astronome américain. Une telle apparition ne risque ensuite plus de se produire de sitôt : après l’an 2400, estiment les spécialistes.

Jupiter et Saturne n’auront jamais été aussi près sur la voûte céleste depuis le Moyen-Âge. La dernière fois qu’on a vu un tel alignement, cela remonte au XIIIe siècle.Observer les deux astres dans un même champ de vision est exceptionnel. Les deux planètes apparaîtront en un seul point de lumière particulièrement brillant.  

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[Brèves] Le supercalculateur Fugaku est devenu le plus puissant du monde

Le site Top500.org vient de dévoiler la 55e édition de son classement des supercalculateurs les plus puissants au monde. Le Japon rafle la première place grâce à sa toute nouvelle machine baptisée Fugaku. Avec une puissance de 415 pétaflops, il s’agit du premier superordinateur basé sur des processeurs ARM à dominer cette liste.

Le Japon dispose désormais du superordinateur le plus puissant au monde, selon la 55e édition du classement Top500 qui vient d’être publié. Baptisé Fugaku, en référence au mont Fuji, il a été construit par Riken et Fujitsu, dans la ville de Kobe. Selon le test HPL, cette nouvelle machine atteint une puissance de 415,5 pétaflops, soit 415 x 1015 opérations par seconde. Le supercalculateur dépasse de loin l’Américain Summit qui était jusqu’à présent le plus rapide avec 148 pétaflops, soit 2,8 fois moins.

C’est la première fois en neuf ans que le Japon se hisse en haut du classement Top500, depuis le supercalculateur K. Fugaku a également pris la première place sur les tests Graph 500, HPL-AI et HPCG, un placement encore jamais obtenu simultanément par un seul superordinateur.

Un supercalculateur composé de 7,3 millions de cœurs

Les constructeurs ont opté pour des SoC A64FX 48 cœurs produits par Fujitsu. Pour la première fois, un supercalculateur basé sur des processeurs ARM domine le classement Top500. Le test a été effectué avec 396 racks, contenant 152.064 processeurs A64FX, soit 7,3 millions de cœurs ARM.

Fugaku a déjà été mis au travail, bien en avance sur le programme initial. Son lancement était prévu pour 2021, mais il a été avancé d’un an pour aider dans la lutte contre la Covid-19. Le supercalculateur travaille sur deux axes de recherche. La première recherche s’effectue au niveau moléculaire, qui tente de voir l’effet des médicaments existants sur le virus. La seconde, au niveau macroscopique, s’intéresse aux moyens de transmission et à l’effet sur la société. Néanmoins, Fugaku ne devrait pas atteindre sa pleine puissance avant l’année prochaine.