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[Mac] Prise en main des iPad Pro 2021

Florian Innocente |

Sitôt arrivés de l’Apple Store, sitôt déballés, nous avons commencé à jouer un peu avec les deux nouveaux iPad Pro 2021. Le format 11″ ainsi que le 12,9″ qui, cette année, marque sa différence par l’utilisation d’un écran mini-LED.

On s’appesantira sur ces deux tablettes lors de leur test, pour le moment on a surtout jeté un premier coup d’œil à ce nouvel écran sur le grand format et essayé cette nouvelle fonction dite de Cadre centré où la caméra suit les mouvements des personnes devant l’écran lors d’une visioconférence.

Les clients de l’iPad Pro 12,9″ vont-il vraiment avoir un meilleur écran (mini-LED) que ceux du 11″ (LED) ? La réponse est oui. Ça ne sautera pas forcément toujours aux yeux, mais dans certains cas précis mais courants, la différence est frappante.

Baptisée Liquid Retina XDR (contre Liquid Retina tout court pour le 11″ et son prédécesseur), la dalle du 12,9″ peut montrer des noirs beaucoup plus profonds, des images plus lumineuses et des couleurs plus marquées. Les deux formats utilisent une luminosité de 600 nits en mode SDR, mais le 12,9″ sait pousser automatiquement l’affichage à 1 000 nits en HDR voire 1 600 nits sur des contenus HDR aussi mais sur certaines zones de l’écran seulement.

Pas besoin d’aller très loin pour voir la différence entre les deux tablettes. Affichez ou jouez un contenu encadré de bandes sombres et celles-ci seront d’un gris très foncé sur le 11″ mais noires sur le 12,9″. Sur ce dernier, on n’en est pas au point où les bandes noires physiques du cadre de l’écran se fondent avec celles de l’image mais on s’en approche, alors que sur les 11″ les deux zones sont très clairement repérables.

Mini-LED à gauche, LED à droite

Si vous avez déjà mis côte à côte un iPhone à écran LCD et un équivalent avec un écran OLED, c’est exactement l’effet produit avec ces deux iPad. L’utilisateur d’un 11″ ne sera pas à plaindre, mais s’il a l’occasion de comparer sa tablette avec le grand modèle il pourrait bien esquisser une grimace envieuse…

Le rendu de la photo exagère la différence entre les deux dalles mais elle est tout de même significative en vrai

Sur certaines photos ensuite, la différence est tout aussi saisissante. Là encore ce n’est pas systématiquement visible. Mais lorsqu’une image profite de ce contraste amélioré et de cette luminosité renforcée, elle rejaillit davantage de l’écran. Les détails sont mieux marqués, les couleurs sont plus belles. C’est au point où on a l’impression que la prise de vue a été faite avec un autre éclairage. À quelques occasions je me suis surpris à vérifier que j’affichais bien la même photo sur les deux tablettes.

Mini-LED à gauche, LED à droite. Notez la différence du noir sur les côtés et les détails de la pierre dans la façade

Avec les textes de couleur blanche (ou les sous-titres par exemple) sur ce fond très noir de l’écran mini-LED, on peut constater un effet de blooming (ou fuite de lumière autour de ces caractères) qui forme une espèce de halo diffus. À ce sujet les avis ont été très partagés au sein de l’équipe, l’un les voyant nettement tandis que d’autres ne constataient pas de problème visuel particulier. À voir au fil d’une utilisation plus poussée.

Cadre centré

Parmi les nouveautés logicielles de cette génération, il y a la fonction Center stage ou Cadre centré en français. Les applications de visioconférence pourront l’utiliser et pour l’heure on s’en sert dans FaceTime (lire aussi Sur l’iPad Pro M1, Zoom vous cadre au centre).

La caméra grand angle frontale va s’efforcer de rester toujours cadrée sur le sujet qui lui fait face (c’est automatique et activé par défaut mais on peut le débrayer en cas de mal de mer), de cette manière on regagne une certaine mobilité lors des réunions vidéo. C’est assez bien fait et ça paraît suffisamment rapide pour rester naturel.

Et si vous êtes plusieurs devant l’iPad ou qu’une personne entre brièvement dans le champ ? Et bien le cadre va s’agrandir immédiatement pour que les deux sujets soient visibles, puis se recentrer sur le sujet principal dès qu’il est de nouveau seul.

Enfin, on ne peut oublier que ces iPad utilisent pour la première fois le même processeur qu’un Mac, la génération M1 (question RAM, on a 8 Go pour les modèles jusqu’à 512 Go de stockage et 16 Go pour les 1 To ou plus).

Un rapide tour dans Geekbench révèle des résultats qui sont du même niveaux que ceux obtenus lors des tests des MacBook Air et MacBook Pro à puces M1. C’est à dire 1 700 points environ en monocœur et 7 300 en multicœur pour le CPU et un peu moins de 22 000 pour le test GPU, ce qui correspond là-aussi à la moyenne haute des portables.

Nous avions également commandé les nouveaux Magic Keyboard avec trackpad de couleur blanche (339 € pour le petit iPad, 399 € pour le grand). La combinaison avec les iPad est réussie, cette couleur claire est élégante, elle allège visuellement le couple formé avec la tablette. Ainsi accompagné de ce support très clair, l’iPad paraît davantage suspendu en l’air qu’avec l’équivalent en noir.

Un détail au passage, ce nouvel iPad Pro s’installe parfaitement dans la précédente version du Magic Keyboard. Dans un premier temps, une note distribuée en interne aux Apple Store avait indiqué aux vendeurs qu’il y aurait incompatibilité, puis Apple avait démenti publiquement son précédent avertissement.

À propos de cet accessoire, dans son mode d’emploi, Apple préconise « d’éviter tout contact prolongé avec d’autres matériaux, sinon un transfert de couleur risque de se produire ». Avis aux utilisateurs peu précautionneux, la déclinaison noire est toujours proposée…





[Mac] Dans la Time Machine #1 : une problématique vieille comme l’informatique

Time Machine, vous connaissez sûrement, mais savez-vous comment ça marche ? Dans notre série « Dans la Time Machine », nous allons vous expliquer le fonctionnement de cette solution de sauvegarde qui a sauvé beaucoup de fichiers… et de personnes. Mais pour commencer, un peu d’histoire.

La nécessité de faire des sauvegardes n’est pas une nouveauté : dès les débuts de l’informatique, les différents médias de stockage (cassettes, disquettes, disques durs, etc.) pouvaient poser des soucis de fiabilité et personne n’avait envie de perdre des données, pas plus aujourd’hui d’ailleurs.

L’idée d’effectuer une sauvegarde, c’est-à-dire une copie des informations sur un autre support, n’est pas neuve : certains achetaient un second lecteur de disquettes pour lancer facilement une copie, d’autres travaillaient avec des bandes magnétiques (c’est encore le cas dans le monde professionnel), des périphériques externes (ZIP, JAZ, SyQuest, etc.) ou tout simplement des disques durs externes (en SCSI, puis en USB ou en FireWire). Mais dans tous les cas, ces sauvegardes amenaient plusieurs soucis pratiques, qui existent toujours dans une certaine mesure.

Un lecteur de disquettes externe Apple, pratique pour copier (et sauvegarder).

Soyez prévenus, nous allons généraliser un peu la situation. Premièrement, beaucoup ne décident de sauvegarder qu’à partir du moment où ils perdent des données. Il suffit de poser la question à quelques personnes dans votre entourage pour comprendre le problème : certains surestiment la fiabilité du matériel, d’autres considèrent que les données ne sont pas importantes, au moins jusqu’à ce que les photos du petit dernier disparaissent dans un crash.

Deuxièmement, il y a ceux qui le font font mal. Nous n’allons pas vous exposer les recommandations des plus intégristes, mais le minimum semble être une sauvegarde régulière et la présence d’une copie des données. Là aussi, investiguez autour de vous, en demandant de quand date la dernière sauvegarde. Vous devriez avoir des réponses qui ressemblent à « je ne sais pas, mais j’en ai une » ou à « il y a deux semaines/mois/années (biffez la mention inutile) ».

Les raisons sont simples : faire une sauvegarde n’est pas transparent, il faut brancher un disque, lancer un logiciel, attendre, etc. Et surtout y penser. Ensuite, demandez comment est effectuée ladite sauvegarde. Vous pourriez être étonné du nombre de personnes, en 2021, qui « sauvegardent » en déplaçant les photos (ou n’importe quel type de fichiers) sur une clé USB ou un disque dur externe en équilibre sur une table. Et nous ne parlons même pas de ceux qui restent attachés à des solutions antiques comme les disques optiques.

Une sauvegarde classique : un tas de DVD mal référencés sur un coin de table.

Dernier point, demandez ce qui est sauvé. Vous devriez retrouver les photos, éventuellement la musique, quelques documents et c’est à peu près tout. Les e-mails récupérés en POP3 ? Les données des programmes qui ne stockent pas dans un dossier visible ? Rien. Ces problématiques existaient en 2007, quand Apple a lancé Time Machine, et demeurent présentes en 2021, malheureusement.

Time Machine et Leopard, une révolution

Time Machine arrive en octobre 2007 avec Mac OS X Leopard (10.5). L’idée est simple : régler une bonne partie des soucis des sauvegardes. Premièrement, Time Machine se manifeste au branchement d’un périphérique externe. Deuxièmement, le système effectue une copie de toutes les données du disque dur. Troisièmement, la technologie travaille de façon (très) régulière avec une sauvegarde toutes les heures, en prévenant l’utilisateur s’il n’en a pas lancé une depuis quelques jours. Enfin, Time Machine est transparent à l’usage : vous n’avez rien à faire, le système s’occupe de tout, sans vous ennuyer avec des détails.

En 2008, Apple lance Time Capsule, un disque dur externe en réseau.

Dans le pire des cas, à l’époque, votre disque dur va gratter quelques minutes et c’est tout. La principale contrainte au départ va être de devoir brancher un appareil externe (et donc en posséder un), une limite levée en février 2008 avec les boîtiers Time Capsule : tant que le Mac est connecté au réseau, il sauvegarde.

Time Machine ne se réduit pas aux sauvegardes en cas de crash du disque dur ou de l’ordinateur complet, Apple a ajouté une jolie interface qui permet de remonter dans le temps (d’où le nom) pour retrouver d’anciennes versions de vos fichiers. Le système ne garde pas toutes les variantes, mais les limites sont raisonnables.

L’interface sous Big Sur, qui n’a pas tellement changé.

Time Machine peut aussi servir à passer d’un Mac à un autre facilement. Apple avait intégré un assistant de migration dans Mac OS X Tiger (10.4) pour déplacer les données entre deux appareils, mais Time Machine simplifie encore les choses. La solution d’Apple date de 2007, une éternité, mais demeure pourtant une des plus efficaces du marché, malgré ses contraintes. Si vous avez envie de rire, cherchez comment les utilisateurs de Windows 10 effectuent des sauvegardes…




[Mac] Test des AirTags : le traqueur pour ne perdre plus rien ni personne

Stéphane Moussie

Finie l’angoisse des clés égarées, fini le stress de la valise introuvable. Telle est la promesse d’Apple avec les AirTags, de petites balises qui s’appuient sur un réseau de localisation constitué de près d’un milliard d’appareils pour retrouver ses objets perdus.

L’échelle à laquelle opère Apple est sans commune mesure avec les balises des marques concurrentes. C’est ce qui rend les AirTags à la fois si prometteurs et si sensibles. L’application Localiser est-elle le service des objets trouvés du XXIe siècle ? Les AirTags ne risquent-ils pas d’être utilisés comme des mouchards ? Réponses à ces questions dans notre test des AirTags.

[Mac] «Fortnite» contre Apple : début d’un procès épique

https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/fortnite-contre-apple-debut-dun-proces-epique-20210503_O5EDCL2ZZJGJJNYU3M475FDKPY/


«Fortnite» contre Apple : début d’un procès épique

Le studio Epic Game, créateur du jeu vidéo à succès Fortnite, entre en procès ce lundi contre le géant Apple pour «pratiques anticoncurrentielles et monopolistiques». (Chris Delmas/AFP)

Le fabricant de l’iPhone est accusé par Epic Games, le studio qui est derrière le célèbre jeu vidéo «Fortnite», d’imposer des règles injustes aux éditeurs d’applications sur mobile. 

L’histoire des nouvelles technologies est marquée de grands procès emblématiques. Celui qui s’ouvre aujourd’hui à San Francisco restera-t-il dans les annales ? Lundi, Apple et Epic Games, le studio qui développe le jeu Fortnite, vont s’affronter pour la première fois devant un tribunal. Le procès doit durer trois semaines, mais pourrait continuer plus longtemps, si l’un des protagonistes décide de faire appel. Il faut dire que le sujet est majeur, et pas seulement pour Apple et Epic Games. Le studio, qui est à l’origine de la plainte, s’attaque au modèle économique de l’App Store, la boutique d’applications des iPhone. Et, derrière, les clauses imposées aux développeurs et développeuses du monde entier.

En effet, quand on veut proposer une application sur iPhone, il faut montrer patte blanche à Apple, que l’on soit une grosse entreprise ou une start-up de trois personnes. Le géant se réserve le droit d’autoriser, ou non, la publication d’un service. Surtout, il oblige les développeurs et développeuses à utiliser son outil de paiement, par exemple pour proposer un abonnement payant ou des achats au sein d’une application. Toute transaction est soumise à une commission, allant de 15 à 30%. Ce système est régulièrement dénoncé pour sa rigidité et son opacité. Mais jusqu’ici, peu d’entreprises avaient les moyens d’aller véritablement à l’affrontement contre Apple.

Système cadenassé

En toute logique, la bataille a débuté sur le terrain privilégié d’Epic Games : les jeux vidéo. En août 2020, l’entreprise a annoncé à Apple qu’elle rejetait les conditions de l’App Store. Puis elle a fait apparaître sur Fortnite une nouvelle option, permettant aux joueurs et joueuses d’acheter des V-bucks, la monnaie virtuelle du jeu, en passant par le site d’Epic Games, moyennant une réduction de 20%. Apple ne l’a pas entendu de cette oreille. Fortnite a aussitôt été banni de l’App Store. A ce jour, il est toujours impossible de télécharger le jeu sur iPhone ou iPad. En effet, sur iOS (le système d’exploitation mobile d’Apple), on ne peut pas télécharger une application sans passer par l’App Store. Ce n’est pas le cas, par exemple, sur Android, le système d’exploitation mobile de Google. Même si Fortnite a également été banni du Google Play Store, on peut toujours télécharger le jeu via d’autres boutiques en ligne. L’écosystème des iPhone est, lui, complètement cadenassé. Seul Apple en détient les clés.

Epic Games a donc porté plainte, accusant Apple de «pratiques anticoncurrentielles et monopolistiques». Il réclame le droit de proposer des microtransactions en exploitant son propre système de paiement, et de fournir son jeu sur iPhone en dehors de l’App Store. La société a aussi porté plainte, pour les mêmes motifs, en Australie, au Royaume-Uni, et auprès de la Commission européenne. Une autre procédure, cette fois-ci contre Google, est en cours.

Héraut des applications

Même si Epic Games est loin d’être une petite société en difficulté (sa valorisation est estimée à 29 milliards de dollars), elle se présente comme le héraut des applications victimes de la cupidité des grandes plateformes. Sa plainte s’est accompagnée d’une large campagne médiatique. L’entreprise a également lancé, en septembre, la Coalition for App Fairness, qui représente les intérêts de plusieurs sociétés concernant les conditions au sein du Google Play Store et de l’App Store. On y retrouve notamment Match Group (propriétaire de Tinder) et Spotify, qui a lui-même porté plainte contre Apple en 2019, mais aussi des start-up françaises, sous la bannière de l’association France Digitale.

De son côté, Apple affirme qu’il lui est nécessaire de vérifier la qualité et la sécurité des applications disponibles sur l’App Store, pour garantir la meilleure expérience possible aux utilisateurs et utilisatrices d’iPhone et iPad. Il est donc logique, selon le géant, d’être rémunéré pour ce service. Apple rejette par ailleurs les accusations de pratiques anticoncurrentielles, arguant que son système d’exploitation ne domine pas le marché mondial des smartphones (Android est le premier système d’exploitation mobile dans le monde) et que son système de commissions est le même que sur d’autres boutiques d’applications pour smartphones.

Les analystes s’accordent à dire qu’Epic Games a peu de chances de remporter cet affrontement judiciaire. Il s’agit tout de même d’une situation périlleuse pour Apple, qui n’a pas spécialement intérêt à ce qu’on ouvre un large débat sur ses pratiques commerciales Les applications sont un business juteux, estimé à plus de 10 milliards de dollars par an, et en forte expansion. Le procès devrait aborder des questions sensibles pour le géant, et l’industrie de la tech tout entière : comment définir un monopole en ligne, et Apple en bénéficie-t-il ? Le sujet est particulièrement d’actualité. Vendredi, la Commission européenne a officiellement soutenu Spotify dans son affrontement comme le fabricant des iPhone, l’accusant d’abus de position dominante en faveur de sa propre application de musique, Apple Music.


[Mac] Démontage : Apple a suivi une voie originale pour créer son AirTag | iGeneration


iFixit a procédé au démontage en règle d’un AirTag, le traqueur d’objets commercialisé par Apple depuis quelques jours. Et comme c’est un petit accessoire qui ne nécessite pas un gros travail de leur part, le site a décidé de le confronter à deux concurrents directs : le Mate de Tile et le SmartTag de Samsung.

L’occasion de constater à nouveau que la firme de Cupertino a de l’avance sur le reste de l’industrie quand il s’agit de faire de petits produits. L’AirTag est non seulement le plus petit traqueur des trois testés par le site, c’est aussi le plus dense. Il n’y a quasiment aucun espace inutile à l’intérieur, alors que les produits de Samsung et de Tile sont loin d’être aussi pleins, comme un passage aux rayons X le prouve bien.

De gauche à droite, le Mate de Tile, le SmartTag de Samsung, l’AirTag d’Apple et une pièce de 25 cents des États-Unis.

Malgré cette compacité, Apple a trouvé le moyen de garder une pile que l’utilisateur peut changer, une stratégie identique sur les trois produits comparés par iFixit. La pile bouton CR2032 est également utilisée par Samsung, mais Tile a opté pour un format toujours standard bien que plus petit. Comme on le devine sur l’analyse aux rayons X, la pile occupe presque toute la surface du traqueur d’Apple, même si le site confirme que l’on peut en effet le percer.

La procédure implique de la minutie pour ne pas tout casser et si tout est bien réalisé, on peut avoir un AirTag percé parfaitement fonctionnel. La clé est de viser non seulement sur la bordure extérieure, mais aussi d’éviter les antennes et autres composants placés à cet endroit par Apple. Cette animation d’iFixit pourra vous aider si vous voulez trouer votre traqueur, sachant que le site recommande un foret de 1/16, soit environ 1,6 mm.

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Si vous percez au mauvais endroit, vous pourriez détruire un AirTag.

La pile est plus facile d’accès sur les trois traqueurs que le reste de leurs composants. Seul Samsung fait un petit peu mieux, avec des vis qui maintiennent en place la carte mère, mais les deux autres ont tout collé. On a l’habitude avec Apple et d’après le site, les ergots et quelques points de colle ne sont pas trop difficiles à retirer pour accéder à l’intérieur. Autant que ce soit clair : cela annule la garantie et vous aurez toutes les chances de détruire l’appareil dans le processus.

L’AirTag a été conçu d’une façon entièrement différente, avec un haut-parleur en bonne et due forme à l’intérieur. L’espace central est un aimant et la structure plastique sert de membrane pour ce haut-parleur. Un choix qui peut surprendre quand on sait que le traqueur ne va pas émettre beaucoup plus que des bips, mais la qualité audio est bien meilleure que chez Samsung et Tile, où des haut-parleurs piézoélectriques ont été utilisés.

L’AirTag dans son ensemble est un haut-parleur, avec la carte-mère placée dans l’espace autour de l’aimant au centre.

Ce choix a contraint Apple à revoir l’agencement des composants électroniques. Là où les deux autres traqueurs peuvent exploiter une carte rectangulaire bien plus simple à produire et utiliser, l’AirTag repose sur une carte-mère ronde, percée pour laisser la place à l’aimant central qui diffuse le son. Tous les composants sont répartis de part et d’autre de ce disque.

D’un côté, on trouve ainsi un accéléromètre et gyroscope identique à celui que l’on retrouve dans de multiples produits Apple et qui permet à l’AirTag de déterminer s’il est statique ou en mouvement. De l’autre, tout le nécessaire est là pour que le traqueur puisse fonctionner : une puce Bluetooth et NFC, la puce U1 nécessaire à la géolocalisation précise avec les iPhone récents, un petit amplificateur audio, des gestionnaires de batterie…

Les deux côtés de la carte-mère de l’AirTag, avec tous ses composants.
Cette comparaison d’iFixit met bien en valeur à quel point la conception de l’AirTag est différente de celle de ses deux concurrents qui sont, eux, similaires. Apple s’est compliqué la vie avec un design à part, mais qui apporte un gain évident : la compacité.

Même si les trois produits proposent les mêmes fonctions de base, l’AirTag repose sur un design plus ambitieux et complexe. Le gain pour l’utilisateur est une plus grande compacité, sans contrepartie fonctionnelle, puisque le traqueur imaginé à Cupertino bénéficie toujours d’une pile remplaçable. Tile l’a prouvé avec d’autres produits à son catalogue, supprimer cette contrainte permet d’obtenir des traqueurs plus compacts encore, mais Apple n’a pas voulu faire ce compromis.

En revanche, il a bien fallu en faire un ailleurs et le compromis choisi par Apple est qu’un accessoire supplémentaire est indispensable pour accrocher un AirTag. Tant mieux pour les accessoiristes qui s’en donnent déjà à cœur joie dans ce domaine…




[Mac] mini-LED : tout ce qu’il faut savoir sur l’écran Liquid Retina XDR de l’iPad Pro 12,9″

Anthony Nelzin-Santos

À tant parler de la puce M1, on oublierait presque la nouveauté la plus visible de l’iPad Pro 12,9″, l’écran Liquid Retina XDR. Cet écran LCD avec technologie IPS, explique Apple, est rétroéclairé par un système de mini-LED avec 2 596 zones de gradation full array. Vous êtes persuadé que c’est très bien, mais vous ne savez pas pourquoi ? Suivez le guide pour comprendre l’écran Liquid Retina XDR et la technologie mini-LED.

Les mini-LED du système de rétroéclairage de l’écran Liquid Retina XDR. Image Apple.

LCD : la technologie de base

Le nouvel iPad Pro 12,9″, comme tous les iPad avant lui, possède un écran à cristaux liquides, ou LCD pour liquid crystal display. Cette technologie a bien progressé depuis sa conception dans les années 1960, mais son principe n’a pas fondamentalement changé. Une couche de « cristaux liquides » est placée entre deux électrodes transparentes. Deux filtres polarisants, orientés l’un perpendiculairement à l’autre, complètent ce sandwich.

Sans les cristaux liquides, la lumière qui passerait à travers le premier filtre polarisant serait bloquée par le deuxième. En appliquant une tension aux électrodes, les cristaux liquides changent d’orientation et affectent la polarisation, laissant ainsi passer la lumière. Appliquez ce principe à l’échelle microscopique de millions de petites cellules, et vous obtenez un écran monochrome.

Les couches d’un écran LCD TN. Image Ed g2s (CC BY-SA 3.0).

La couleur provient d’une grille noire dont les trous sont remplis par de petites bandes rouges, vertes, et bleues. La finesse de la grille détermine la résolution de l’écran. Les différentes manières de formuler les cristaux liquides, de concevoir les électrodes et les filtres polarisants, de fabriquer la trame colorée, et d’arranger tout cela, donnent les différentes technologies LCD.

Les écrans LCD TN se distinguaient par leur contraste et leur réactivité, mais ils ont été supplantés par les écrans LCD IPS aux angles de vision élargis. Tous ces écrans ont besoin d’une source de lumière, placée à l’arrière de la dalle, et traversant toutes les couches. Ce rétroéclairage était autrefois assuré par des tubes à cathode froide, aujourd’hui par des diodes électroluminescentes.

OLED : la technologie du futur du passé

Les écrans à cristaux liquides ont prouvé leur efficacité, mais aussi leurs défauts. Le rétroéclairage n’est jamais parfaitement uniforme, et les noirs jamais parfaitement noirs, puisque la lumière est diffusée par des filtres. Les écrans à diodes électroluminescentes organiques, plus communément appelées OLED, sont souvent présentés comme la solution à tous les problèmes. Comme leur nom l’indique, les diodes électroluminescentes produisent leur propre lumière.

C’est une source autoémissive : l’affichage est l’éclairage, l’éclairage est l’affichage. La lumière est plus homogène, les couleurs sont plus fidèles, les angles de vision sont plus larges, l’écran est plus fin. Sans filtres polarisants pour atténuer la luminosité, l’écran peut être plus éclatant, ou moins énergivore. Comme on peut éteindre les diodes individuellement, les noirs sont vraiment noirs. Cumulez les deux aspects, et vous obtenez un contraste presque infini.

Des prototypes de panneaux OLED. Image STRONGlk7 (CC BY-SA 3.0).

Voilà pourquoi Apple l’utilise dans l’Apple Watch, où elle permet de préserver la petite batterie, et dans les iPhone récents, où elle permet de fondre le système Face ID dans l’écran. Dans les deux cas, elle facilite la réduction de la taille des bordures, puisqu’il est plus facile de replier un écran OLED contre les bords qu’un écran à cristaux liquides.

Pourtant, la technologie OLED n’est pas une solution miracle. Les diodes utilisent des matériaux organiques qui sont très sensibles à l’humidité, et se dégradent après quelques dizaines de milliers d’heures de fonctionnement, mais pas de manière uniforme, les bleus s’affadissant avant les autres couleurs. L’accélération de la fréquence de rafraichissement des grands écrans reste un défi, comme l’augmentation de la luminosité, et le contraste infini n’est pas toujours confortable.

mini-LED : une technologie de transition

La technologie mini-LED peut être comprise comme une manière de rapprocher les écrans à cristaux liquides des écrans OLED. L’écran Liquid Retina XDR du nouvel iPad Pro 12,9″ reste un écran à cristaux liquides, mais son rétroéclairage est assuré par une couche de milliers de minuscules diodes électroluminescentes, les fameuses mini-LED. Dire que le système de rétroéclairage de l’écran Liquid Retina du précédent iPad Pro Pro 12,9″ comportait seulement 72 diodes !

Les mini-LED mesurent moins d’un demi-millimètre : chaque centimètre carré de l’écran du nouvel iPad Pro 12,9″ est illuminé par une petite vingtaine de diodes. L’écran est divisé en 2 596 zones de quatre diodes, qui peuvent être contrôlées indépendamment les unes des autres. Il faut reproduire du noir ? Une zone peut être entièrement éteinte. Il faut reproduire du blanc ? Les diodes peuvent pousser jusqu’à 1 000 nits en plein écran, voire 1 600 pendant de brefs instants pour atteindre une gamme dynamique extrême qui justifie le suffixe XDR.

Le contraste atteint ainsi 1 000 000:1, un chiffre normalement réservé aux écrans OLED. Sans être aussi précis qu’un contrôle au pixel près et malgré la présence d’un diffuseur, ce local dimming à l’échelle du millimètre devrait permettre de contrôler le blooming, cet effet de halo autour des éléments clairs sur fond sombre. Vous l’aurez compris : cette technologie conserve les avantages des écrans à cristaux liquides, tout en s’approchant des caractéristiques des écrans OLED.

Des mini-LED sur le pouce d’ingénieurs de Samsung, et les contrôleurs d’écran adaptés au bout des pinces. Image Samsung.

Cela explique qu’elle soit particulièrement appréciée des fabricants de téléviseurs, qui veulent augmenter la qualité de la reproduction sans augmenter le prix, principal écueil des dalles OLED. Samsung, qui n’a jamais été un grand promoteur des écrans OLED dans les téléviseurs, généralise les écrans mini-LED dans son cœur de gamme sous le nom de Neo QLED. Même LG, le principal fournisseur de dalles OLED de l’industrie, s’y intéresse de près.

micro-LED : la technologie du futur

Si 2021 s’annonce comme l’année des écrans mini-LED, les fabricants parlent déjà des écrans microLED. Ne vous méprenez pas : malgré son nom très similaire, il s’agit d’une technologie radicalement différente. Disons que les écrans microLED appliquent le principe des écrans OLED aux diodes électroluminescentes inorganiques. Des diodes microscopiques constituées de nitrure de gallium, dont les caractéristiques sont figées à haute température, forment la matrice de l’écran.

Cette source autoémissive dure dans le temps, résiste aux variations de température et d’humidité, réagit à l’échelle de la microseconde, et pourrait atteindre 100 000 nits à terme. La technologie micro-LED reprend tous les avantages de la technologie OLED, jusqu’à la transparence et la flexibilité, sans ses inconvénients. Sony et Samsung ont commercialisé de premiers écrans micro-LED, mais cette technologie est encore balbutiante.

Les processus industriels doivent encore être développés, les diodes peuvent encore être miniaturisées, et la consommation électrique n’est pas encore optimale. Reste que la technologie microLED répondra parfaitement aux besoins du futur de l’informatique vestimentaire et de la réalité augmentée. En attendant, la technologie mini-LED fera parfaitement l’affaire dans nos smartphones et nos tablettes.




[Mac] iOS 14.5 : l’argument fallacieux de Facebook pour vous inciter à autoriser le pistage publicitaire

Si vous êtes passé à iOS 14.5 et que vous n’avez pas encore vu la demande d’autorisation de suivi publicitaire de la part de l’application Facebook ou Instagram, c’est normal. Le réseau social a indiqué à CNET qu’il déployait la nouvelle notification obligatoire de manière progressive. Son déploiement, qui a déjà commencé (on ne sait pas combien d’utilisateurs ont déjà reçu la demande), va prendre « quelques semaines » pour être complet.

Facebook ferait mieux de se dépêcher, en théorie l’encadrement du suivi publicitaire (App Tracking Transparency) est entré en vigueur depuis le 26 avril, mais peut-être qu’Apple autorise un petit sursis.

Comme il en a le droit, le réseau social précède la nouvelle boite de dialogue d’un message qui vise à expliquer le pourquoi du pistage et surtout à convaincre les utilisateurs de l’autoriser. Par rapport à la première version du message qui avait été présentée cet hiver, le message finalement déployé comporte un ajout, et pas des moindres : le pistage est important pour que Facebook et Instagram « restent gratuits », est-il écrit.

L’argument est cocasse quand on sait que depuis des années Facebook se bat contre une vieille rumeur qui voudrait que la plateforme devienne payante. « Il y aura toujours une version de Facebook qui sera gratuite », avait par exemple certifié Mark Zuckerberg en 2018 devant les sénateurs américains.

La nouvelle mesure de confidentialité d’Apple peut-elle vraiment conduire Facebook et Instagram à devenir payants ? Lors de la présentation des résultats financiers du premier trimestre1, le groupe a bien évoqué « des vents contraires sur le secteur de la publicité ciblée en 2021, notamment avec la sortie d’iOS 14.5 ». Néanmoins, l’effet de cette mesure est considéré par Facebook comme « maîtrisable » sur son propre business.

« L’objectif est de maintenir et même d’améliorer à long terme les performances des publicités avec moins de data », a expliqué le directeur financier Dave Wehner. Au deuxième trimestre, le réseau social s’attend à ce que la croissance de ses revenus reste stable ou augmente légèrement par rapport à la même période il y un an (qui avait été marqué par le début de la pandémie). La croissance pourrait toutefois en prendre un coup au second semestre.

Si les mesures de confidentialité prises par Apple représentent sans conteste « des défis » pour Facebook, aucune version payante pour le grand public n’est à l’ordre du jour. Les dernières déclarations des dirigeants prouvent au contraire que le réseau social veut continuer à se financer grâce à la publicité ciblée.


  1. Chiffre d’affaires de 26,2 milliards de dollars (+ 48 %) et bénéfices nets doublés à 9,5 milliards.  ↩︎




[Mac] Tout ce qu’il faut savoir sur l’iPad Pro M1

Mickaël Bazoge

Si les rumeurs s’accordaient sur au moins une chose pour ce keynote « Spring Loaded », c’est qu’on allait avoir droit à de nouveaux iPad Pro ! Et ça n’a pas manqué avec un cru 2021 qui vaut le détour.

Avant de relever les différences entre les générations 2020 et 2021 de l’iPad Pro, on peut déjà en noter les similarités ! Le design n’évolue quasiment pas, exception faite du modèle de 12,9 pouces un poil (0,5 mm) plus épais à cause de son écran mini-LED. Contrairement à la rumeur de dernière minute annonçant un bleu, Apple a conservé les deux teintes tristouilles « pro » argent et gris sidéral.

Il n’y a logiquement pas de changements non plus du côté des définitions et résolutions des unes et des autres, et Apple a fait le choix de ne pas bousculer le bloc photo au dos. Durant le keynote et dans sa communication, le constructeur a particulièrement mis l’accent sur le lidar pour les expériences de réalité augmentée, mais les usages demeurent encore de niche à l’heure actuelle.

Une puce parée pour le futur

Cela étant dit, il y a bien plus de différences entre la cuvée 2020 et 2021 qu’il n’y en avait eu entre le cru 2018 et 2020. La plus notable c’est la transplantation du moteur : exit les puces Ax, bonjour la puce du Mac ! La M1 des MacBook Air, MacBook Pro, Mac mini (et désormais iMac) fait son apparition sous le capot de l’iPad Pro, contribuant ainsi à combler un peu plus le fossé entre les types d’ordinateurs d’Apple.

Pas de concession, la puce M1 de l’iPad Pro est véritablement celle des Mac haut de gamme : son processeur compte 8 cœurs (4 rapides, 4 performants), un GPU à 8 cœurs, un moteur neuronal de 16 cœurs et de la mémoire vive unifiée de 8 Go (et même 16 Go sur les versions 1 et 2 To). Comme s’en amuse Tim Cook dans la vidéo ci-dessus, Apple s’est tout simplement « contentée » si on peut dire de prendre la puce M1 du Mac pour la mettre dans un iPad.

Cela signifie que les performances seront au rendez-vous, qu’il s’agisse de la vélocité ou de l’autonomie : c’est prometteur, même s’il faut bien dire que dans ce domaine, les puces A12X et A12Z des iPad Pro 2018 et 2020 sont toujours largement au niveau ! Pour rigoler, Apple a comparé ces performances avec le tout premier iPad de 2010, elles sont 75 fois (!) plus importantes pour le CPU et 1 500 fois plus importantes (!!) pour le GPU.

Plus sérieusement, le processeur du M1 promet un gain de 50% des performances par rapport à l’A12Z. Et de 40% pour le circuit graphique.

Puisque l’iPad Pro n’est plus qu’un Mac comme un autre, la tablette ajoute à son port USB-C (USB 3.1 gen.2) la compatibilité Thunderbolt 3. Par conséquent, les débits sont quadruplés par rapport au port USB-C des précédents modèles : jusqu’à 40 Gb/s en Thunderbolt 3 (contre 10 Gb/s pour l’USB 3.1 gen. 2) ! Cela permettra d’utiliser la tablette avec un Pro Display XDR en 6K plein pot (en espérant qu’Apple améliore franchement la prise en charge des écrans externes), un stockage externe T3 et autres stations d’accueil.

L’ouverture vers les périphériques Thunderbolt ouvre tout un champ des possibles pour l’iPad Pro. Mais là aussi, Apple doit faire le boulot côté logiciel pour couper définitivement le cordon entre iPadOS et iOS : l’iPad n’est pas un iPhone et il mérite un système d’exploitation aussi souple et puissant que macOS, corneguidouille ‼️

Ce nouvel iPad Pro poursuit aussi sur la lancée de l’iPhone 12 avec le support de la 5G. En France et en Europe, il faudra se contenter des réseaux 3,5 GHz, tandis qu’aux États-Unis ils auront droit en bonus à la 5G millimétrique (mmWave, 26 GHz), encore plus rapide mais à la portée réduite. Autant sur un smartphone, appareil mobile par excellente, cette 5G ultra-rapide parait superflue, autant sur une tablette disons plus sédentaire, elle a plus de sens… pour peu qu’on travaille pile sous la bonne fréquence.

Plein soleil sur l’écran

L’iPad Pro de 12,9 pouces inaugure une nouvelle technologie d’écran tout droit inspirée du Pro Display XDR, dont il reprend d’ailleurs l’acronyme (Liquid Retina XDR pour « gamme dynamique extrême »). Le principe est similaire : plus de 10 000 mini-LED alimentent 2 596 zones de gradation dont la luminosité s’ajuste en fonction du contenu (contre 576 zones « seulement » sur le moniteur Pro d’Apple).

L’écran de la grande tablette assure ainsi un contraste de 1 000 000:1, une luminosité de 1 000 nits (600 nits sur l’iPad Pro 11 pouces) et une luminosité de pointe de 1 600 nits. Les photographes, les créateurs de contenus vidéo et plus largement tous les cinéphiles apprécieront certainement — les vidéos en HDR devraient ainsi en profiter. Il faudra cependant surveiller la pression sur la batterie, bien qu’Apple promette 10 heures d’autonomie en web (Wi-Fi) pour les deux modèles.

Ces caractéristiques techniques mettent l’écran de l’iPad Pro 12,9 pouces au même niveau que celui du Pro Display XDR qui propose les mêmes contraste, luminosité et pic de luminosité. Pour info, la dalle OLED de l’iPhone 12 Pro oscille entre 800 et 1 200 en fonction des besoins.

Pas nécessairement plus anecdotique alors que le télétravail s’est imposé partout sur la planète et que des mesures de confinement sont toujours en cours, la caméra à l’avant des deux nouvelles tablettes s’améliore : on troque un capteur 7 mégapixels pour un ultra grand-angle de 12 mégapixels avec une fonction Cadre centré, qui suit les mouvements de l’utilisateur.

Gamme 2020 vs gamme 2021

iPad Pro 11” 2020 iPad Pro 11” 2021
Écran 11 pouces Liquid Retina 11 pouces Liquid Retina
Définition 2 388 x 1 668
264 ppp
2 388 x 1 668
264 ppp
Poids (Wi-Fi) 471 g 466 g
Dimensions 247,6 x 178,5 x 5,9 mm 247,6 x 178,5 x 5,9 mm
Puce A12Z
8 cœurs (4+4)
Neural Engine
Coprocesseur M12
Apple M1
CPU 8 cœurs (4+4) GPU 8 cœurs
Neural Engine 16 cœurs
Stockage 128 Go, 256 Go, 512 Go, 1 To 128 Go, 256 Go, 512 Go, 1 To, 2 To
Mémoire vive 6 Go 8 Go de mémoire unifiée 16 Go pour les modèles 1 et 2 To
Connectivité Wi-Fi 6, Bluetooth 5.0, 4G Wi-Fi 6, Bluetooth 5.0, 5G
+ 5G millimétrique aux US
Bloc photo Grand angle 12 mpx ƒ/1.8
Ultra grand-angle 10 mpx ƒ/2.5 125°
Lidar
Grand angle 12 mpx ƒ/1.8
Ultra grand-angle 10 mpx ƒ/2.5 125°
Lidar
TrueDepth Grand-angle 7 mpx Ultra grand-angle 12 mpx 122°
Ports USB 3.1 gen. 2
Smart Connector
Thunderbolt/USB 4
Smart Connector
iPad Pro 12,9” 2020 iPad Pro 12,9” 2021
Écran 12,9 pouces Liquid Retina 12,9 pouces Liquid Retina XDR
Définition 2 732 x 2 048
264 ppp
2 732 x 2 048
264 ppp
2 596 zones de gradation
Contraste 1 000 000:1
Poids (Wi-Fi) 641 g 682 g
Dimensions 280,6 x 214,9 x 5,9 mm 280,6 x 214,9 x 6,4 mm
Puce A12Z
8 cœurs (4+4)
Neural Engine
Coprocesseur M12
Apple M1
CPU 8 cœurs (4+4)
GPU 8 cœurs
Neural Engine 16 cœurs
Stockage 128 Go, 256 Go, 512 Go, 1 To 128 Go, 256 Go, 512 Go, 1 To, 2 To
Mémoire vive 6 Go 8 Go de mémoire unifiée, 16 Go pour les modèles 1 et 2 To
Connectivité Wi-Fi 6, Bluetooth 5.0, 4G Wi-Fi 6, Bluetooth 5.0, 5G
+5G millimétrique aux US
Bloc photo Grand angle 12 mpx ƒ/1.8
Ultra grand-angle 10 mpx ƒ/2.5 125°
Lidar
Grand angle 12 mpx ƒ/1.8
Ultra grand-angle 10 mpx ƒ/2.5 125°
Lidar
TrueDepth Grand-angle 7 mpx Ultra grand-angle 12 mpx 122°
Ports USB 3.1 gen. 2
Smart Connector
Thunderbolt/USB 4
Smart Connector

Question de prix

Si l’iPad Pro vous fait de l’œil, rassurez-vous, c’est bien normal : sur le papier, Apple a su faire évoluer ses tablettes dans le bon sens après trois ans de quasi-stagnation. L’apport de la puce M1, de la 5G, du Thunderbolt et des mini-LED sur le grand modèle sont extrêmement prometteurs. Reste maintenant à exploser le PEL prévenir le banquier qu’un gros achat est en vue !

Les prix pratiqués par Apple sont similaires d’une génération à l’autre pour le modèle de 11 pouces, exception faite, bizarrement, du modèle de 1 To : il est significativement plus cher (+220 €) en Wi-Fi comme en cellulaire. Apple ne dira jamais pourquoi, mais on peut raisonnablement penser que c’est la conséquence du passage à 16 Go de mémoire vive.

Quant aux étiquettes de l’iPad Pro 12,9 pouces, elles s’envolent de 100 € pour les trois premiers espaces de stockage, et carrément de 320 € pour la mouture d’1 To. Les nouveautés se paient plus cher sur le grand modèle qui, il est vrai, embarque un écran qui en impose.

iPad Pro 11” 2020 iPad Pro 11” 2021 iPad Pro 12,9” 2020 iPad Pro 12,9 ” 2021
Wi-Fi
128 Go 899 € 899 € 1 119 € 1 219 €
256 Go 1 009 € 1 009 € 1 229 € 1 329 €
512 Go 1 229 € 1 229 € 1 449 € 1 549 €
1 To 1 449 € 1 669 € 1 669 € 1 989 €
2 To 2 109 € 2 429 €
Cellulaire
128 Go 1 069 € 1 069 € 1 289 € 1 389 €
256 Go 1 179 € 1 179 € 1 399 € 1 499 €
512 Go 1 399 € 1 399 € 1 619 € 1 719 €
1 To 1 619 € 1 839 € 1 839 € 2 159 €
2 To 2 279 € 2 599 €

Les nouveaux iPad Pro pourront être commandés à partir du 30 avril. Les livraisons et la commercialisation à proprement parler débuteront après la mi-mai.




[Mac] Toutes les vidéos du keynote Apple « Spring Loaded »