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[Mac] Apple M1 et iPhone 12 : le plein de contenus exclusifs pour le Club iGen !

Cela faisait quelques paires d’années qu’on n’avait pas autant parlé du Mac ! Après le sentiment d’abandon — largement alimenté par l’inertie de la Pomme et les errements d’Intel de ces dernières années — que de nombreux adeptes des ordinateurs Apple ont ressenti, les Mac M1 provoquent une certaine euphorie. Qui s’en plaindra ?

Certainement pas nous, ni (on l’espère), les membres du 👑 Club iGen ! Nos abonnés ont eu pas mal d’articles exclusifs à se mettre sous les yeux pour découvrir ces nouvelles machines et leur architecture flambant neuve, à commencer évidemment par les tests et prise en main :

En attendant notre test du Mac mini M1 qui ne devrait plus tarder, nos abonnés peuvent en savoir plus sur le cœur du réacteur, c’est à dire cette nouvelle puce parée de tous les atours. Une lecture indispensable avant de basculer dans le nouveau monde, et aussi pour mesurer le travail accompli par Apple.

L’actu Apple de ces dernières semaines, ce n’est pas que le Mac. Nous avons également publié nos tests des nouveaux iPhone. Là aussi, il faut plonger dedans pour faire son choix !

Ouf. Et si tout cela ne suffisait pas, l’actualité a aussi pris des chemins de traverse :

Impossible de terminer ce petit aperçu du contenu exclusif du Club sans citer cette bagarre homérique qui a mis la rédac’ à feu et à sang : alors le HomePod mini, il est mini ou il est pas mini ?!

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Si certains de ces articles vous intéressent, faites-moi signe et je vous les fais suivre illico 😷





[Mac] Test du MacBook Air M1 : Get this Mac

Stéphane Moussie

En 2008, Steve Jobs faisait sensation en sortant d’une enveloppe le MacBook Air, un ordinateur portable ultrafin permis notamment grâce à un processeur Intel miniaturisé. Douze ans plus tard, le MacBook Air est l’un des trois premiers Mac à s’émanciper d’Intel au profit d’une puce conçue par Apple.

Les promesses qui entourent cette puce M1 sont à peine croyables : une puissance multipliée jusqu’à cinq fois et une autonomie qui croît dans le même temps de six heures. Et ce, sans ventilateur et avec toutes ses applications habituelles. Est-ce trop beau pour être vrai ? Réponse dans notre test du MacBook Air M1.

La nouvelle gamme

Contrairement au Mac mini et au MacBook Pro 13″, Apple ne commercialise plus du tout de MacBook Air en version Intel. Deux modèles M1 sont au catalogue, dans les mêmes coloris gris sidéral, or et argent que d’habitude :

  • 1 129 € : puce M1 avec CPU 8 cœurs et GPU 7 cœurs, 8 Go de mémoire, 256 Go de stockage
  • 1 399 € : puce M1 avec CPU 8 cœurs et GPU 8 cœurs, 8 Go de mémoire, 512 Go de stockage

Première bonne surprise, les prix sont inférieurs de respectivement 80 € et 100 € par rapport aux dernières configurations Intel sorties au printemps, qui elles-mêmes avaient fait l’objet d’un effort tarifaire. Souvenez-vous, le MacBook Air 2019 de 256 Go était vendu 1 499 €. Rien que pour la baisse de tarif, cela valait le coup d’attendre les MacBook Air M1 pour ceux qui le pouvaient…

En option, vous pouvez choisir 16 Go de RAM pour 230 € (20 € de moins que précédemment). Au niveau du stockage, si vous choisissez le SSD de 512 Go sur le modèle d’entrée de gamme, vous noterez que l’addition s’établit à 1 359 €. Autrement dit, Apple fait payer 40 € le cœur GPU supplémentaire du modèle supérieur.

En partant du modèle d’entrée de gamme à 256 Go, le SSD 512 Go coûte 230 €, le 1 To 460 € et le 2 To 920 €. C’est respectivement 20, 40 et 80 € de moins que par le passé.

Un design qui n’évolue que par petites touches

Apple débute la transition vers son architecture maison de la même façon qu’elle avait opéré le passage du PowerPC à Intel en 2006, à savoir sans introduire immédiatement un nouveau type de machine ni même toucher aux designs existants.

Comme le Mac mini et le MacBook Pro 13″ M1, le MacBook Air M1 reprend la conception de son prédécesseur Intel. Il s’agit d’un bel ultraportable effilé de 30,41 x 21,24 x 0,41 à 1,61 cm pour un poids de 1,29 kg.

Finitions argent et gris sidéral

À défaut d’être originale, la recette fonctionne toujours bien : le grand trackpad Force Touch est très plaisant ; les haut-parleurs délivrent un son assez puissant ; la prise jack est encore là ; les ports Thunderbolt ne sont qu’au nombre de deux, mais ils sont polyvalents ; et le clavier n’est plus source d’inquiétude. Le dernier MacBook Air Intel avait en effet troqué cette saleté de clavier à mécanisme papillon au profit d’un clavier à ciseaux plus fiable — une fiabilité confirmée avec le recul que l’on a maintenant.

Le clavier du MacBook Air M1 évolue à la marge. Apple a remplacé trois touches de fonction : la touche F4 ne lance plus le Launchpad, mais Spotlight, et les touches F5 et F6 ne sont plus dédiées au rétroéclairage du clavier, mais à la dictée vocale et au mode Ne pas déranger. Pourquoi pas. Le réglage du rétroéclairage du clavier étant présent dans le centre de contrôle de macOS Big Sur, il reste rapidement accessible.

On remarque aussi l’arrivée du globe sur la touche Fn en bas à gauche. Comme sur le clavier virtuel d’iOS, cette touche sert à basculer entre les langues de saisie que vous avez configurées (Préférences Système > Clavier > Méthodes de saisie). Si vous n’utilisez qu’une seule langue, la touche globe ouvre la palette des émojis. En fait, en ajoutant les touches globe et dictée vocale, Apple rapproche le clavier du Mac de celui d’iOS.

En parlant des touches de fonction, en tant qu’utilisateur habituel de MacBook Pro 13″ Touch Bar, c’est un soulagement pour moi de retrouver des touches que l’on sent sous les doigts et qui font « clic » quand on appuie dessus. La Touch Bar a ses fans, mais malgré toute ma bonne volonté, je la trouve pénible.

L’excellent écran Retina (2 560 x 1 600 pixels) de 13,3″ progresse très légèrement : il prend maintenant en charge l’espace colorimétrique DCI-P3, ce qui signifie qu’il est capable d’afficher une plus large gamme de couleurs, en particulier plus de nuances de rouge et de vert. La différence ne saute pas aux yeux, mais les photographes pointilleux apprécieront. En revanche, ce n’est encore pas cette fois-ci que les bordures autour de la dalle seront diminuées pour un volume réduit ou bien un écran plus grand.

Il faut ouvrir le MacBook Air M1 pour révéler ses différences fondamentales. Si l’agencement interne est très similaire, le processeur Intel a donc cédé sa place au système sur puce (SoC) M1. Surtout, on remarque l’absence de ventilateur. Un dissipateur de chaleur en aluminium placé à gauche de la carte mère se charge du refroidissement désormais passif. L’avantage, c’est qu’on est assuré d’avoir un silence de cathédrale quoi qu’il arrive.

MacBook Air Intel. Image iFixit (CC BY-NC-SA).
MacBook Air M1

Mais est-ce bien suffisant alors que le Mac mini et le MacBook Pro 13″ M1 sont tout deux équipés d’un ventilateur ? Le MacBook Air ne risque-t-il pas de trop chauffer ? C’est ce que l’on va voir dans la suite.

Apple M1 : puce en l’air

CPU

Au printemps dernier, nous étions plutôt contents du coup de boost apporté par le MacBook Air 2019. Armé pour la première fois d’un processeur Intel quadricœur, l’ultraportable était 52 % plus rapide que son prédécesseur en test mono-cœur sur Geekbench 5 et 85 % plus rapide en multi-cœur, un écart devenu rarissime d’une génération à l’autre. Autant le dire tout de suite — d’autant plus que vous êtes déjà au courant si vous avez lu nos articles sur le sujet —, cette progression n’est rien comparée à l’amélioration stupéfiante apportée par la puce M1, qui ridiculise tous les processeurs Intel jamais intégrés dans les MacBook Air, et même au-delà.

Mais avant de plonger dans les graphiques, un petit rappel technique s’impose. Le SoC Apple M1 utilise une tout autre architecture (ARM) que les processeurs Intel (x86), ce qui veut dire que les applications Mac créées jusqu’à récemment ne sont pas compatibles avec lui.

Les développeurs doivent adapter leurs applications à l’architecture Apple Silicon, un travail plus ou moins important selon le type de l’app et surtout son état. Pour une app qui a adopté au fur et à mesure les technologies logicielles promues par Apple, comme l’API graphique Metal, la conversion est à portée de main. Pour une app qui accuse plusieurs années de retard technologique, ce sera une autre paire de manches, avec des pans entiers à réécrire.

Les applications adaptées à l’architecture Apple Silicon sont nommées « applications universelles », parce qu’elles tournent de manière native sur les Mac Intel comme sur les Mac M1. Mais qu’est-ce qui se passe quand on veut utiliser une application seulement « Intel » sur un Mac M1 ? Eh bien, Rosetta 2 vient à la rescousse.

Cette pierre de Rosette traduit les instructions x86 en instructions ARM comprises par la puce M1. Rosetta 2 est le Google Traduction de la compatibilité logicielle : un traitement automatique qui marche bien, et qui pourrait même être suffisant dans certains cas, mais qui n’égalera jamais une adaptation faite par un professionnel. Pour le dire autrement, les performances ne sont pas optimales avec Rosetta 2. Il y a un troisième type d’applications sur Mac Apple Silicon, mais on en parlera plus tard. Retour aux performances.

Gravée en 5 nm, la puce M1 a un CPU doté de huit cœurs : quatre « haute performance » cadencés à 3,2 GHz (c’est deux cœurs de plus que sa cousine la puce A14 des iPhone 12) et quatre cœurs « haute efficacité » cadencés à 2,1 GHz. Regardons ce que ça donne sur le test multiplateforme Geekbench 5. Sur le benchmark consacré au CPU, le MacBook Air M1 réalise un score de 1 732 points sur un cœur. C’est 50 % plus rapide que le dernier MacBook Air Intel.

Mais là où le nouveau MacBook Air explose tout, c’est en multi-cœur, où il fait un score de 7 502 points. C’est 2,6 fois plus rapide que l’ancien modèle ! En fait, les scores du MacBook Air M1 dépassent ceux du MacBook Pro 16″ doté du processeur mobile d’Intel le plus puissant, un Core i9 octacœur à 2,4 GHz qui grimpe jusqu’à 5 GHz.

Il faut mesurer la performance — c’est le cas de le dire — que cela représente. Le Core i9-9980HK a une enveloppe thermique (TDP) de 45 W et demande un ventilateur pour ne pas transformer l’ordinateur en poêle à frire. Dans le MacBook Air, la puce M1 a un TDP autour de 10 W (Apple ne communique pas précisément sur le sujet) et se contente d’un refroidissement passif.

N’allez pas jeter tout de suite votre MacBook Pro 16″ à la poubelle. Geekbench n’est pas l’alpha et l’oméga des tests de puissance, il n’est qu’un indicateur assez généraliste. Prenez le temps de compilation du projet WebKit avec Xcode : le MacBook Pro 16″ Core i9 réalise l’opération en 21 min, contre 26 min pour le MacBook Air M1. L’honneur est sauf pour le gros portable Intel.

Mais rien que le fait que l’on en vienne à comparer le nouvel ultraportable à la station de travail portable dit tout des progrès époustouflants apportés par la puce M1. Confronté au MacBook Pro 13″ Intel, une machine plus proche de lui, on constate que le MacBook Air M1 fait mieux : pour exporter en 4K un fichier 8K (de 922 Mo) avec Final Cut Pro, il prend 6 min 5, contre 6 min 55 pour le meilleur Pro 13″ Intel encore en vente et presque deux fois plus cher.

Le plus court est le meilleur

GPU

Et ça ne s’arrête pas là. Le GPU intégré est tout aussi impressionnant. Il est équipé de huit cœurs, soit le double de l’A14, pour un total de 128 unités de calcul capables d’atteindre une fréquence de 1 278 MHz.

Ce GPU écrabouille tous les circuits graphiques intégrés aux puces Intel. Sur le test graphique de Geekbench 5, la puissance est doublée par rapport à l’Iris Plus Graphics du MacBook Air printanier, qui représentait pourtant une belle évolution par rapport au précédent modèle de 2018.

Comme pour le CPU, on en vient à se demander où se situe le MacBook Air M1 par rapport au MacBook Pro 16″, une comparaison qui aurait été complètement incongrue à l’ère du tout Intel. Réponse : grâce à sa carte graphique dédiée, en l’occurrence une Radeon Pro 5500M avec 8 Go de DDR6 rien que pour elle, le 16″ garde une longueur d’avance, mais l’écart se réduit comme peau de chagrin.

Sur le test graphique multiplateforme GFXBench, qui dans le cas des Mac tire parti de l’API Metal, la différence entre le MacBook Air M1 et le dernier Intel est abyssale et une des promesses d’Apple se vérifie : au mieux, la puissance est multipliée par cinq.

Vous le voyez sur ces graphiques, le nouveau MacBook Air a une particularité par rapport aux autres Mac M1, son GPU est composé de sept ou huit cœurs selon la configuration choisie. Cette segmentation s’explique selon toute vraisemblance par la pratique, courante dans l’industrie, du chip binning.

TSMC, qui produit les puces d’Apple, ne s’amuse pas à laisser un espace vide à la place du cœur « manquant » du GPU à sept cœurs. En réalité, le MacBook Air d’entrée de gamme hérite des exemplaires de M1 dont un des huit cœurs GPU n’a pas été bien gravé. Cela évite de mettre au rebut des puces alors que seule une petite partie de celles-ci n’a pas passé le contrôle qualité.

Cette pratique, Apple l’a déjà employée avec la puce A12X des iPad Pro 2018, dont le GPU a un cœur de moins que l’A12Z de la génération qui a suivi. Ce pourrait être également l’explication du bridage logiciel de la luminosité maximale de l’écran du MacBook Air.

En utilisation courante, le cœur GPU supplémentaire ne fait aucune sorte de différence, les performances graphiques étant déjà remarquables avec sept cœurs. On remarque néanmoins son effet dans les résultats de Geekbench et GFXBench, où il fait grimper les résultats de 10 %.

Sur Shadow of the Tomb Raider, le dernier opus de la série sortie l’année dernière sur Mac, le huitième cœur permet de grappiller une poignée d’images par seconde supplémentaires en définition native (1 440 x 900) quand les réglages graphiques sont configurés sur bas ou moyen. Mais le plus marquant, c’est que grâce à la puce M1, qu’elle ait sept ou huit cœurs GPU, le titre devient jouable sur MacBook Air, ce qui n’était pas le cas avant, et ce alors même que le jeu tourne grâce à Rosetta 2 faute d’optimisation pour le moment.

Neural Engine

En passant à l’architecture Apple Silicon, le MacBook Air gagne un Neural Engine, un moteur spécialisé dans les opérations d’apprentissage automatique. Celui de la puce M1 a seize cœurs, soit autant que celui de l’A14.

Ce moteur accélère drastiquement les fonctions liées à l’intelligence artificielle dans macOS et dans les applications. Un des exemples les plus parlants est l’outil ML Super Resolution de Pixelmator Pro, qui agrandit artificiellement la définition d’une image : quand l’opération prend 15 secondes avec le M1, elle prend plus de 2 minutes avec un MacBook Pro Core i5 2,3 GHz de 2018.

SSD

Le SSD aussi est plus rapide qu’avant, et pas qu’un peu. Le 256 Go atteint 2,4 Go/s en lecture et 2,73 Go en écriture, à comparer aux 1,36 Go/s et 1,47 Go de l’ancienne génération. Phénomène classique, le SSD de 512 Go est un peu plus véloce que celui de base : 2,65 Go/s en lecture et 2,86 Go/s en écriture. Que du bon.

Un système sur plus

On pourrait poursuivre indéfiniment les comparatifs et les benchmarks sans que cela ne change la conclusion : le MacBook Air M1 est beaucoup plus puissant que ses prédécesseurs ainsi que les MacBook Pro 13″ Intel, y compris quand il fait tourner des applications via Rosetta.

Au-delà des graphiques et des expériences chronométrées, cette puissance se ressent en utilisation courante, avec une vitesse et une réactivité à toute épreuve : on n’a même pas fini d’ouvrir l’écran que l’ordinateur est sorti de veille ; on a à peine cliqué sur plusieurs icônes dans le Dock que les applications sont déjà lancées ; on a beau avoir plus de vingt applications ouvertes en même temps, Mission Control les expose toutes sans ralentissement. Même ce qui paraissait satisfaisant sur un Mac Intel en prend un coup. Et c’est sans parler de l’adoption du Wi-Fi 6 (802.11ax), pour une connexion sans fil optimisée.

Comment est-ce possible ? Comment Apple a-t-elle pu obtenir une telle vivacité ? La réponse tient notamment à l’intégration. Une intégration strictement matérielle d’une part : on pense notamment au système de mémoire unifié, une mémoire partagée entre le CPU, le GPU et le Neural Engine et au plus près de ceux-ci, ce qui réduit le déplacement de données et donc la latence. Et une intégration entre le matériel et le logiciel d’autre part : Apple concevant ses puces pour elle seule, ce qui n’est pas le cas d’Intel, elle peut optimiser au maximum le matériel en fonction du logiciel, et inversement.

Une excellente illustration de l’aisance déconcertante du MacBook Air M1 est son utilisation combinée à un écran externe 4K (il peut gérer jusqu’à un écran 6K, mais nous n’avions pas cela sous la main, et vous non plus, sauf si vous êtes un professionnel de l’image). En avril, Florian écrivait ceci dans le test du MacBook Air Intel 2020 :

Jouez une vidéo 4K en plein écran sur le moniteur 4K et Chrome va tirer comme un sourd sur les 8 threads du Core i7, sans parvenir à assurer une quelconque fluidité. La fréquence plafonne à 1 GHz environ et l’image tressaute ou bloque. On ne retrouvera une fluidité à peu près correcte qu’en refermant l’écran du portable. En redescendant la vidéo au 1080p, la fluidité est normale mais le navigateur de Google continue de faire souffler le ventilateur. […]
Il est dommage que ce genre d’utilisation soit castré par une insuffisance du processeur. Mais vous pouvez tout de même associer un excellent écran à ce portable et profiter d’une belle densité de pixels avec les deux dalles. Simplement, ne vous aventurez pas là où ce MacBook Air n’a pas de légitimité.

Sept mois plus tard, son successeur équipé de la puce M1 réalise la même opération sans aucune peine. On peut même utiliser d’autres apps en parallèle sans que cela n’affecte la fluidité.

Mais le plus bluffant, ce n’est pas que le MacBook Air puisse enfin accomplir cela, c’est qu’il l’accomplisse dans le silence le plus total. La machine est en effet débarrassée de son ventilateur. N’est-ce pas risqué sur le plan des performances, la puce ne pouvant être refroidie rapidement durant un coup de bourre ? La question mérite d’être posée, car les possesseurs de MacBook Retina 12″ connaissent pour certains la notification les alertant de « performances moindres » qui les enjoint de fermer l’application gourmande pour refroidir leur portable.

Cette notification affichée ici sur le MacBook 12″ n’est jamais apparue sur le MacBook Air M1.

Eh bien, dans ce domaine aussi, le MacBook Air M1 s’en tire admirablement bien. Même durant les tests les plus intenses, la machine n’appelle pas au secours à cause d’une fièvre qui serait trop élevée.

Le ventilateur présent dans le Mac mini et le MacBook Pro 13″ n’est pas inutile pour autant. Il permet de maintenir la puissance maximum dans la durée. On le voit par exemple en décodant une vidéo 8K dans Final Cut Pro : au bout d’une vingtaine de minutes, le MacBook Air ralentit légèrement sa puce M1 et fait donc baisser le nombre d’images par seconde, quand le MacBook Pro 13″ a des performances stables de bout en bout.

Il faut vraiment forcer beaucoup et pendant plusieurs dizaines de minutes — autrement dit réaliser des tâches intensives qu’on n’aurait même pas eu l’idée d’exécuter sur un modèle Intel — pour que le MacBook Air M1 fléchisse un petit peu.

Tim Millet, le responsable de l’architecture des plateformes d’Apple, l’a dit dans une interview : la puce M1 a été conçue pour s’adapter aux contraintes thermiques différentes des Mac dans lequel elle prend place.

Le seul petit doute qui subsiste sur le refroidissement passif, c’est son degré d’efficacité quand le MacBook Air sera utilisé en pleine canicule, dans une pièce à 30° ou plus. Au vu du comportement du SoC M1 jusqu’à présent, on peut être assez confiant, mais cela demande à être confirmé.

Le MacBook Air M1 n’est-il limité (très marginalement) que par son refroidissement passif ? Non. À force d’enchaîner les compliments, on pourrait croire que plus rien ne lui résiste, mais il faut garder à l’esprit que ce n’est pas un supercalculateur.

L’un des deux modèles de MacBook Air M1 que nous testons a un petit défaut rarissime : l’un de ses patins est plus court que les autres, ce qui fait qu’il est très légèrement bancal. C’est la première fois que cela arrive sur un de nos modèles de test.

Les 8 Go de RAM de base sont amplement suffisants dans la plupart des cas. Ça l’est encore plus qu’avec les Mac Intel grâce une meilleure gestion de la mémoire et à un swap (un « débordement » de la mémoire sur le SSD) ultra rapide. Néanmoins, si vous avez des applications notoirement gloutonnes en RAM, 16 Go seront toujours mieux que 8. Je pense par exemple à Lightroom Classic, pour lequel Adobe recommande ces 16 Go.

C’est d’autant plus utile dans le cas de Lightroom Classic que le logiciel tourne pour le moment via Rosetta 2 (la version universelle est prévue pour l’année prochaine), or les apps Intel traduites par Rosetta ont une empreinte mémoire plus importantes que les apps universelles. Cet avertissement étant posé pour les utilisateurs « exigeants », j’insiste de nouveau sur le fait que les 8 Go seront suffisants pour la quasi-totalité de la clientèle du MacBook Air.

Deux autres caractéristiques qui importeront uniquement à une toute petite minorité de clients sont le fait que le MacBook Air M1 ne prenne pas en charge les eGPU et ne sache gérer nativement qu’un seul écran externe (ce qu’il ne fait d’ailleurs pas parfaitement, j’ai eu plusieurs bugs de gestion du moniteur externe), contre deux pour son prédécesseur. Toutefois, cette restriction peut être abolie grâce à un adaptateur DisplayLink.

Webcam

Là où le MacBook Air M1 fera grincer les dents de beaucoup de monde, c’est quand vient le moment de faire un Zoom ou un FaceTime vidéo. L’horrible webcam 720p des anciens MacBook Air a été réconduite. Rendez-vous compte que cette webcam est tellement médiocre que certains clients se demandent si leur caméra n’a pas une anomalie particulière. Mais non, elle est bien pitoyable.

Enfin, elle était pitoyable. Grâce au Neural Engine du SoC M1, l’image est améliorée de manière purement logicielle. Apple vante une réduction du bruit numérique, une plus grande gamme dynamique, une meilleure balance des blancs et une meilleure détection des visages.

MacBook Air M1 : à la lumière du jour
Pour référence : MacBook Pro 2016

Dans les faits, tout cela se vérifie : la qualité de l’image est clairement un ton au-dessus, on n’a plus l’impression d’avoir un QuickTake 100 en guise de webcam. Le visage est mieux détaché du fond et le bruit numérique n’est plus aussi envahissant.

MacBook Air M1 : à la lumière artificielle

Cela étant, la webcam reste mauvaise. Cela ne se voit pas forcément sur des images arrêtées, mais en vidéo le bruit reste fort et les couleurs sont délavées. Allez Apple, encore un effort !

Autonomie : un travailleur infatigable

Vous ne connaissez pas la meilleure ? Toute cette puissance dont on a parlé ci-dessus, elle ne se fait pas au détriment de l’autonomie. C’est fromage et dessert. Apple communique sur une autonomie pouvant atteindre 18 heures, soit 6 h de plus que l’ancienne génération. Cette mesure porte sur une activité monotâche uniquement, à savoir la lecture vidéo sur l’app Apple TV.

Nous avons mené un test similaire en remplaçant l’app Apple TV par Netflix dans Safari, en qualité HD et avec la luminosité de l’écran et le son réglés à 50 %. Résultat : 17 h 30 d’autonomie. De quoi regarder cinq fois The Irishman ou bien deux saisons d’une série sans recharger une seule fois le portable.

C’est bien beau de regarder Netflix, mais il faut aussi travailler. Dans le cadre d’une journée de travail à MacG (le test dit empirique), le MacBook Air se montre également infatigable. Lors du premier test, démarrée à 9 h du matin, avec juste une mise en veille d’environ une heure au déjeuner, la machine avait encore environ 5 % d’autonomie à 19 h. Il a fallu que je la reprenne une heure et demie le soir pour la mettre à plat avant de dormir. Résultat : 10 h 30 d’autonomie.

Durant cette journée, une quinzaine d’applications étaient ouvertes en continu pour des usages majoritairement liés au web, aux communications et à l’écriture. En outre, j’ai utilisé pendant une bonne demi-heure Lightroom (la version Cloud) pour traiter des photos. Me méfiant de Firefox que j’utilise d’habitude mais qui n’a pas encore été optimisé pour la puce M1 (ça va venir bientôt), j’avais utilisé Safari comme navigateur.

La deuxième journée, j’ai tenté la même expérience en remplaçant Safari par Firefox. Bilan : même avec ce navigateur non optimisé exploité à fond — il faut savoir que j’ouvre toujours beaucoup d’onglets —, la batterie ne s’est pas vidée plus vite. Le deuxième cycle s’est également terminé après environ 10 h 30 d’utilisation mixte. C’en était presque usant pour moi.

C’est évidemment un record pour le MacBook Air. Quand la situation sanitaire permettra de s’évader hors de chez soi, on pourra envisager toutes sortes de choses avec cette endurance, comme une journée d’utilisation vraiment complète sur les bancs de la fac, sans avoir besoin de se munir d’une batterie externe, ou bien un visionnage de nombreux films lors d’un long aller-retour en train.

Dans notre troisième test (test 100 %) qui consiste à faire tourner à fond le processeur pour déterminer l’autonomie vraiment minimale, le MacBook Air M1 a tenu 2 h 30 min. Il s’agit d’une mesure dans le pire des cas avec un logiciel, Valley Benchmark, qui n’est en rien optimisé pour la puce M1 (mais qui pour la première fois tourne de manière fluide sur un MacBook Air). Avec les applications universelles et même la plupart des apps Intel, la puce M1 gère mieux son effort.

Le test empirique et le test Netflix n’ont pas montré de différence significative entre la puce M1 à sept cœurs GPU et celle à huit cœurs. Sur le test 100 %, le MacBook Air à huit cœurs s’est juste éteint 10 min avant l’autre.

En bref, le MacBook Air a une autonomie fantastique… mais pas la meilleure. Le MacBook Pro 13″ M1 est avantagé par sa batterie à la capacité supérieure (58,2 Wh contre 49,9 Wh). Grâce à elle, il peut tenir 2 heures supplémentaires en utilisation mixte et 2 h 40 de plus en lecture Netflix.

Quant à la recharge, comptez 2 h 20 min au total avec le chargeur 30 W et le câble USB-C de 2 mètres fournis.

Logiciel : une transition en douceur

En matière de compatibilité logicielle, un changement d’architecture n’est pas anodin. On l’a expliqué plus haut, les développeurs doivent adapter leurs applications à la puce M1, ce qui demande plus ou moins de travail selon les cas.

La compatibilité logicielle ne change pas d’un Mac M1 à un autre, ce que l’on avait dit sur le sujet dans le test du MacBook Pro 13″ M1 est entièrement valable pour le MacBook Air. J’ai eu plusieurs bugs, comme le bouton Touch ID qui ne fonctionne pas pour déverrouiller la session, mais ils semblent pour la plupart imputables à macOS Big Sur et non à la machine elle-même.

En résumé, grâce à la préparation (parfois drastique) d’Apple et à la réactivité de la majeure partie de la communauté Mac, cette transition est quasiment indolore. De nombreuses apps sont dès à présent universelles, et pour les autres qui ne le sont pas encore, Rosetta 2 est transparent après son tout premier lancement. J’ai pu ainsi utiliser toutes mes applications habituelles sur le MacBook Air M1 dès le premier jour.

Des incompatibilités existent toutefois, Rosetta 2 ne sachant pas traduire certaines instructions x86 récentes. Si vous ne pouvez absolument pas vous passer d’une application ou d’un périphérique en particulier — au hasard une tablette graphique Wacom —, mieux vaut vous assurer que celui-ci est compatible.

La plus grosse incompatibilité est bien entendu Windows, dont la disponibilité de la version ARM est suspendue au bon vouloir de Microsoft. Et ce n’est pas l’arrivée des apps iOS qui consolera ceux qui comptent sur leurs logiciels Windows.

En ouvrant les vannes des apps iPhone et iPad sur le Mac App Store, Apple déverse des centaines de milliers d’apps qui n’avaient jamais demandé à fonctionner sur Mac.

Des apps iOS sur Mac

Le résultat est le plus souvent bizarre, voire médiocre : certaines apps ne peuvent pas être redimensionnées ; d’autres le peuvent, mais sans aucune cohérence ; les anomalies d’interface ou de fonctionnement sont nombreuses ; les plantages sont courant pour les apps « non validées » ; les interactions ne sont pas toujours intuitives… Le pompon, ce sont les apps qui n’ont vraiment rien à faire sur Mac, mais qui y figurent quand même parce que l’éditeur a oublié d’empêcher la publication. Apple a en effet choisi que toutes les apps iOS soient disponibles dans le Mac App Store par défaut et que ce soit à l’éditeur de faire part de son opposition s’il le souhaite. Où est passé la volonté de ne proposer que des apps de qualité sur le (Mac) App Store ?

Vous me direz, ce n’est pas grave, on peut faire abstraction de ces apps mobiles. C’est vrai, mais en poussant de la sorte les apps iOS sur Mac, le risque est que les développeurs ne prennent pas la peine de créer des apps Mac à part entière. Quitte à amener les apps iOS sur Mac, Apple aurait pu pousser la logique jusqu’au bout et doter l’ordinateur d’un écran tactile…

Pour conclure

Il y a eu un malentendu à la fin de la conférence « One more thing » : ce n’est pas monsieur PC qui a passé une tête. L’ordinateur fier de son ventilateur, l’ordinateur qui s’essouffle rapidement, l’ordinateur qui cherche une prise de courant… c’est le Mac Intel !

À la fois endurant comme un marathonien et rapide comme un sprinter, le MacBook Air M1 est incomparablement meilleur que ses prédécesseurs et que toutes les autres machines de sa catégorie. La réussite d’Apple est aussi éclatante que l’ultraportable est silencieux.

On pourrait chipoter sur le design qui n’a pas évolué, mais ça ne rend l’exploit que plus beau : aucun soupçon de triche possible, c’est la puce M1 qui fait toute la différence, et sans vent dans le dos.

Cela n’augure que du bon pour les futurs Mac Apple Silicon. Car, aussi époustouflant soit-il, le MacBook Air n’a pas vocation à remplacer le MacBook Pro 16″, qui finira lui aussi par avoir droit à sa puce designed in Cupertino. On peut se mettre à rêver d’autres formats et d’autres fonctionnalités, Apple pouvant modeler à sa guise une architecture déjà très efficace.

Dès aujourd’hui, à moins que vous soyez dépendant de Windows ou à la recherche d’une véritable station de travail portable, le MacBook Air M1 est l’ordinateur rêvé. Son seul rival est le MacBook Pro 13″ M1, encore plus endurant et légèrement plus puissant, au détriment d’un tarif moins accessible et d’un poids plus élevé.

Mais n’est-ce pas un peu risqué d’acheter la première génération de Mac Apple Silicon quand on connaît les problèmes qui accablent certains modèles initiaux ? « Personne n’est inquiet de la V1 de ce système, assure Craig Federighi. Le site de commandes a été submergé d’employés Apple. » Hey, laissez-en pour nous autres !




[Mac] Déconfinement : les nouvelles attestations sont disponibles

Le confinement a donc été assoupli à minuit. Les attestations – qui restent toujours obligatoires – ont été mises à jour en conséquence.

À partir d’aujourd’hui, il est notamment possible :

  • de se rendre dans un lieu de culte
  • de se rendre dans un établissement culturel
  • de faire ses courses (la notion de commerces essentiels a été retirée)
  • de sortir de chez soi pour une durée de trois heures dans un rayon de 20 kilomètres pour faire du sport ou se promener. Ces activités doivent être pratiquées seules ou uniquement avec des personnes regroupées dans un même domicile.

Les attestations de déplacement sont toujours disponibles dans différents formats sur le site du ministère de l’Intérieur. Pour vous « simplifier » la vie, vous avez trois possibilités pour générer rapidement un formulaire avant de sortir :

Enfin, si vous vous voulez connaitre l’exact périmètre dans lequel vous pouvez vous déplacer, les solutions ne manquent pas comme l’explique cet article !




[Mac] 5 Infos YouTips de Fabien PONS 😀

Voici les cinq infos que je souhaite partager avec vous : 

1 : Les premiers Mac M1 sont sortis !

Ça bouge pas mal en ce moment chez Apple : Tous les Mac vont abandonner les processeurs Intel !

La transition va durer 2 ans.

En novembre, Apple a déjà commercialisé les premiers Mac équipés du processeur Apple M1 : 

  • Le Mac Mini
  • Le MacBook Air
  • Le MacBook Pro 13

En deux mots, la différence avec les précédents Mac Intel est énorme.

Surtout, n’achetez pas de Mac Intel car ils vont commencer à sérieusement décoter, d’ici quelques mois, ce sera très compliqué de les revendre…

Ces 3 Mac “entrée de gamme” sont plus puissants que 80% des PC portables du marché et que la plupart des Mac Intel en vente aujourd’hui : 

  • Les performances de ces nouveaux Mac sont hallucinantes
  • En condition “bureautique”, l’autonomie est de 20H (un record dans l’industrie des ordinateurs portables)
  • Ces Mac ne chauffent pas, le MacBook Air n’a carrément plus de ventilateur !

Je ferai prochainement une vidéo complète sur le sujet, patience donc avant de changer de Mac si tel est votre projet !

2 : Une nouvelle vidéo “artistique”de com pour mes formations

Si vous aimez les vidéos d’animation, voici notre première vidéo dédiée à la promotion de nos formations, mon ami Piero s’est vraiment éclaté à la faire, vous verrez, c’est fun ! Pour la visionner, cliquez simplement sur l’image ci-dessous (n’hésitez pas à mettre un commentaire sous la vidéo sur YouTube si vous l’avez aimée !) : 

3 : Nouvelles astuces Mac

Comme d’habitude, voici aujourd’hui quelques astuces fraichement publiées sur le blog et sur la chaîne YouTube :

4 : Mon nouveau livre est dispo sur l’iBook store

Au cas où vous auriez loupé l’info, mon nouveau livre est dispo sur l’iBook Store.

Cliquez sur la couverture pour le télécharger (le livre est toujours gratuit) : 

Une fois téléchargé, n’hésitez pas à me laisser un commentaire sur l’iBook Store, car j’ai perdu les centaines de commentaires de l’ancienne version, car j’ai dû la supprimer du store.

4 : Les formations du 1er semestre 2021 chez YouStudio

Si par vous êtes intermittent(e) du spectacle, sachez que ces formations en entièrement prises en charge par l’AFDAS.

Enregistrement, composition, mixage et Mastering avec Logic pro X,  la suite Native et les plug-Ins UAD

Perfectionnement en composition, mixage et mastering avec Logic pro X,  la suite Native et les plug-Ins UAD

Conception graphique vectorielle, retouche photo et publication avec la suite Affinity

Prise de vue Photo : Maîtriser les techniques, développer sa créativité et raconter en image

Montage et postproduction avec Final Cut Pro X, Motion et compressor

Motion design, montage  et animation vidéo avec Motion 5

Créez votre site internet et communiquez

5 : Le matériel informatique et audiovisuel d’occasion de YouStudio

Régulièrement, YouStudio (mon centre de formation basé à Grenoble) renouvelle du matériel, et certains de mes stagiaires revendent le leur…

Il y a donc pas mal de choses, toutes les infos sont ici : matériel d’occasion de YouStudio

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! 

Comme d’habitude, si vous avez des questions, n’hésitez pas !

Fabien Fons

Blog YouTips

Devenez autonome et libérez votre créativité : YouTips.com



[Mac] Comment restaurer un Mac M1 avec un système personnalisé

Apple a publié une fiche d’assistance pour des propriétaires de Mac à processeurs M1 qui rencontrent des problèmes de restauration du système sur leur nouvelle machine.

Cela concerne notamment les personnes qui, sitôt la nouvelle machine déballée, veulent en réinstaller macOS en excluant certains des logiciels habituellement préinstallés (GarageBand ou iMovie par exemple).

Cette fiche aborde le cas de figure où l’utilisateur a effacé le contenu du SSD de son Mac, avant de l’avoir mis à jour en 11.0.1. Pendant la restauration du système avec la fonction de récupération de macOS, un message signale un problème au moment de la préparation de cette mise à jour personnalisée.

Apple offre deux solutions. La première est d’utiliser un autre Mac à partir duquel on créera un installeur sur un support externe.

La seconde option, avec une quinzaine d’étapes, est réalisée directement sur le Mac M1 et implique quelques manipulations bien documentées via le Terminal et l’utilitaire de restauration. La fiche n’a pas encore été traduite mais les explications sont relativement simples.

Précedemment d’autres personnes avaient buté contre un problème avec la restauration de leur sauvegarde Time Machine (lire aussi Mac M1 : Apple Configurator en dernier recours !). Dans notre cas, celle-ci s’est toutefois parfaitement déroulée avec un MacBook Pro M1, en utilisant l’Assistant de migration de macOS, lancé depuis une session utilisateur que l’on avait créée temporairement sur ce nouveau Mac pour commencer à jouer avec.




[Mac] Tout ce qu’il faut savoir à propos des apps iOS sur les Mac Apple Silicon

Nicolas Furno

C’est l’une des nouveautés des Mac qui ont adopté une puce Apple Silicon : ils peuvent faire tourner les apps iOS, celles qui sont conçues pour les iPhone et les iPad. Puisque l’architecture sous-jacente est désormais identique sur les appareils mobiles et sur les nouveaux ordinateurs d’Apple, les apps codées pour les premiers peuvent tourner sur les derniers.

Le logo d’Apple pour les apps iOS qui tournent sur un Mac.

Comment installer des apps iOS sur son Mac ? Comment fonctionnent-elles à côté des apps macOS ? Et que valent ces apps mobiles sur Mac ? Voici les réponses à toutes les questions que vous pourriez vous poser sur cette nouveauté !

Au programme

  • Comment installer des apps iOS sur son Mac ?
  • Quelles sont les apps iOS disponibles sur Mac ?
  • Comment s’intègrent les apps iOS dans macOS ?
  • Les apps iOS sont-elles performantes ?
  • Que valent les apps iOS sur les Mac Apple Silicon ?

Comme des apps macOS, évidemment. Le Mac App Store ne contenait jusque-là que des apps taillées pour les Mac, la boutique liste aussi des apps conçues pour les iPhone ou iPad sur les modèles avec puce Apple Silicon. En clair, pour installer une app iOS, il suffit de la retrouver dans le Mac App Store et de cliquer sur le bouton de téléchargement ou d’achat.

Le jeu Monument Valley 2 était réservé aux appareils iOS jusque-là, mais on peut aussi l’installer sur les Mac Apple Silicon.

Même si la présentation ne change pas pour les deux catégories, Apple essaie malgré tout de mettre en avant les apps macOS. C’est assez logique, surtout si une app existe en deux versions : autant prendre celle qui est adaptée à la plateforme. Ainsi, lors d’une recherche, les résultats ne listent initialement que des apps macOS.

Par défaut, la recherche du Mac App Store privilégie les apps macOS. Si vous cherchez une app iOS, vous ne le trouverez pas sans cliquer sur le nouveau bouton « Apps pour iPhone et iPad ».

La page de résultats de recherche du Mac App Store affiche un sélecteur pour filtrer les apps macOS et celles iOS. Cliquez sur le bouton « Apps pour iPhone et iPad » et vous verrez uniquement les apps iPhone et iPad qui peuvent être installées sur votre Mac.

En cliquant sur le bouton dédié, le Mac App Store n’affiche plus que les apps iOS disponibles, quand il y en a qui correspondent à votre recherche.

L’installation des apps se fait également de la même manière que pour une app macOS. Cliquez sur « OBTENIR » pour les apps gratuites, sur le prix pour les apps payantes ou bien sur le nuage pour télécharger celles que vous avez déjà achetées. Le téléchargement commence dans la foulée et vous pouvez le suivre sur l’interface du Mac App Store ou dans le Launchpad de macOS.

Téléchargement en cours pour trois apps iOS dans le Launchpad de macOS Big Sur.

Comme pour les apps macOS fournies par le Mac App Store, les apps iOS peuvent également être supprimées depuis le Launchpad. Vous pouvez aussi le faire depuis le Finder, où elles sont rassemblées avec toutes les autres apps installées sur votre Mac.

Impossible de distinguer dans le Finder les apps macOS des apps iOS. Pour savoir que Monument Valley 2 n’est pas une app conçue pour les Mac, on peut utiliser l’inspecteur du Finder et vérifier son type : « Apple Silicon » est utilisé pour les apps iOS.
Dans le détail, les apps iOS sont organisées différemment à l’intérieur de leur bundle, dans un sous-dossier supplémentaire par rapport aux apps macOS.

Les mises à jour sont également fournies exclusivement via le Mac App Store, dans la même section que pour les apps iOS. Il n’y a d’ailleurs aucune différence entre les deux types d’apps dans cette vue, si ce n’est une mention que l’app est conçue pour l’iPad ou iPhone selon les cas.

AirBnB est une app iOS, mais elle se met à jour normalement dans le Mac App Store.

Par ailleurs, si vous activez l’installation automatique des apps sur tous vos appareils Apple, les Mac Apple Silicon seront dans la boucle. Pour rappel, cette option permet d’avoir les mêmes apps partout et elle s’applique aussi aux Mac pour les apps iOS qui y sont disponibles. Le téléchargement et l’installation se feront automatiquement et en arrière-plan. Vous pouvez gérer cette option dans les préférences du Mac App Store.

Pour finir sur l’installation, signalons qu’il est aussi possible d’installer des apps iOS en récupérant le fichier IPA fourni par l’App Store aux iPhone et iPad. Ce n’est pas la méthode « officielle » et Apple pourrait essayer de la bloquer à l’avenir, mais d’ici là, voici comment procéder :

On pouvait s’y attendre : comme sur les iPhone et iPad, il n’est pas question d’installer une app iOS sur les Mac sans passer par le Mac App Store. Les développeurs ne peuvent pas distribuer leur app directement depuis leur site.

Quelles sont les apps iOS disponibles sur Mac ?

Apple a choisi une approche agressive pour les apps iOS sur les Mac Apple Silicon. Par défaut, toutes les apps sont référencées sur le Mac App Store et les développeurs doivent retirer eux-mêmes leur app, en décochant une case sur iTunes Connect, l’interface de gestion fournie par l’entreprise.

Cette case, cochée par défaut, permet d’afficher une app iOS sur le Mac App Store des Mac Apple Silicon.

Le choix de laisser les apps iOS par défaut sur les Mac Apple Silicon permet d’avoir une large collection d’apps disponibles dès le lancement. Mais ne vous attendez pas à tout avoir, parce que de nombreux développeurs ont choisi de ne pas proposer leurs apps sur le Mac App Store.

Ils peuvent avoir plusieurs raisons de le faire, la plus simple étant qu’une app macOS existe déjà. C’est notre cas pour l’app iGeneration bien sûr, mais on peut aussi citer Messenger qui dispose d’une app macOS depuis le printemps. Dans ce cas de figure, l’éditeur privilégie son app macOS et par simplicité, supprime la version iOS des résultats affichés sur le Mac App Store.

Une autre explication est technique. Certaines apps iOS n’ont pas de sens sur un Mac, c’est le cas pour donner un exemple de Halide, une app appareil photo qui ne fonctionne que sur les iPhone. Tous les développeurs n’ont pas prévu le coup cela dit, ce qui explique notamment que l’on a pu installer TousAntiCovid sur nos Mac Apple M1. L’app a été retirée depuis de la boutique, c’est trop tard si vous l’avez loupée.

TousAntiCovid pouvait initialement être installée sur les Mac Apple Silicon, même si c’est un cas de figure qui n’avait pas beaucoup de sens. Ses créateurs ont corrigé le tir peu de temps après la sortie des Mac.

La dernière justification est stratégique : un éditeur peut vouloir privilégier son site web, plutôt que son app mobile sur les Mac. Dans cette catégorie, on range volontiers les gros acteurs, tels Google et Facebook qui ont enlevé toutes leurs apps iOS du Mac App Store. Le site web offre en général un meilleur contrôle et la gestion de la publicité y est simplifiée, ce sont deux arguments qui peuvent faire mouche auprès de ces acteurs.

Si vous cherchez des idées d’apps iOS recommandées par Apple, cette liste publiée par l’équipe éditoriale du Mac App Store vous donnera un bon point de départ. Notez qu’une partie de cette sélection n’est plus disponible, leurs créateurs ont manifestement jugé que ce n’était pas une bonne idée…

Dernier point à noter : les développeurs peuvent signaler à Apple qu’ils ont testé leurs apps iOS sur un Mac et qu’ils ont vérifié qu’elles fonctionnaient correctement. Dans ce cas, l’app affichée dans le Mac App Store signale uniquement « Conçu pour l’iPhone » ou « Conçu pour l’iPad ». Si le créateur d’une app n’a pas fait ce travail de vérification, Apple ajoute alors une mention supplémentaire : « Non validé pour macOS ».

LumaFusion a été validée par son créateur, le Mac App Store signale uniquement que l’app a été conçue pour l’iPad.
Castro n’a pas été vérifiée par son développeur sur le Mac, Apple le signale explicitement sur sa boutique (encadré).

Ce n’est pas parce qu’une app n’a pas été validée par son créateur qu’elle fonctionne mal pour autant. Cette mention est une manière pour Apple de se dédouaner en cas de problème, et on imagine que tous les développeurs vont soit supprimer leur app du Mac App Store, soit indiquer qu’elle fonctionne correctement.

Même si iPadOS 13 a ajouté le concept de « fenêtres », iOS reste un système pensé pour un usage en plein écran et surtout avec un écran tactile comme méthode primaire d’interaction. Sur le Mac, le principe des fenêtres est aussi ancien que le Macintosh lui-même et le duo clavier/souris est la méthode d’interaction principale. Comment est-ce qu’Apple a concilié ces deux environnements si différents ?

La réponse la plus évidente est la bonne. Les apps iOS sont affichées dans une fenêtre flottante qui correspond à la taille d’un iPhone si elles n’ont pas été adaptées à la tablette d’Apple, sinon d’un iPad. Dans la majorité des cas, cette fenêtre est de taille fixe, il est uniquement possible de la déplacer à l’écran, mais pas d’activer le mode plein écran ni d’en changer la taille.

Trois jeux iOS sur un Mac Apple Silicon. Ces trois jeux sont optimisés pour l’iPad, mais fonctionnent en mode portrait uniquement, sur iPadOS comme sur macOS.

Est-ce gênant ? Cela dépend des cas, mais les apps conçues exclusivement pour les iPhone sont vraiment à l’étroit. Cela peut suffire dans quelques rares cas, l’écran de lecture du lecteur de podcast Castro peut convenir pour rester dans un coin. Les apps optimisées pour l’iPad sont plus à leur aise, à l’image de Xiaomi Home sur cet exemple, qui affiche les courbes du thermomètre connecté Aqara avec suffisamment de place pour que ce soit utile.

Trois apps iOS sur macOS Big Sur : Castro et Flowbird n’ont pas de version iPad et sont cantonnées à une petite fenêtre. Xiaomi Home est aussi disponible sur l’iPad, ce qui explique la fenêtre de taille plus confortable sur l’écran d’un Mac.

On aimerait pouvoir agrandir la fenêtre, comme on peut le faire avec une app iPhone sur un iPad, mais ça n’est pas possible. Un jeu comme Monument Valley 2 reste relaxant et aussi magnifique sur un Mac Apple Silicon, mais un mode plein écran ne serait pas de trop. Cette absence est encore plus flagrante pour les apps iPad en mode paysage.

C’est le cas du jeu Mahjong!! donné en exemple par Apple, qui n’a lui aussi qu’une petite fenêtre perdue au milieu du grand écran relié à mon Mac mini. Peut-être qu’une mise à jour pourra activer le mode plein écran pour ces jeux, ce serait un progrès net.

Les apps iPad, mais sans partage d’écran, sont aussi bloquées à une fenêtre de taille unique, assez petite sur cet écran 32 pouces 4K.

Les apps iPad qui prennent en charge le multitâche d’iPadOS (Split View et Slide Over) sont mieux loties. Leurs développeurs ont fait tout le travail nécessaire pour adapter l’interface à n’importe quelle largeur d’écran pour la tablette et ce travail est mis à profit sur le Mac. L’app est alors affichée dans une fenêtre similaire à celles des apps macOS, dont la taille peut être modifiée librement par l’utilisateur.

Voici ce que cela donne avec le lecteur de podcast Overcast qui est une app iOS avec une interface iPad et le partage d’écran. Au début de la vidéo, c’est la taille la plus petite que vous pouvez avoir, un écran d’iPad miniature. Comme vous pouvez le constater, vous pouvez remplir tout l’écran (ou activer le mode plein écran de macOS) ou même basculer sur une interface en mode portrait qui se rapproche alors de celle d’un iPhone.

Overcast est un bon exemple de la meilleure intégration envisageable pour les apps iOS sur un Mac : quand elles gèrent le partage d’écran d’iPadOS, elles s’affichent dans des fenêtres dont la taille peut être librement modifiée.

Cas de figure encore (trop) rare : les apps iPad qui gèrent la possibilité d’ouvrir plusieurs fenêtres d’iPadOS 13 bénéficient logiquement de cette option aussi sur macOS. J’ai pu le tester avec l’app Grocery, qui permet d’ouvrir une nouvelle fenêtre avec le raccourci clavier ⌘N.

Les apps qui savent gérer plusieurs instances sur iPadOS peuvent ouvrir plusieurs fenêtres sur macOS.

On peut ainsi établir une hiérarchie, du moins confortable au plus agréable sur macOS :

  • 😕 Apps iPhone : petite fenêtre de taille fixe, pas de mode plein écran ;
  • 😐 apps iPad sans partage d’écran : fenêtre moyenne de taille fixe, pas de mode plein écran ;
  • 😀 Apps iPad avec partage d’écran : fenêtre de taille variable et mode plein écran.

Au-delà de la taille de la fenêtre, Apple a fait tout ce qu’elle a pu pour mieux intégrer les apps iOS à son système dédié aux Mac. Leurs icônes apparaissent dans l’interface de sélection d’apps liée au raccourci clavier ⌘⇥ et l’unification de la forme des icônes sur les deux systèmes permet de mieux intégrer celles qui viennent d’iOS. On peut aussi quitter une app avec ⌘Q, y compris pendant l’affichage de cette interface1.

Une app iOS se cache parmi ces apps macOS…

Même si une fenêtre est de taille fixe, elle peut être minimisée dans le Dock, soit en cliquant sur le rond orange en haut à gauche de la fenêtre, soit avec le raccourci ⌘M. Les apps minimisées se glissent sur la droite, à côté de la corbeille, comme pour les apps macOS.

Une app macOS et deux apps iOS minimisées dans le Dock de macOS.

Apple a aussi pris le temps de préparer le terrain ces dernières années. Sur de nombreux points, les apps macOS fonctionnent comme les apps iOS, ce qui simplifie la transition. Pour vous donner un exemple, le mode sombre est géré de la même manière sur les deux systèmes, ce qui permet aux apps iOS qui le prennent en charge d’en bénéficier aussi sur macOS. C’est le cas pour le client Reddit Apollo, qui fonctionne très bien sur le Mac.

Les apps qui basculent automatiquement du mode clair au monde sombre en fonction du réglage du système le font aussi sur les Mac Apple Silicon. Exemple ici avec le client Reddit Apollo.

Apple incite depuis des années tous les développeurs d’apps iOS à gérer correctement l’iPad en créant des versions optimisées de leurs apps. Ceux qui ont respecté cette demande bénéficient aujourd’hui d’une excellente intégration à macOS, d’autant plus s’ils ont pris en charge les claviers physiques avec des raccourcis clavier, et encore davantage s’ils gèrent les trackpad, nouveauté d’iPadOS 13.4.

Même si ce n’est pas le cas, le constructeur essaie d’améliorer la situation pour une partie des apps. Celles qui ont des paramètres dans l’app Réglages sur iOS bénéficient sur macOS d’un panneau de préférences intégré, accessible avec le raccourci par défaut (⌘,) ou bien via la barre de menus. Cela ne fonctionne pas pour les paramètres qui sont intégrés à l’app, uniquement ceux dans l’app Réglages.

Solitaere n’est pas optimisée pour macOS, mais ses paramètres affichés dans l’app Réglages d’iOS sont disponibles facilement sur macOS.

Naturellement, les apps optimisées pour les iPad qui gèrent les raccourcis clavier peuvent utiliser ⌘, pour présenter leurs préférences internes. J’ai pu le vérifier avec le terminal Blink Shell, qui affiche bien son écran de configuration en utilisant le raccourci clavier, comme sur iPadOS.

Apple facilite aussi le travail des développeurs qui font des apps audio. Les touches de contrôle sur le clavier des Mac ou sur la Touch Bar des portables contrôlent la lecture dans les apps iOS, comme j’ai pu le vérifier avec Overcast et Castro.

Enfin, notons que les apps qui utilisent l’espace de stockage local sur iOS bénéficient d’un dossier spécifique sur macOS aussi. Comme dans l’app Fichiers des iPhone et iPad, le Finder gagne une icône « Sur mon Mac » dans sa barre latérale. On y retrouvera toutes les apps qui utilisent cet espace de stockage distinct d’iCloud, avec un dossier par app, comme sur iOS.

Castro et Blink utilisent l’espace de stockage de local sur iOS, et aussi sur macOS Big Sur. Dans le cas du lecteur de podcast, on y retrouve notamment les fichiers audio qui correspondent à chaque épisode de podcast.

Ces dossiers sont stockés dans ~/Library/Containers/, le même que pour toutes les apps qui respectent le bac à sable de macOS. La différence toutefois, c’est que le Finder ne permet pas de remonter dans la hiérarchie, il donne l’impression que le dossier « Sur mon Mac », qui n’existe pas réellement, est la racine du système. Comme si on avait un bout d’iOS dans macOS, en somme.

Les apps iOS sont-elles performantes ?

Pour faire simple, oui. Pour le vérifier, nous avons utilisé l’app GFXBench Metal, proposée en version macOS et en version iOS au lancement des Mac Apple Silicon (son développeur a manifestement oublié de masquer la version mobile). Nous avons effectué les tests graphiques avec les deux versions et les résultats sont très proches :

Test macOS iOS
Aztec High 77,7 fps 80,81 fps
Aztec Normal 203,63 fps 209,48 fps
Car chase 177,16 fps 173,81 fps

La différence est suffisamment minime pour être dans la marge d’erreur. La conclusion est qu’une app iOS bénéficiera des mêmes performances qu’une app macOS, ce qui est logique quand on considère que la puce d’Apple est très similaire sur les iPhone et iPad comme sur les Mac.

J’ai aussi pu le vérifier avec l’éditeur vidéo LumaFusion, qui a pris en gros le même temps pour exporter une vidéo 4K H264 sur mon Mac mini que sur un iPad Air 4. En bref, comme tout ce qui touche à l’Apple M1, les performances ne seront pas un problème que vous utilisiez une app macOS ou une app iOS.

Que valent les apps iOS sur les Mac Apple Silicon ?

La possibilité de lancer des apps iOS est du bonus sur les Mac Apple Silicon, qui bénéficient toujours de l’immense logithèque historique du Mac. Pour autant, est-ce une bonne idée ? Après avoir essayé de nombreuses apps iOS, je dirais que cela dépend des cas, mais qu’il faut composer avec un petit peu trop de bugs et de limitations pour que ce soit un avantage net pour ces nouveaux Mac.

Les apps optimisées pour les iPad et le multitâche d’iPadOS offrent une expérience correcte, surtout quand elles intègrent aussi des raccourcis clavier. Ce n’est jamais aussi bien qu’une app pensée pour macOS, mais ce n’est pas pire que les apps iOS converties à la va-vite avec Catalyst. Overcast est un bon exemple de cet état intermédiaire et l’app peut être réellement utile sur les Mac Apple Silicon.

En revanche, dès que l’on entre dans la catégorie des « grosses » apps iOS, comme LumaFusion, le bilan est plus mitigé. Certes, l’app dispose d’une fenêtre redimensionnable, mais son interface est pensée pour un écran tactile et elle ne s’adapte pas très bien à macOS. À titre d’exemple, j’ai agrandi l’app sur tout l’écran de mon moniteur de 32 pouces et ce n’est pas une interface que j’aurais envie d’utiliser plus de cinq minutes.

LumaFusion n’a pas été pensée pour les écrans de plus de 12,9 pouces et cela se voit vite. Ici, l’aperçu ne peut pas être agrandi et on ne peut pas réduire l’espace perdu autour de la frise chronologique.
Un double-clic sur un titre permet de le modifier, mais comme sur iPadOS, cela se fait en plein écran. Dans ce cas, c’est le problème inverse : l’aperçu est immense et les propriétés du titre réduites à un mince bandeau en bas de l’écran. On le voit mal sur une capture d’écran statique, le titre doit être modifié en faisant défiler la fine bande au-dessus des styles prédéfinis.

Même si vous êtes prêt à passer outre ces limites d’interface, il reste encore d’autres problèmes à envisager. Les apps iOS ne fonctionnent pleinement que lorsqu’elles sont au premier plan et actives. Sur un Mac, elles peuvent alors avoir du mal à gérer le fait d’être mise à l’arrière-plan, même si leur fenêtre n’est pas fermée. Le comportement varie d’une app à l’autre : Monument Valley 2 coupe le son dès que la fenêtre bascule à l’arrière-plan et j’ai eu un export interrompu dans LumaFusion parce que la fenêtre n’était pas au premier-plan.

Enfin, il arrive que des apps iOS plantent entièrement. Cela reste rare, je n’ai eu le cas pendant mes essais qu’avec l’app Longplay qui plante systématiquement lors de la première analyse des albums. Dans l’ensemble toutefois, je n’ai pas eu de problème aussi majeur, mais cela ne veut pas dire qu’utiliser une app iOS sur un Mac est une bonne expérience pour autant.

Quand une app iOS plante sur un Mac Apple Silicon, elle plante comme une app macOS.

La faute au manque d’écran tactile, bien sûr. Les apps iOS doivent être contrôlées avec une souris et c’est une expérience moyenne au mieux, quand elle n’est pas médiocre. C’est tolérable dans les apps, mais c’est dans les jeux que c’est souvent le pire. J’ai testé une bonne partie des titres donnés en exemple par Apple et même un jeu aussi simple que SpellTower+ est nettement moins plaisant sans un écran tactile.

L’exception est Crossy Road qui peut être entièrement contrôlé au clavier, ce qui fait que l’on peut jouer sans problème sur un Mac. Même alors, la taille réduite n’est pas idéale et le jeu reste plus agréable sur un appareil iOS. Pour les apps qui n’ont rien prévu pour le clavier, Apple a ajouté un mode « Alternatives aux pressions » qui peut être activé dans les menus de macOS.

L’option à activer dans la barre des menus en haut à gauche, le pop-up qui la détaille et qui s’affiche la première fois que vous l’activez pour une app iOS.

Cette fonction est pensée pour les jeux, mais elle peut aussi servir dans d’autres apps. Elle simule un écran tactile avec le clavier et de nouveaux raccourcis : la barre d’espace pour toucher au centre de la fenêtre et les flèches pour balayer dans les quatre directions depuis le centre de l’écran. En faisant défiler sur un trackpad ou une molette de souris, on effectue comme un glissement sur l’écran. Enfin, la touche permet d’utiliser toute la surface du trackpad comme si c’était un écran tactile.

À l’usage, cela fonctionne assez bien dans Among Us!, un autre jeu iOS mis en avant par Apple. Sans ce mode spécial, il nécessite de jouer en cliquant sur un joystick virtuel (une horreur) ou en cliquant pour se déplacer, ce qui est à peine meilleur. En l’activant, on peut déplacer le personnage avec les flèches, ou bien en glissant sur le trackpad. Ce n’est pas parfait, mais c’est jouable. La simulation du trackpad avec la touche est nettement plus difficile à maîtriser, j’ai trouvé le curseur trop sensible.

Avec un trackpad et en pressant la touche , on peut activer un doigt virtuel dans les apps iOS, comme ici dans Among Us!. C’est une roue de secours qui n’est pas très maniable, toutefois.

Notez que cette option est inutile pour zoomer avec un pincement dans les apps qui utilisent un composant standard. Si vous avez un trackpad, vous pouvez exploiter le geste habituel directement, j’ai pu le tester sur la frise de LumaFusion, mais aussi dans l’app Graphite Sketchbook, qui applique des filtres à vos photos et qui est l’une de celles mises en avant par Apple.

Au bout du compte, tout bonus est bon à prendre et l’ajout des apps iOS n’enlève rien aux Mac Apple Silicon, mais on se demande un petit peu pourquoi Apple a choisi d’offrir cette possibilité. On a le sentiment que c’était assez simple sur le plan technique et que le constructeur a choisi de le faire sans se demander si c’était utile.

À moins que ce soit un signe de plus que des Mac avec écran tactile arrivent ? Le constructeur a beau répéter à qui veut bien l’entendre qu’il n’est pas question d’avoir un Mac tactile et que Big Sur n’est pas optimisé pour cet usage, on comprendrait quoi qu’il en soit mieux la présence des apps iOS sur le Mac App Store si c’était le cas. En 2021 peut-être ?


  1. Pour (re)découvrir tous les secrets de cette interface : Tout savoir sur : le raccourci ⌘⇥ pour changer d’app.  ↩︎




[Mac] GEEK : Apprentissage automatique : les puces Ax et M1 font la leçon

Florent Morin

La puce A14 des iPhone 12 et la M1 des premiers Mac Apple Silicon disposent d’un nouveau Neural Engine à 16 cœurs capable d’exécuter 11 000 milliards d’opérations à la seconde. En somme, à en croire Apple, une bête de course pour l’apprentissage automatique (machine learning) jusqu’à deux fois plus puissant que la version de l’A12. Ce nouveau moteur dédié aux tâches d’intelligence artificielle tient-il ses promesses ? C’est ce que nous allons voir.

Image Apple

L’apprentissage automatique, comment ça marche ?

L’apprentissage automatique, qui fait partie des domaines de l’intelligence artificielle, est de la prédiction à partir de données. Par exemple, si les données sont issues d’une image, je peux prédire avec un certain niveau de fiabilité que celle-ci représente un chien. Si ces données sont issues d’un tableur, je peux déduire un résultat à partir de paramètres en entrée.

Il y a plusieurs techniques permettant d’effectuer ces prédictions. Ces techniques sont, pour faire simple, des algorithmes paramétrables et les paramètres de ces algorithmes sont des modèles. Et, pour tout cela, il faut un jeu de données de référence en entrée.

Si on reprend l’exemple de la reconnaissance d’un chien dans une photo, je vais donner des millions de photos de chiens à mon outil d’entraînement qui va comparer les photos et trouver leurs points communs. À partir de là, un modèle va être généré. Ce modèle contient toutes les informations permettant de détecter un chien dans une photo. Cette première étape est particulièrement gourmande en ressources.

Dans l’étape suivante, je vais utiliser un jeu de données de test afin de vérifier que mon modèle fonctionne, ce qui me donnera un indicateur de fiabilité. Si c’est fiable, le modèle peut être exporté. Dans le cas d’Apple, on utilisera Core ML.

Ce modèle est ensuite exploité dans n’importe quel logiciel, sans connaissance particulière requise. C’est la phase de déduction. Ce procédé consomme beaucoup moins de ressources que l’apprentissage. Si on synthétise les quatre grandes étapes : préparation ; entraînement ; validation ; et enfin déduction.

Performances en déduction

Apple pratique la déduction au sein de ses logiciels depuis des années. Le constructeur profite d’une maîtrise quasi complète de ses puces afin d’offrir des performances optimales.

C’est Eliot Andres, fondateur de l’app PhotoRoom, une app qui efface automatiquement l’arrière-plan des images, qui a fait partie des premiers à partager ses benchmarks de l’A14 sur la partie déduction.

Avec une amélioration des performances de 40 % par rapport à l’iPhone 11, l’iPhone 12 Pro est capable d’effectuer des déductions à la vitesse de 30 images par seconde.

Observation intéressante par rapport à du matériel non Apple : le OnePlus 8 (Snapdragon 865, un haut de gamme de 2020) fait moins bien que l’iPhone 8 et est à peine au-dessus l’iPhone 7 de 2016. Même si certains constructeurs Android comme Huawei s’en sortent un peu mieux, Apple conserve une bonne longueur d’avance.

Cette déduction, elle est utilisée aujourd’hui dans les applications pour de la retouche photo automatique, de la détection et transcription de texte depuis une image, de l’évaluation de l’émotion sur un visage, de l’extraction des caractéristiques principales d’un texte, de la reconnaissance audio, etc. Les apps qui utilisent ces procédés sont aussi variées que PhotoRoom, Pixelmator Pro, Shazam, Traduire, Photos, la complétion automatique du clavier ou bien sûr Siri.

Performances en entraînement

L’apprentissage à même les puces Apple Silicon est le nouveau challenge relevé par Apple. Pour tester l’entraînement, nous nous sommes appuyés sur un code de démo fourni par Jacopo Mangiavacchi, ingénieur en apprentissage automatique chez Microsoft, concepteur du framework open source SwiftCoreMLTools. L’exemple s’appuie sur le jeu de données MNIST mis au point par l’équipe de l’éminent Yann LeCun afin d’effectuer de la prédiction de chiffres à partir d’une écriture manuscrite.

Même si l’entraînement est tout à fait fiable en 4 ou 5 itérations, nous l’avons volontairement poussé à 10 itérations afin d’avoir un résultat plus significatif. Les tests ont été menés sur iOS 14, dont les performances sont déjà quasiment deux fois supérieures à iOS 13 — oui, rien qu’avec une mise à jour logicielle, Apple a doublé les performances.

Synthèse des résultats, de l’iPad Air 2 à l’iPhone 12 Pro. Le plus court est le meilleur.

Les progrès sont significatifs. Là où il fallait plus de 8 minutes à un iPad Air 2 pour entraîner le modèle, l’iPhone 12 Pro le fait en 1 minute 35 seulement. Et donc, si on compare les performances entre puce A12 et A14, le temps de calcul est bien divisé par deux.

L’apprentissage automatique sur Mac

Passons maintenant au Mac. La machine Intel de test est un MacBook Pro 16″ Core i9 2,9 GHz équipé de 32 Go de mémoire vive avec GPU Radeon Pro 560X 4 Go. Le Mac M1 est un Mac mini équipé de 8 Go de mémoire vive.

Le premier phénomène observé, que nous avions déjà mesuré sur iOS lors du passage à la version 14, est que le passage à Big Sur a quasiment permis de doubler les performances à l’entraînement. Là où il fallait 5 minutes 55 secondes pour accomplir cette tâche avec Catalina, l’opération a pu être exécutée en 3 minutes 7 secondes avec Big Sur.

Pour éviter un suspense insoutenable, le score avec le Mac mini M1 (c’est identique avec le MacBook Air M1) est simplement hallucinant : 67 secondes, soit moins de la moitié du temps passé avec le Mac Intel (176 s) !

Dans une moindre mesure, l’outil Create ML a permis d’entraîner un gros réseau de neurones avec une différence de 20 % en faveur du Mac M1. Le logiciel utilise donc de mieux en mieux les ressources à sa disposition — en l’occurrence le CPU et le GPU sur le Mac Intel, qui n’a pas de Neural Engine — pour entraîner un jeu de données.

Ceci est probablement dû à l’usage de ML Compute, le nouveau framework Apple arrivé cette année en toute discrétion. Ce framework fait appel aux fonctions de BNNS qui permettent d’entraîner un réseau de neurones en exploitant au maximum le CPU. Et pour la partie GPU le framework fait appel à des instructions Metal optimisées pour la performance. Même si ce n’est pas spécifié, il y a de fortes chances pour que ML Compute exploite également le Neural Engine.

Juste après la sortie des Mac M1, Apple et Google ont fait une annonce commune autour de TensorFlow, un des outils favoris des data scientists. Dans sa version 2.4, TensorFlow disposera d’optimisations spécifiques qui tireront partie du framework ML Compute.

Performances à l’apprentissage sur TensorFlow 2.4 entre un Mac Intel et un Mac M1. Graphique TensorFlow.

D’après les premiers résultats communiqués par Google, le MacBook Pro 13″ Intel Core i7 de 2020 se fait terrasser par les Mac M1.

La puissance accessible aux développeurs

TensorFlow est un outil puissant, mais qui nécessite une certaine expertise dans le domaine de l’apprentissage automatique. C’est pour répondre à cette problématique qu’Apple a mis à disposition le framework Core ML, qui permet aux développeurs d’exploiter des modèles pré-entraînés disponibles sur le web. On peut trouver des modèles permettant de déterminer l’âge d’une personne, détecter des objets, appliquer un style artistique à une photo ou bien d’autres choses.

Si un besoin particulier se fait sentir, le développeur pourra utiliser Create ML et bénéficier de toute la puissance du Mac M1 sans subir la complexité d’un outil comme TensorFlow, sachant que le constructeur propose des frameworks spécifiques pour la reconnaissance d’éléments visuels, l’interprétation du texte, l’interprétation de la dictée ou bien encore l’interprétation de sons.

L’environnement Core ML. Graphique Apple.

Ces frameworks sont tous utilisés en mode prédiction, c’est-à-dire pour exploiter un modèle pré-entrainé. Core ML permet de ré-entraîner un modèle existant. Grâce à des frameworks comme SwiftCoreMLTools, on peut même concevoir un modèle Core ML depuis zéro, mais l’opération reste technique et nécessite une certaine expertise.

On l’a déjà dit, de plus en plus d’apps exploitent l’apprentissage automatique en mode prédiction, car c’est la tâche qui consomme la moins de ressources à ce jour. Tapez « mer » ou « montagne » dans l’application Photos d’Apple, la déduction qui aboutira à présenter toutes les photos correspondantes est faite localement.

Les usages peuvent aller au-delà de l’image : son, texte et toute autre donnée peuvent être utilisés pour améliorer l’expérience utilisateur. Mais cela nécessiterait probablement d’aller au-delà de la prédiction pour en exploiter le plein potentiel. Il faudrait pouvoir entraîner ou ré-entrainer des modèles directement depuis l’ordinateur de l’utilisateur.

Et c’est justement là que les Mac M1 arrivent à point nommé : des machines adaptées à l’apprentissage automatique et malgré tout économes en énergie pour ne pas pénaliser l’autonomie et les performances. Dès lors, le champ des possibles s’étend : une app financière pourrait prédire les dépenses à venir ; une app de reconnaissance vocale pourrait transcrire les paroles d’une personne souffrant d’un handicap lié à la prononciation grâce à un apprentissage préalable ; un gestionnaire d’agence immobilière pourrait prédire au plus juste la valeur d’une maison à partir de l’historique des ventes…

De nombreuses tâches peuvent bénéficier des avancées de l’apprentissage automatique. Il ne manquait plus qu’une machine accessible à tous pour y arriver. Et Apple l’a fait.

Aux cotés de l’informaticien Olivier Lavaud, Florent Morin tiendra une conférence en ligne gratuite lundi 23 novembre à 18 heures pour échanger autour des nouvelles technologies d’intelligence artificielle d’Apple.




[Mac] GEEK : Little Snitch veut contourner les obstacles d’Apple dans Big Sur

Objective Development, l’éditeur de Little Snitch, ne désarme pas face aux changements apportés dans macOS Big Sur qui rendent inopérants certains filtrages de ce logiciel de pare-feu.

Pour résumer à grand traits, Apple impose à ces logiciels qui surveillent, signalent et bloquent certaines activités réseau (ainsi qu’aux applications de VPN), de se brancher sur une nouvelle extension système — le Network Extension Framework — apparue avec Catalina et devenue obligatoire avec Big Sur.

Cependant, Apple s’est arrogée le droit de ne pas utiliser son extension système pour une bonne cinquantaine de ses applications et services système, dont FaceTime, le service de mise à jour système, Plans, etc. Little Snitch ne pourra pas les voir et ces communications ne passeront pas non plus au travers des tunnels ouverts par les utilitaires de VPN.

L’éditeur autrichien de Little Snitch concède volontiers que certaines choses nécessitent de ne pas être entravées, comme la vérification à distance par Apple de l’absence de malware dans les logiciels qu’on lance pour la première fois ou la récupération automatique de mises à jour de sécurité. Mais il reproche à Apple de rendre totalement imperméables à tout accès et observations par l’utilisateur toutes ces opérations. Une approche qu’Objective Development juge inverse à la politique de transparence promue par ailleurs par Apple :

Vous avez le droit de savoir où votre ordinateur se connecte. À qui il parle. C’est votre droit de voir ces connexions. C’est votre droit de les autoriser. Et c’est votre droit de les empêcher.

[…]

Cacher complètement à l’utilisateur ces connexions n’a aucun sens. Cela contredit l’idée d’un système transparent et digne de confiance et sape la confiance de l’utilisateur dans ce système.

Objective Development explique qu’il fait face au même type de challenge qu’Apple. Little Snitch doit permettre aux utilisateurs de bloquer certaines communications mais il doit le faire d’une manière responsable et explicite sur les conséquences.

Cela passe par des explications lorsqu’on veut bloquer telle ou telle opération système ou par des règles de pare-feu prêtes à l’emploi qui évitent de faire n’importe quoi : « Mais la décision finale d’accepter ou non les éventuelles conséquences devrait toujours être laissée à l’utilisateur, à vous ».

Dans l’attente d’une possible évolution d’Apple sur ce sujet, l’éditeur travaille sur des moyens pour Little Snitch de pouvoir agir à nouveau sur ces services système désormais masqués pour les gérer. A priori les développeurs ont trouvé quelques pistes « prometteuses » pour y arriver.




[Mac] GEEK : Rétro MacG : Mac OS X est désormais plus vieux que Mac OS

24 janvier 1984 : Apple présente le Macintosh, et avec lui le Macintosh System Software, le système « classique » des machines d’antan. 24 mars 2001 : Apple publie Mac OS X 10.0 Cheetah, la première version finalisée de Mac OS X, son système de nouvelle génération. Entre le 24 janvier 1984 et le 24 mars 2001 se sont écoulés 6 269 jours. Entre le 24 mars 2001 et aujourd’hui le 23 mai 2018 se sont écoulés 6 269 jours.

Lorsque le soleil se couchera sur la Californie, Mac OS X sera donc plus vieux que ne l’était Mac OS lors de la commercialisation de la première version finalisée de Mac OS X. Retour sur 17 ans et 2 mois d’histoire de l’informatique. Retour aussi sur 17 ans et 2 mois d’évolutions de MacGeneration, qui a couvert toute l’existence de Mac OS X, 17 ans et 2 mois d’articles et d’analyse sur ce système qui nous en a fait voir de toutes les couleurs.

Mac OS X Public Beta. Image MacGeneration.

Mars 1999 : Mac OS X Server 1.0

Mac OS X 10.0 Cheetah est la première version finalisée de Mac OS X, mais pas la première version commercialisée. Cet honneur revient à Mac OS X Server 1.0, mis en vente le 16 mars 1999 au prix de 995 $. Mac OS X Server 1.0 n’est pourtant pas tout à fait Mac OS X : c’est encore Rhapsody, ce système intermédiaire reprenant les bases du système OPENSTEP de NeXT et l’interface Platinum du système Mac OS d’Apple. Mac OS X Server 1.0 peut ainsi être décrit comme Rhapsody 5.3.

Apple tirait ses noms de code de l’univers de la musique : le Système 7 aurait dû laisser sa place à Copland, dont l’échec a donné naissance au projet Gershwin, du nom du compositeur de… Rhapsody in Blue. Après Mac OS 7.6 « Harmony », Mac OS 8 « Tempo », Mac OS 8.5 « Allegro » et Mac OS 9 « Sonata », Mac OS X Server a toutefois inauguré une série de noms de code issus de la mythologie : Hera (Mac OS X Server 1.0), Loki (Mac OS X Server 1.0.2), Pele (Mac OS X Server 1.2), et Medusa (Mac OS X Server 1.2v3).

Septembre 2000 : Mac OS X Public Beta

Quelques semaines après la présentation de Mac OS X Server 1.0, et quelques mois avant la commercialisation de Mac OS 9, Apple envoie les premières préversions de Mac OS X aux développeurs. La première developer preview introduit des changements majeurs dans l’architecture du système, la troisième abandonne l’interface Platinum au profit de l’interface Aqua. Dès lors, on peut véritablement parler de Mac OS X. Le 13 septembre 2000, sur la scène parisienne de l’Apple Expo, Steve Jobs présente la première version publique, la Mac OS X Public Beta.

Après avoir attendu une heure et déboursé 249 F ou 29,95 $, les fans de la première heure repartent de la porte de Versailles avec le précieux disque d’installation. Plus de 100 000 personnes achètent la Public Beta en six mois, et affrontent lenteurs et plantages pour le plaisir de découvrir l’interface Aqua. Kodiak, c’est son nom de code, inaugure le bestiaire d’Apple (à ceci près que le kodiak est un grand ours plutôt qu’un félin).

Mac OS X Public Beta. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2000. Image MacGeneration.

Mars 2001 : Mac OS X 10.0 Cheetah

La voilà, enfin, la première version finalisée de Mac OS X. Mac OS X 10.0 est mise sur le marché le 24 mars 2001 au prix de 129 $. Les testeurs de la Public Beta, qui expire le 14 mai 2001, bénéficient d’une remise de 29,95 $. La boîte comprend une copie de Mac OS 9.1, encore indispensable, la logithèque native comptant à peine 300 applications. Alors que les préversions intégraient un « Music Player » minimaliste, Mac OS X 10.0 intègre iTunes, présenté deux mois plus tôt.

Mac OS X 10.0.3 marque un triple tournant. D’abord, elle permet de graver des CD dans iTunes, et ouvre la voie à la campagne « Rip. Mix. Burn. », six mois avant la présentation de l’iPod. Ensuite, elle est déclinée dans une version Server, qui prend le relais de Mac OS Server 1.2v3 et met ainsi fin à la lignée directement issue de NextSTEP et OPENSTEP. Enfin, elle est pour la première fois préinstallée sur les nouveaux Mac, aux côtés de Mac OS 9.1.

Mac OS X 10.0 Cheetah. Image MacGeneration.
MacGeneration en mars 2001. Image MacGeneration.

Septembre 2001 : Mac OS X 10.1 Puma

À la fin du keynote de Phil Schiller à la conférence Seybold, le 25 septembre 2001, le public reçoit gratuitement un CD d’installation de Mac OS X 10.1. Un mois plus tard, les utilisateurs de Mac OS X 10.0 se ruent chez leur revendeur, ou dans les Apple Store qui viennent d’ouvrir leurs portes, pour récupérer leur galette. Apple ne s’en cache pas : Mac OS X 10.1 doit résoudre les problèmes les plus pressants de Mac OS X 10.0.

Plus rapide et plus stable, il devient le système principal des Mac le 7 janvier 2002. Apple pousse alors le concept de « hub numérique » à fond : Mac OS X 10.1 prend en charge les lecteurs-graveurs de DVD, intègre les pilotes de centaines d’appareils photo et un système de gestion de la colorimétrie, permet de traiter les bandes DV et les fichiers audio 32 bits/96 kHz. Avec iMovie, iTunes, iDVD, et maintenant iPhoto, les Mac-users peuvent mener la « iLife ».

Mac OS X 10.1 Puma. Image MacGeneration.
MacGeneration en septembre 2001. Image MacGeneration.

Août 2002 : Mac OS X 10.2 Jaguar

Le jaguar est « lâché » le 23 août 2002, à 10h20 du soir, au cours d’une soirée de gala dans les boutiques. Alors que les noms de code de Mac OS X 10.0 et 10.1, « Cheetah » et « Puma », étaient peu connus du grand public, Mac OS X 10.2 est clairement désigné comme « Mac OS X 10.2 Jaguar », jusqu’à la boîte au « X » habillé de fourrure. Les noms de code deviennent des marques commerciales, et le « Happy Mac » du démarrage laisse sa place à la pomme.

Pour beaucoup, Mac OS X 10.2 Jaguar représente le véritable départ de Mac OS X. Peut-être parce que Steve Jobs venait d’enterrer Mac OS 9. Probablement parce qu’il s’agit de la première version véritablement stable et fluide, la première aussi préinstallée sans Mac OS 9 en renfort. Sans doute enfin parce que Jaguar a inauguré quelques-unes des technologies les plus importantes de Mac OS X, de Bonjour à Accès universel en passant par Quartz Extreme, CUPS, et la journalisation HFS+.

Mac OS X 10.2 Jaguar. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2002. Image MacGeneration.

Octobre 2003 : Mac OS X 10.3 Panther

Le 23 octobre 2003, Apple organise une « nuit de la panthère » pour lancer la commercialisation de Mac OS X 10.3 Panther. Pour la première fois, Phil Schiller signe le communiqué de presse, qui annonce « plus de 150 nouveautés », dont les premières évolutions de l’interface Aqua. Les rayures laissent place au « métal » brossé, les tiroirs sont abandonnés au profit des barres latérales, les champs de recherche et Exposé remettent en cause la gestion traditionnelle des fichiers et des fenêtres.

Surtout, à la faveur de l’expiration du contrat liant Microsoft à Apple depuis 1997, Internet Explorer peut être remplacé par Safari. FileVault permet de chiffrer les fichiers, X11 facilite l’utilisation des applications venues du monde GNU/Linux, iChat gagne des fonctions de vidéoconférence… Bref, le système gagne en maturité. Alors que trois mises à jour majeures se sont succédé en deux ans, Mac OS X 10.3 Panther va durer dix-huit mois.

Mac OS X 10.3 Panther. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2003. Image MacGeneration.

Avril 2005 : Mac OS X 10.4 Tiger

Parmi 200 nouveautés, Mac OS X 10.4 Tiger inaugure Dashboard et Spotlight, le premier moteur de recherche locale en temps réel. Un grand nombre d’utilisateurs en gardent encore un souvenir ému : lancé le 28 avril 2005, il n’a pas cédé sa place avant le 26 octobre 2007, et reste la version de Mac OS X ayant connu la plus longue carrière. C’est aussi la version de la transition entre l’architecture PowerPC et Intel, et donc la version de la maturité pour les uns, de la découverte du Mac pour les autres.

Dernière version de Mac OS X présentée avant l’iPhone, Mac OS X 10.4 Tiger est aussi la première version qui tourne sur d’autres appareils que les Mac. D’abord parce qu’elle sert de base au système du premier Apple TV, qui utilisait un processeur Intel Pentium M. Ensuite et surtout parce que la build mal sécurisée de Mac OS X 10.4.1 installée sur le DTK, ce PC dans un boîtier de Power Mac G5 fourni aux développeurs, a servi de base aux premiers Hackintosh.

Mac OS X 10.4 Tiger. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2005. Image MacGeneration.

Octobre 2007 : Mac OS X 10.5 Leopard

Steve Jobs présente Mac OS X 10.5 Leopard, qui doit boucler rapidement la transition vers les processeurs Intel, dès l’été 2006. Annoncée pour la fin de l’année 2006, sa commercialisation est repoussée au printemps 2007, puis une nouvelle fois à l’automne 2007. Entre-temps, bien sûr, Apple a présenté l’iPhone. Mais enfin, la firme de Cupertino organise la dernière grande soirée de lancement de l’histoire de Mac OS X, le 26 octobre 2007.

Mac OS X 10.5 Leopard intègre « plus de 300 nouveautés », dont Boot Camp, qui permet d’installer Windows sur une partition séparée, et Time Machine, qui permet de sauvegarder facilement ses fichiers. Le métal brossé disparaît au profit d’une apparence plus sobre, mais aussi plus ennuyeuse, accompagné de nouveautés fonctionnelles comme Cover Flow et Spaces. Apple retire les guillemets autour du nom de code, fait passer le numéro de version au second plan… et abandonne la compatibilité avec Mac OS 9 et les processeurs G3.

Mac OS X 10.5 Leopard. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2007. Image MacGeneration.

Août 2009 : Mac OS X 10.6 Snow Leopard

Mac OS X 10.4 Tiger : 200 nouveautés. Mac OS X 10.5 Leopard : 300 nouveautés. Mac OS X Snow Leopard ? « Aucune nouvelle fonction », proclame fièrement Bertrand Serlet. Il s’agissait d’un pieux mensonge, puisque des pans entiers du système ont été complètement réécrits, et plus de 900 composants retouchés d’une manière ou d’une autre. Mais il est vrai que le 28 août 2009, les utilisateurs ont découvert un système qui, en apparence, n’avait pas changé d’un iota.

Du moins ceux qui ont pu l’installer : Mac OS X Snow Leopard abandonne l’architecture PowerPC. Conçu pour les processeurs Intel, c’est le premier système doté d’un noyau 64 bits, autre transition majeure qui n’est pas encore achevée. Depuis Cheetah, les mises à jour majeures valaient 129 €, mais Snow Leopard est vendu 29 € seulement. Il est d’ailleurs toujours en vente, parce que Mac OS X 10.6.6 intègre le Mac App Store, et permet de « ramener » d’anciennes machines vers les nouveaux systèmes.

Mac OS X 10.6 Snow Leopard. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2009. Image MacGeneration.

Juillet 2011 : OS X 10.7 Lion

« Back to the Mac », disait l’invitation du special event, mais avec Lion, Mac OS X devient OS X. Ce changement de nom est accompagné d’un changement de rythme des révisions, qui passent désormais par le Mac App Store et une fréquence annuelle. OS X Lion modifie sensiblement la gestion des fenêtres, avec Mission Control et le mode plein écran, et des fichiers, avec Resume et Versions. Il inaugure aussi AirDrop, les notifications push, le nouveau FileVault, ou encore la prise en charge de gestes tactiles.

OS X Lion. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2011. Image MacGeneration.

Juillet 2012 : OS X 10.8 Mountain Lion

Après avoir convoqué le roi de la jungle pour OS X 10.7, Apple s’est tournée vers le lion des montagnes, qui n’est autre… que le puma. OS X Mountain Lion n’est pourtant pas un retour aux racines de Mac OS X. Il s’inspire plutôt d’iOS, dont il reprend l’intégration aux services iCloud, le Centre de notifications et l’application Messages, ou encore Rappels et Notes. OS X Mountain Lion renforce aussi la sécurité du système avec GateKeeper, et améliore la gestion de l’énergie avec Power Nap.

OS X Mountain Lion. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2012. Image MacGeneration.

Octobre 2013 : OS X 10.9 Mavericks

À la tête d’Apple depuis deux ans, Tim Cook imprime sa marque. Non content de prendre position sur des sujets de société, il promeut son propre modèle, très californien et très mondialisé à la fois. Les grands félins ont fait leur temps : les Mac sont designed by Apple in California, et OS X portera désormais le nom d’un lieu californien, à commencer par le spot de surf Mavericks. Révision relativement mineure dans le grand ordre des choses, OS X Mavericks est surtout restée comme la première mise à jour majeure complètement gratuite.

OS X Mavericks. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2013. Image MacGeneration.

Octobre 2014 : OS X 10.10 Yosemite

Après la plage, la montagne : OS X Yosemite, du nom du fameux parc naturel, a apporté les plus grands changements esthétiques depuis Mac OS X 10.3 Panther. À la suite d’iOS 7, Yosemite fait la part belle aux couleurs saturées et aux éléments translucides, au détriment parfois de la lisibilité. Les fonctions de « continuité » comme Handoff et Instant Hotspot renforcent l’intégration entre OS X et iOS, et Photos remplace tout à la fois iPhoto et Aperture.

OS X Yosemite. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2014. Image MacGeneration.

Septembre 2015 : OS X 10.11 El Capitan

Apple reste dans le parc du Yosemite avec OS X 10.11, baptisé d’après El Capitan, cet énorme bloc de granite qui fait la joie des varappeurs. OS X El Capitan corrige les excès de son prédécesseur, apporte de nouvelles fonctions de gestion des fenêtres avec Split View, et parachève la politique sécuritaire d’Apple avec SIP. Autrefois minuscules, les trackpads des Mac permettent maintenant de réaliser des gestes très complexes : El Capitan généralise leur usage, notamment dans Messages et Mail. Entièrement revue, l’application Notes est un exemple d’intégration esthétique avec iOS et fonctionnelle avec iCloud.

OS X El Capitan. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2015. Image MacGeneration.

Septembre 2016 : macOS 10.12 Sierra

Ne l’appelez plus « OS X » : depuis Sierra, le système d’exploitation des Mac s’appelle « macOS », comme celui des iPhone s’appelle « iOS ». Le « X » n’est plus aussi important qu’à l’époque où il fallait marquer la continuité avec Mac OS 9 tout en rappelant l’héritage de NeXT et les racines UNIX. Surtout, le Mac n’est plus le centre du « hub numérique », mais un appareil comme les autres. Apple continue de jouer la carte de la continuité d’un appareil à l’autre : macOS Sierra « récupère » Siri, le PiP et Night Shift ; partage son presse-papier avec l’iPhone et peut être déverrouillé par l’Apple Watch ; et déporte le stockage dans le nuage avec iCloud Drive.

macOS Sierra. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2016. Image MacGeneration.

Septembre 2017 : macOS 10.13 High Sierra

Après Leopard venait Snow Leopard, après Lion venait Mountain Lion, après Sierra vient High Sierra. Tout un symbole : la version de macOS qui bat le record de longévité des systèmes d’Apple, la quatorzième en dix-sept ans, est une révision somme toute mineure. Oh, macOS High Sierra intègre des nouveautés importantes, comme le système de fichiers APFS ou le framework graphique Metal 2. Mais d’année en année, les nouveautés sont nécessairement moins surprenantes, et le Mac évolue moins pour lui-même que pour suivre les autres membres de la grande famille Apple.

macOS High Sierra. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2018. Image MacGeneration.




[Mac] GEEK : Apple fête les 40 ans de son site irlandais à Cork


A present-day roadside view of Apple’s Cork campus in Ireland.

Cela fait quarante ans qu’Apple a ouvert un site à Cork, en Irlande. Pour fêter ça, le constructeur propose un petit tour du propriétaire avec des photos de l’arrière du décor. Le campus actuel compte plus de 6 000 employés, mais il a ouvert en 1980 avec 60 personnes seulement.


Apple fête les 40 ans de son site irlandais à Cork

À l’époque, c’était une petite usine pour l’Europe, c’est toujours le cas aujourd’hui et les iMac vendus dans nos pays y sont assemblés. Mais Cork, c’est aussi le centre support AppleCare pour toute l’Europe, c’est également un centre logistique et un lieu de formation. C’est aussi un lieu de passage pour certains employés Apple européens, avant de s’envoler pour la Californie.

La ligne d’assemblage d’iMac vendus en Europe.
Grainne Kenny, à la tête d’une équipe spécialisée dans la production qui travaille dans le monde entier.

Vous trouverez d’autres photos du campus irlandais d’Apple notamment quelques images des lieux dans les années 1980 :

Steve Jobs and others visit Apple’s Cork, Ireland, campus in the 1980s.
A roadside view of Apple’s Cork, Ireland, campus in 1986.